‹ La Bible dans l'IndeChapitre 16 sur 77 · L*1NDE EN FACE DES TEMPS ANCIENS · texte numérisé non relu

L*1NDE EN FACE DES TEMPS ANCIENS

grès de plus, et, remplaçant Tesclave par le citoyen, fonde le gouvernement de la nation par la nation.

C'est de là qu'est né l'esprit moderne.

Ainsi, ces premières émigrations indoues par le sud, après avoir subi longtemps Tinfluence de la révélation et du prêtre, étaient parvenues peu à peu à les renverser et à entrevoir le progrès par l'indépendance et la raison.

Pourquoi faut-il que le second courant d'émigration par l'Himalaya et les plateaux du nord, qui amena en Europe les tribus Scandinaves, germaniques et slaves, sans doute arrêté par l'aridité de la terre et les rigueurs d'un climat nouveau, n'ait pu arriver aussi rapidement à la civilisation que les nations du midi, et se soit un beau jour précipité sur elles pour les détruire?

Sauvages enfants des forêts, adorateurs d'Odin et de Skanda, ces peuples avaient gardé le souvenir légendaire de leur origine ; leurs chants et leurs poésies, pleins des traditions orientales, leur disaient qu'ils retrouveraient leurcie) sans nuages et leur berceau; et, à la recherche d'Asgard, la ville du soleil, ils rencontrèrent... Rome, et le monde ancien disparut.

. Et le monde nouveau sommeilla pendant plus de quinze siècles sous une domination ni moins sacerdotale ni moins tyrannique que celle de l'antiquité, avant de retrouver les grands souvenirs, les grandes vérités sociales et politiques légués par la Grèce.

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