‹ La Bible dans l'Inde: vie de Iezeus ChristnaChapitre 19 sur 72 · MOSES OU MOÏSE. ET LA I^OCIJSTB HÉBRAÏQUE · texte numérisé non relu

MOSES OU MOÏSE. ET LA I^OCIJSTB HÉBRAÏQUE

Qu'on ne nous parle donc plus du peuple de Dieu !

En entourant leur origine fabuleuse de meurtres et de rapines, car toujours, suivant l'ordre de Dieu, ils ravirent aux Egyptiens le plus qu'ils purent de vases d'or et de vêtements, le& Hébreux ne peuvent me faire changer l'opinion que j*ai émise sur eux, qu'ils ne furent que des parias révoltés. En outre des arguments que j'ai développés, j'en trouve un dans la Bible elle-même, que je puis appeler irréfutable, à moins que, dans ces études sur le passé, le vrai ne s'admette constamment que par l'absurde.

Suivant la Chronologie judaïque, c'est en Tan 2298 que Jacob alla s'établir en Egypte avec toute sa famille, composée de soixante-dix personnes, fils, petits-fils et arriôrepetits-ûlfi.

Or, toujours d'après la même autorité, c'est en 2513, c'est-à-dire deux cent quinze ans après, que les Hébreux quittent l'Egypte au nombre de six cent mille hommes, saTi^ compter les femmes et Us en/ants, ce qui devait constituer pour le moins une nation de plus de d^ux millions d'âmes.

Eât«-il, possible d oser soutenir un seul instant qu'en une période de t^mps aussi restreinte, et malgré les durs labeurs auxquels elle fut assujettie^ la descendance de Jacob ait pu se multiplier dans cette proportion, et ne serait-ce pas aller contre le bon sens que de. chercher, à expliq.uer la vérjwji,té de cett^ légende?

L'histoire des patriarches et de Joseph sont ou des fictions inventées par Moïse, ou, ce que je préfère croire, de vieilles traditions égyptiennes que ce législateur a recueillie^, et dont il s'est servi pour prouver que la mission providentielle des Hébreux venait de loin, et que leurs ancêtres avaient déjà été les élus du Seigneur.

Je le demg^nde^vec la plus entière bonne foi, est-ce qu'il n'est pas digne d'un critique historique intelligent et libre de rejeter cet amas de prodiges et de superstitions mons-

trueuses qui encombrent Torigine de la nation hébraïque, et de vouloir la soumettre au moins aux lois vulgaires du sens commun ?

Nous avons rejeté les mjthologies grecque et romaine avec dédain !

Pourquoi donc adi?iettre avec respect la mythologie judaïque?

Est-ce que les miracjes de Jéhovah doivent avoir plus d'empire sur nous que ceux de Jupiter ?

Est-ce qne la Souveraine Sai^es§€, le ^)ie^ que l^conscience nous révèle, peut se retrouver dans Ti^n pu. l'aji^iJ^ô de ces êtres irascibles, sanguinaires, prêts ^ la vengeaciç^, créés par la «rédulité des peuples ? . ' : , , d

Et puis quel mt ce rôle d'orgu^U et d'inapudencQ.upiqi^f dans rhistoire? • mi

Une nation se dit la seule pri)tégé« par VÈXm ^uprém0> et elle ne sait donner à ses voisins >que les pluâ odi^vi^ exieiiapLes de duplicité eri de cruauté, et .0' est au nojo^de Dieu qu'elle massacre les hab^tantadèB terres qui^otat^^ sa coiuveiiance et âur lesquelles elle veut s'étaibUr< l .1

Esclave de lareili© va-^t-elie au*mrmns abolir T^sclavage danfr la société 'nouvelle qu'elle fonda? Nonj ôte'est^enfcoDè paî? les ordres de la divinité qu'elle réduira eu'serwitujde les populations qu'elle aura vaincues. .. «

Je ne connais pas dan» le passé un peuple dont ï'hy{)0crisië ait été plus constante et qui ait mieux su sanctifi'ér les moyens par le but. . .. . ^ , ,.

Qùé cela ne nous étonne pas. A la tête de cette théocrîifië, établie par Moïse sur le modèle derÉ^ypte, s'est tirdùvé le prétrp, le lévite, et il n^à pas failli a son rôle 'aliiiquè'de démoralisation et d'asservissement. Cet béritîér du brahmanisme indou a continué, comme en Egypte et en Perse, com^ne d^ns toutes les, SQciétés priipitiveS, à faire de l'Être suprême l'instrument de ses passions despotiques, à ex-

MOSES OU moïse et LA. SOCIÉTÉ HÉBRaÏQUE 145

ploîter ridée religieuse pour courber les crédules sous la capricieuse inûuence de sa caste.

