‹ La Bible au seizième siècleChapitre 9 sur 71 · Delisle, ouvrage cité, II, p · texte numérisé non relu

Delisle, ouvrage cité, II, p

2. Revue de théologie, janTÎer 1857. Strassburger Beitraege, VI, léna,

3. Mertzdorf, Die deuUehen Historienbibeln des Mittelalters, Tubingue 1870, 2 YOl.

et qui contient des étymologies enfantines, ou des applications insignifiantes au service de la Messe. Le fait que ce livre ait pu tenir la place de la Bible, nous fait toucher du doigt cette vérité, que le moyen âge se faisait de TÉcriture sainte une tout autre idée que celle qui peu à peu, sous l'influence du protestantisme, s'est substituée aux anciennes conceptions. C'est ainsi que le texte biblique ne se séparait point des Prologues de saint Jérôme, qui en étaient partie intégrante. Luther lui-même, dont la manière de comprendre la Bible est encore, à beaucoup d'égards, celle de son temps, n'a fait qu'user de la liberté du moyen âge en plaçant dans le texte divin ses préfaces, substituées aux Prologues du traducteur de la Vulgate.

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