‹ La Bible au seizième siècleChapitre 28 sur 71 · Vol. III, p. 1016 etsuiv · texte numérisé non relu

Vol. III, p. 1016 etsuiv

4. Page 1026 : Ecclesiastes.... ipsos adeat fontes, atque ex iis, quae praecedunt, quaeque sequuntur, germanum Scripturae sensum rimetur.

5. Page 1029 : Sensus Eistoricus sive Grammaticus... Page 1034 : Grammaticum (sensum) sive litteralem, aut si mavis Bistoricum.

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l'Écriture « arbitraire et plus humaine que divine », mais il craint également une intelligence sèche, froide et étroite du sens de la lettre ; c'est pourquoi il s'efforce de tracer les règles de l'allégorie, ou, comme il dit, du sens mystique de l'Écriture, Dans ces conseils aux prédicateurs, qui respirent la sagesse et la prudence d'un esprit délicat et d'une expérience consommée, ne sent-on pas une lassitude, une recherche du juste milieu, une défiance des partis extrêmes, qui sont en effet les caractères d'Érasme vieiUi? Dominé, comme tout ce qui l'entoure, par l'exemple des Pères, Érasme demande «que les preuves tirées de l'Écriture soient surtout empruntées aux Livres dont l'autorité n'a jamais été contestée ni chez les Hébreux, ni chez les Grecs et les Latins, tels que les quatre Évangiles, les Actes des apôtres, toutes les Épîtres de Paul, excepté celle qui est intitulée Épître aux Hébreux, la première de Pierre et la première de Jean. Ce n'est pas, ajoute-t-il, que j'enlève toute autorité aux autres Livres, mais l'autorité de ceux-ci est plus grande \ y> Il n'est rien de mieux fait pour nous montrer combien ce qu'Érasme appelait encore parfois, d'un mot barbare, la tropologie, diffère peu de ce que nous considérons universellement comme la seule et véritable application d'un passage, que le beau Commentaire du psaume /qu'Érasme écrivait en 1515, et qui serre de près la pensée du psalmiste en la ramenant constamment à Tesprit du lecteur^. Dans les Commentaires sur les psaumes suivants, écrits après la Paraphrase du Nouveau Testament [1524 (?)-1536], l'auteur, on peut le dire, se débat contre le sens de l'allégorie qui le domine si bien^ que souvent son

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