‹ La Bible au seizième siècleChapitre 7 sur 71 · Bihl. de tÉcole des Chartes, 1872, p · texte numérisé non relu

Bihl. de tÉcole des Chartes, 1872, p

arts, et lui donner en échange la Bible, quatre volumes de saint Augustin, et le Catholicon \

Les étudiants de Paris étaient particulièrement favorisés. L'Université de Paris avait réglé, en 1303, le prix des livres qu'ils louaient aux libraires, et l'on ne pouvait leur demander, pour le texte de la Bible, plus de cinq sous * (4 fr. 50 c). Mais le prêt gratuit était largement pratiqué dans les couvents. Le Concile de Paris, en 1212, avait rappelé aux religieux que le prêt est une œuvre de miséricorde, et que les moines devaient prêter les livres, mm indemnitate domus, aux pauvres écoliers^. La règle des auguslins, en particulier, contenait à cet égard des dispositions fort libérales, et le couvent de Saint- Victor, qui appartenait à cet ordre, avait reçu en don et en legs, ainsi que la Sorbonne et Notre-Dame, de plusieurs personnages, à l'intention « des pauvres clercs, étudiants en théologie y>, des Bibles, dont l'une en particuher * portait sur la garde les mots : Nota pauperibus. Des livres étaient même, en 1409, prêtés aux prisonniers détenus dans les prisons du chapitre de Notre-Dame ^ Quant aux écoliers eux-mêmes, la règle des dominicains, au chapitre De studentibus, ordonnait que chaque province fût tenue de pourvoir les frères envoyés à l'Université « de trois livres au moins, savoir : la Bible, les Histoires écolâtres et les Sentences ^ »

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