Quand nous aurons prouvé par Tétude, dans tous ses détails, de cette société liébraïque qu'elle ne fut, elle aussi, qu'une copie de celle de Manou, ne sera-t-il pas évident que Moïse n*aura été que' le continuateur de' ce l^gislateur par l'Egyptien Menés, et que sa Genèse lui aura été léguée par l'Inde ancienne au même titre que ses institutions civiles? ,

Nous pouvons dire que cette opinion, grâce aux rechêrdhes déjà fkites sut» les autres peuples du monde ancien, n'est pins un paradoxe, ce ti*efit que la continuation rationnelle et logique de ce grand mouvement d'infloenee porté iauK quatre coins du globe par les émigrations venues des plateaux de l'Himalaya, influence à laquelle il est naturel de penser que les Israélites i^sûs de l'Egypte ne purent se Sô-nstraire.

' Nous allol>s faire une vérité de ceci en rapprochant f œuvre du législateur hébraïque de aeHe du légi^lateui* indou, et le terrain ainsi complètement déblayé, nouspour^ rons aborder sans erainte lés origiaes du mdnde d'apirès les» Vedas et les traditions écrites des Indous, que la Bible n'a fait que reproduire aveo de bioji légièrôs modifications^

Un mot encore. .;

.. En (aci? dece^ apinio^js que la raison, et les reaUerch es f-\pP< 1^3 sopiétés d«> l'ancien monde m'inspirent, il ne me paraît point dénué d'intérêt de placer les appréciations des ^^ires.4Q la compagnie de Jésus sur ces tissus de cruapté et d'impostures. On verra que jamais l'esprit de parti n'est .^scendu jusqu'à d'aussi misérables arguties. . .Je lis, dans l'avertissement placé entête du livre de l'Expdç par le P. de Carrières :

c Ainsi les chrétiens apprennent de ce grand apôtre (saint Paul) à adorée la profond(»tir des.' jugements de Dieo dans PendDJreJsteknent où il a abandonné Pharaon, et à admirer sa sagesse infinie, qui a su faire servir

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à sa propre gloire et à la manifestation de sa puissance la dureté de oe prince et l'opiniâtreté avec laquelle il a osé lui résister. . « Le même apôtre leur apprend encore à regarder le passage de la mer Rouge comme l'image de leur baptême ; la manne qui tombait du ciel, comme la figure de TËacharistie ; la pierre d'où sortait l'eau qui suivait les Israélites dans le désert, eommoÊ là fi^re de Jésus-Christ qui nourrit les chrétiens durant cette vie, et qui les suit par sa grâce et par son esprit jusqu'à ce qu'ils soient entrés dans la vraie terre promise ; le mont Sinaï, comme l'image de la Jérusalem d'ici-bas ; la loi, comme un pédagogue qui ne pouvait donner la vraie justice, mais qui conduiimt à Jésus^Cfarist, par lequel on devait la recevoir; la gloire dont le visage de Moïse éclatait, comme Pîmage de celle de ^'Évangile; le voile dont Û se couvrait, comme la figure de l'aveuglement des Juifs ; le Tabernacle, comme l'image^ du sanctuaire céleste; le sang des victimes, comme la figure d<e celui de Jésns-Christ, »

Ainsi c'est toujours pour la plus grande gloire de Dîeii^ suivant nos lévites modernes, que l'Egypte a été décimée par toutes sorte» de fléaux, la peste et les massacres d'enfants

Sans doute ce fut également pour la manifestation dé la puissance céleste que les bûchers et les hécatombes ensanglantèrent le mojen âge. Et les victimes de la Saint- Barthélémy ainsi que les Vaudols ne furent qu'une figure des Égyptiens endurcis ^

Quelles aberrations I quel pervertissement de Tintelligence et de la morale !

Il est profondément attristant de songer que nous sommes encore obliges de compter aujourd'hui avec de pareilles superstitions, et que quatre à cinq mille ans de ruines n'ont pu conduire les peuples dans la voie de la libre pensée et de l'indépendance religieuse.

Sachons donc signaler courageusement leurs origines et leur arracher le masquô dont elles se couvrent pour montrer à tous qu'elles sont uniquement l'œuvre de la faiblesse et des passions humaines. '

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OHA.PITRE ÏV

IfOl^B PONBi: LA. SOCIÉTÉ HÉBRAÏQUE SUR LE MODÂLB DE CELLES DE l'ÉGYPTE BT DE l'iNDE

En jetant la base des institntioiiBpolitiqties et religieuses -qtfilirofulut donzier à son peuple, Moïse ne s'est point soustrait à rinfluence que nous avons signalée et qui a dominé kl inonde ancien ; Teùt'-îl essayé qu'il n'y fût point comr piétement parvenu.

