‹ La BhagavadgìtaChapitre 31 sur 54 · LA VISION DE L'ÊTRE INNOMBRABLE · texte numérisé non relu

LA VISION DE L'ÊTRE INNOMBRABLE

ARJUNA dit :

1. Le suprême mystère que pour mon bien tu m'as communiqué, la doctrine de l'âtman, a banni de moi toute erreur.

2. De ta bouche, ô héros aux yeux de lotus, j'ai appris en détail l'origine et la fin des êtres et ta grandeur impérissable.

3. Il en est comme tu l'as dit en t'afïïrmant toimême le dieu souverain. Je désire, ô suprême Purusha, te voir dans ta forme divine.

4. Situ estimes, ô maître, que je la puisse contempler, ô dieu du yoga, montre-toi à moi comme l'Impérissable.

BHAGAVAT dit :

5. Vois, ô fils de Prithâ, par centaines, par milliers, mes formes divines, infiniment diverses, infiniment variées de couleur et d'aspect.

6. Vois les Adityas, les Vasus, les Rudras et les Açvins et les Maruts; vois, ô Bhârata, d'innombra-

bles merveilles que jamais jusqu'ici nul n'a aperçues.

7. Vois ici dans mon seul corps, ô Gudâkeça, tout l'univers, tous les êtres vivants ou inanimés et quelque objet enfin que tu souhaites contempler.

8. Mais tu ne peux me voir avec tes seuls yeux d'homme; je te confère la vue divine; contemple

ma puissance souveraine.

SANJAYA dit :

9. A ces mots, Hari, le grand maître du yoga, découvrit, ô roi, au fils de Prithâ sa forme de souverain Seigneur,

10. Pourvu de bouches et d'yeux sans nombre, vision de merveilles sans fin, orné de joyaux divins innombrables, brandissant mille armes divines,

11. Paré de guirlandes et de vêtements divins, oint de parfums célestes, c'est, fait de tous les prodiges, le dieu infini se manifestant en toutes choses.

12. Si l'éclat de mille soleils surgissait tout d'un coup dans le ciel, ce serait quelque chose comme l'éclat que tépand le grand Être. '

13. Tout cet univers fait de tant de parties, le Pândava le vit ramassé là dans le corps du dieu des dieux.

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