‹ La Bible au seizième siècleChapitre 16 sur 71 · I. De Doctr. chr., III · texte numérisé non relu

I. De Doctr. chr., III

. 2. Formutarum intelligentiae spirUalis liber, Bàle, 1^30, in-4'.

nos théologiens copient, en les défigurant par de nouvelles fautes de quantité, les quatre vers, déjà peu latins, que chacun sait par cœur :

Liitera gesta docet, quid a^edas allegoria, MoraliSy quid agas, quo iendas anagogia.

Bède, tous nos dictionnaires, Pierre Riga dans le prologue en prose de son Aurore, Alexandre de Haies, qui nous montre le sens de la Bible semblable à la Trinité, trinu^ in uno, saint Thomas d'Aquin et toute l'école, suivent et copient le premier qui a prononcé le nom d'un quadruple sens. Hugues de Saint- Victor, au contraire, exclut l'anagogie et fait de l'histoire le fondement du triple sens, tandis que le dictionnaire théologique attribué à Geoffroy le Breton (quatorzième siècle *) appelle les quatre intelligences m les quatre filles de notre mère, la sagesse». Lorsque Nicolas de Lire, le franciscain qui fut enterré à côté d'Alexandre de Haies dans la grande église des Cordeliers de Paris, osa, dans les remarquables préfaces de sa Pastille, déclarer ceci : « L'explication mystique, qui s'écarte du sens de la lettre, doit être estimée indécente et déplacée {inepta)... Ce n'est que du seul sens de la lettre, et non du sens mystique, que l'on peut tirer une preuve dans la discussion » ; lorsqu'il osa conseiller de revenir (T au texte hébreu, comme à l'original », la réaction se souleva contre lui. Ses commentaires, si supérieurs à ceux de ses contemporains, n'ont guère été copiés qu'en la compagnie des additions de l'évêque de Burgos, qui se demande si le postillateur a eu raison de préférer le sens

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