Ibidem, p. 12i
son prix d'estimation est de 12 livres en 1311 (environ 180 fr.), et de 16 livres (environ 290 fr.) à la fin du treizième siècle \ En 1389^ à Saint- Victor, « une bonne Bible y> est estimée 32 fr. ^, c'est-à-dire environ 256 fr. d'aujourd'hui. Les prix, en effet, s'élevaient naturellement avec la beauté de l'exemplaire. Certaines Bibles « trèsbien ornées » montaient à des prix bien supérieurs à ceux que nous avons mentionnés. Souvent, et dès les temps les plus anciens, ces grandes Bibles étaient appelées Bibliothèques, et ce nom avait donné lieu au jeu de mots que nous a conservé Th. Wright ^ : Bibliotheca mea serval meam Bibliothecam. A la fin du treizième siècle, à Notre-Dame, «une Bibliothèque bonne et très -belle» était appréciée 30 livres parisis et plus *, soit 480 fr. et au-dessus. En général, nous ne pouvons nous défendre de croire que les prix marqués dans les registres des couvents et des écoles ont été souvent, comme sont d'ordinaire les prix d'inventaire, ftiférieurs à la valeur vénale des livres. Néanmoins, nous rencontrons, dans ces registres mêmes, des prix fort élevés. En 1415, on évalue à 86 livres parisis (soit 860 fr.) une charmante Bible latine, ornée de miniatures, et un volume des concordances de la Bible, légués par un savant professeur, devenu évêque de Senlis, Pierre Plaru \ Quant aux Bibles françaises, leur prix était beaucoup plus considérable. En 1336,