Page 132 :... et impuris summulariorum lacunis
5. Page 133 : Neque vero pugilçm instituim/as, sed Theologum, et eum Theologum, qui, quod profitetur^ malit exprimere vita quant syllogismis.
rechercher les auteurs qui ont approché le plus près des sources ^.. Notre temps a des pharisiens, des rabbins, des hypocrites, il a des phylactères que les sottes gens vont adorer. Prions le Christ de corriger nos pharisiens ou de les chasser loin de son troupeau ». Déjà en 1515, dans son Explication du psaume I, Érasme prononçait ce mot, qui est la devise de la théologie nouvelle : « Il faut revenir sans cesse aux sources si Ton veut être théologien, infontibus versetur oportet, qui velit esse vere Theologus *. »
Dans son livre sur la prédication, YEcclesiastes, composé à la fin de sa vie, en 1535^ Érasme, reprenant une idée déjà indiquée dans sa Méthode de théologie, développe sa pensée sur l'allégorie, pensée assez obscure et qui trahit toute l'incertitude de son esprit. Érasme veut « que le prédicateur aille aux sources elles-mêmes, qu'il s'applique à tirer de ce qui précède et de ce qui suit le sens naturel de l'Écriture*», ce sens «historique ou grammatical», comme il l'appelle ^ ; mais, préoccupé, comme il est naturel, de l'application que l'orateur chrétien doit faire de son texte aux besoins de l'auditeur, il cherche les règles de ce «sens spirituel», sous le nom duquel il ne comprend pas autre chose que la plus légitime et la plus saine application de la Bible. Il ne veut pas que l'allégorie rende
1 . At si quis magie cupit instructus esse ad pietaiem, quam ad dispw tationem, statim ac potissimum versetur in his scripioribus, qui proxime biberunû de fontibus (p. 134).