Dès qu il eut entraîné dans le désert cette naasse de décastes qui, selon Texpression même de la Eible, avait été suivie d'une /oîde immenêe de petit peuple y il fallut -la discipliner, la ployer à des habitudes régulières, lui donner des lois. L'idée des divisions de castes était trop dans les moeurs pour qu'il fût possible de l'abandonner, aussi présida-t-elle à la constitution du non veau gouvernement, <iui ne fut autre chose que la représentation exact© du brahmanisme indoti.

Au lieu de quatre castes, il y en eut douze, dont la première fut, comme toujours, celle des prêtres, chargée de toutes les fonctions civiles et religieuses de la nation, dispensatrice de la parole de Dieu, gardienne des temples, seule préposée au3^ sacrifices, seule juge des péchés de conscience et des fautes commises contre la société.

Cette théocratie eut pour clief suprême un grand-prêtre, autorité mystérieuse et puissante que nul ne put discuter, dont la parole faisait loi dans le spirituel comme dans le temporel , et qui ne pouvait être atteint que par le jugement de Dieu.

148 LA BIBLB DANS Lt'ZNDIS

C'est l'idéftl que rêve aujaurd'hui ruUramo&taQiaiaey l'autorité qu'il voudrait établir au profit ded pa^ee, ^b réduisant les sociétés modernes à n'être plu& que dos oorpp dont toute pensée et toute nrolooté aurait ;àr Home' ^a règl^^ sa souveraine inspiration.

Dii^-t-on que les tribus hébraïques ne furent point d6B castes, et que ces divisioas BatyrjeUes Tiarout de Vorigine attribuée à chaoune d'elles, de leur âescoAdanoe des fils de Jacob?

Cette filiation n'est pour moi qu'une ôotion ingélâeuse de Moïse pour faire admettre comme créées par Dieu luir méme ces divisions qu'il établissait, et contre lesquelles. lie peuple eût sans aucun doute murmu]>é. N'était-il pas, du peste, nécessaire de présenter ainsi ces imitations d'un passé qui venait rappeler aux Hébreux leurs souffranoes sous le despotisme égyptien, pour que, malgré cela, nul homme ne fût tenté de changer de tribu ?

Comme c'est bien toujours le même mobile qui fait agir le législateur Israélite, à. peine libre ^ s'entoure d'i/iiti^^,

les associe à son ambition, à ses projets, il les consacre prêtres, les met sous la protection divine pour qi|e le peuple ne fût point tenté de contester la légitimité de leur pouvoir.

Ces tribus ou castes qui existèrent, avec uue prohibition d'en sortir semblable à celles de l'Égj^pte et de l'Inde, ne furent sans aucun doute conservées par Moïse que pour établir À tout jamais la suprématie du lévite^ et pour que la famille de ce dernier se conservât pure de tout, mélange avec les autres membres delà nation.

A une époque où tous les peuples avaient adopté ce principe du gouvernement par le prêtre, quoi de plus simple que de reconnaître que Moïse s'était borné à copier, en la moidifiant, la constitution que les émigrations et les ooloniaations indoues avaient mise eu honneur en Egypte et dans l'Asie entière? . .

MOSES OU moïse: et /LA AOdéTÉ HÉBRAÏQUE 149

Pai^ ti*«8t besoin d'ek^Mqueir tout cela piir une laîâsion divine et par la cvùy&nce aux fables et aux prodiges dont le libérateur des Hébreux s-est servi pknir diriger avec ïnfoins de peine latniapè toafbulente et sans cphésion qtill avait sous ses ordres. Les murmures^ les refus d!obéi8- Bance, les soulèvements furent si nombreux, que l'on se demande oomnïent il eût pu accomplir sa tébehe, 8*11 n'eût eu rbabiletë d'inventer ce Dieu sans cesse sur la brèche, faisant massacrer les blasphémateurs et les révoitéS) et terrifiant la foule par ratrocitéde ses vengeances. N'estce pas aîi nom de Jéhovab que vingt»-troU mille Israélites furent massacrés par les membres de la tribu de Lôvi, o^est»à-dire par lee prêtres, après les superstitions du .veau d'or ? Quelle qu'eût été Ténergie de MoSse^ et en admettant ces épouvantables scènes de carnage, il eût uni par être tué lui-même, s'il n'eût divisé le. peuple en olasseï^ différentes, et surtout fanatisé cette classe de prêtres qui furent ses sectateurs et ses soutiens les plus ardents. Je ne puis voir, pour ma part, aucune différence entre le brahmanisme et le lévitiôme, et tout concourt à nous démontrer qu'ils sont descendus l'un de Tatitre.

En rapprochant par les moeurs ces deux civilisations, nous aurons occasion de démontrer bientôt que cette flliatiîon n^est pas imaginaire et que tout ne se réduit pas seulement àdès rapporte de ressemblance dansles institutions.

