‹ La Bible à MadagascarChapitre 7 sur 22 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

chrétiens malgaches en accueillant ces publications : ce mot est celui d'enthousiasme.

Oui, c'est avec enthousiasme que le premier chapiire de Luc d'abord, puis l'Evangile de ce nom, le Nouveau Testament ensuite et enfin l'Ancien Testament furent accueillis par les premiers chrétiens malgaches. Jugez-en du reste.

En 1839, le Nouveau Testament, à peine sorti de presse, se trouve dans toutes les mains. On va se faire exliquer certains passages par les missionnaires. Ceux-ci sont étonnés que la Parole de Dieu trouve un tel écho. Les Malgaches comprennent fort bien ei très vite les passages qui concernent la sorcellerie et l’idolâtrie. À propos de celui-ci : « Vous observez les jours, les mois, les temps et les années » (Galates IV, 10), un jeune homme fait cette remarque : « Voilà qui condamne « les gens qui tuent leurs enfants parce que le jour de « leur naissance est réputé mauvais (c'est-à-dire mau- « dit) et ceux qui s’abstiennent de faire quelque « chose aux temps dits néfastes (maudits). »

Quand, en 1855, la Bible complète put être remise aux Malgaches, l'édition entière fut enlevée, à l’exception de 70 exemplaires gardés comme réserve, et cela, alors que déjà la persécution commençait, que la reine ordonnait à ceux qui possédaient les Livres Saints de les lui livrer et que tout Malgache savait qu'acheter la Bible, la conserver, la lire, c'était la confiscation de ses biens, la prison, l'exil, l'esclavage ou même la mort. es ESS

Missionnaire‘en' filanjana

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