‹ La Bible dans l'IndeChapitre 69 sur 77 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

d'où viennent les cénobites et ermites chrétiens

DES PRBMIBBS SlàCLES DE L'ÉGLISE.

Le paganisme et le judaïsme ne connurent point la vie cénobitique.

D'où vient cette afHuence d'ermites et d'anachorètes qui apparaît tout à coup aux premiers siècles de l'Église chrétienne ?

Jésus n'a point prêché cette doctrine d'anéantissement et de contemplation, qui porta les premiers chrétiens à se retirer dans le désert pour y vivre dans l'abstinence et au milieu de macérations de toute nature.

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La haire, le eilice et toutes les souffraiàces coorporeUe» ne sortent point de la morale du subUxDie pasteur.

Oa ne peut placer sous rinvoeatioa de oelsîqui saaetifla le travail : Tinutilité et la fainéantise

Nous avons vu qu'à la vie militante des brahmes succédait la vie ascétique» et que c'est ainsi qu'ils. devaiieiLt purifier toutes les souillures contraotéestdana l'exercice de leur ministère.

Les dwidja ou saints personnages étaient également as^ treints par la loi à cette renonciation à toutes lee joies,, à toutes les affections, à tous les biens de la terre.

Les cénobites chrétiens sont issus de la résurrection des idées brahmaniques..

Nous avons donné plus haut la r^le imposée aux Indoœ fervents qui veulent s'abimer dans la contemplation de Brahma. On ne lira pas sans étonnement les paroles suivantes de Manou, qui s'adaptent merveilleusement à la vie des anachorètes chrétiens :

M Qu'il (celui qui a renoncé au monde] renonce aux aliments qu'on mange dans les villages , à sa femme » à ses fils et à tout ce qu'il possède.

m Qu'il emporte le feu eonsacré et tous les vaseA néeea* saires aux sacrifices, et se retire daas la forêt pour y mûtriser ses sens.

u Qu'il porte une peau de gazelle ou un vêtement d'écorce, et se purifie soir et matin ; qu'il porte toujours ses cheveux longs et laisse pousser sa barbe, les poils de son corps et ses ongles.

« Qu'il trouve moyen sur sa chétive nourriture de faire encore des auménes.

« Qu'il s'applique sans cesse à la lecture de l'Ecriture sainte (Védas), endure tout avec patience, soit parfaite^ m^nt recueilli,, se montre compatissant envers toua les étresy et donne toujoura».*...saBs jamaia recevoir.

OBIGINES INDOUBS DB l'IDÉB OHBÉTIBNNB 319

« Qu'il ne mange que des herbes, des racines et des fruits.

« Qu'il couche sur la terre nue, sur des épines et sur des cailloux.

« Qu'il garde un silence absolu, même quand il mendie dans les villages la nourriture de ce corps périssable.

« Il ne doit vivre ni de l'astrologie ni de la chiromancie. (Comme on le voit, ces sciences sont vieilles; ne sontce pas du reste les Arabes qui de l'Orient les apportèrent en Europe 9 )

M En maîtrisant ses organes, en renonçant à toute espèce 4'affeetion et à. toxite lutine^ en fuyant le mal et pratiquant le bien, il se prépare rimnsLortalité« »

Et igouta encore la sainte Éorituire :

« Qu'il ne désire point la mort, qu'il ne désire point la vie, et ainsi qu'un moissonn^ir qui,, la soir venu, attend paisibles^nt son salaire à la porte du maîtz^, qu'il attende que son moment soit venu.

« Et lorsque l'heure de la mort sonnera pour lui, qu'il se fasse étendre sur une natte et couvrir de cendrea, et que sa dernière parole soit une prière pour l'humanité entière qui va continuer à souffi:*ir, alors qu'il sera réuni au père de toutes choses. »

Telle fut la règle des anachorètes indous et chrétiens ; citer, c'est prouver; ces derniers ^e furent que des imitateurs.

L'exagération de ces principes brahmaniques produisit les sann jasia et les fakirs» dont nous avons décrit le genre de vie, ainsi que les tortures et les afiTreuses mmtilaiioBB qu'ila s'imposent.. ...

Les mêmes causes amenèrent lea méaies réaultat« dans le chrûitianisme, et l'on vit les fakira Bîméon le StjUte, Origène et autres rivaliser avec le» £akira indous.

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