On fait à Moïse l'honneur d'avoiï établi le premier, d'une manière précise et sans obscurité, cette grande idée de Ttlnité de Dieu, que les nations contemporaines de celle qu'il fonda ne paraissent :point, du moins dans le& traditions historiques de cette époque, avoir comprise d'une manière ausei parfaite. Cette opinion est le résultat d'une érreu!7 que nous aurcns peu de peine à renverser, quoiqu'elle ait été consacrée par le temps et le dogme chrétien qi3i, en acceptant la succession hébraïque^ dut naturellement la faire sienne et la propager avec ardeur.

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Jkio'i^e^ ioltié en Egypte par 8oa éducation sûcardptale^ aux splendeur» du déiame indou^ au Ueu de. donner ara Hébreux un culte basé sur les superstitions auxquelles les prêtres égyptiens avaient habitué les basses castes duis^ u^ but de domination facile à comprendre, leur rév^a la premier des mystères de l'initiation, basé sur Tunité de Dieu, et les traditions de la création du monde, précieusèment çonseryées par Tlnde et par l'Egypte pour les castes privilégiées des brabmes et des hiérophantes.

Mais il est une chose digne de remarque, c'est que, toiut en livrant à la foule ces sublimes notions sur l'unité de rÊtre suprême, il fut obligé de les altérer, n'osant point les présenter dans toute leur pureté à ce peuple né de l'esclavage, et qui n'avait pas encore conquis une intelligence assez rationnelle, assez libre du passé pour permettre qu'on dégageât pour lui Tidée de Dieu tout-puissant, créateur et bon, de toute idée accessoire de cruelles vengeances et de terribles châtiments.

C'est pour cela que Moïse n'osa faire planer son Jéhovah au-dessus des mondes avec cette figure sereine et calme des livres sacrés des Indous qui sied si bien à sa mAJesté divine.

Si, d'un côté, il eut le mérite d'oser, contrairement à tous ses devanciers, proclamer l'unité de Dieu à la face de la nation et de proscrire les superstitions que Manou et Manès trouvèrent bonnes pour la plèbe, de Tautre, faisant un pas en arrière, il fut forcé, pour asseoii^sa puissance et les institutions qu'il fondait, de faire de ce Dieu un être despotique et cruel, propre à inspirer la terreur et à 'commander l'obéissance aveugle.

Le cortège de craintes^ de terribles manifestations qu^-, d'autres avaient divisé à l'infini par la multiplicité des idoles, Moïse le fit découler d'une seule^et son culte, ne< fut ni moins sombre ni moins sanguinaire que celui des autres. N'est-ce pas. Jéhovah qui ordonne tous les masK

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sacres de la Bible, toutes lés hécatombes de nations idolâtres, et cela pour la glorification de son nom et faire une place au soleil aux anciens esclaves de TÉ^pte?

H faudrait avoir le respect de ThoïTible bien chevillé dans TAme et Tamour des luttes ineptes de Tintolérance fortement enraciné, pour voir en Moïse autre chose qu'un rude fondateur dont le fer et le feu furent le principal aidé, et en Jéhovah autre chose qu'un épouvantail, qu'un moyen de domination mis au service d'une oligarchie sacerdotale.

En résumé, le gouvernement établi par Moïse fut théocratique sous l'impulsion souveraine des prêtres. Les divisions par tribus qu'il édicta furent des castes destinées à maintenir le peuple dans un état de stabilité propre à assurer le règne des institutions et du pouvoir nouveau. Et Ton peut dire alors que les Hébreux ne furent, ni par leurs croyances, ni par leur état social, une exception à la règle subie par tous les peuples de l'antiquité.

Il en est qui se retranchent derrière la sublimité du Décalogue pour ifaîre aux Hébreux une auréole de moralité qu'ils refusent aux peuples contemporains.

Le Décalogue recommande d'honorer son père et sa mère, de ne point tuer, de ne point commettre d'adultère, dé ne point voler, de ne point porter de faux témoignages contre son semblable et enfin de ne rien désirer de ce qui peut appartenir à autrui.

■ Ces principes ne datent point du mont Sinaï, ils sont antérieurs aux Hébreux et à; toutes les civilisations qui les ont précédés; et lorsque Moïse vînt les révéler au peuple sûr la montagne, il y avait longtemps que la conscience les avait d'elle-même fait connaître à tout homme juste. Ce Décalogue, donné avec tant de pompe aux Hébreux au milieu des sons de la trompette et du tonnerre, me semble, du reste, une dérision bien amère... Il sulfif de lire la Bîble pour voir que peu de peuples furent plus corrompus, que peu usèrent de plus de duplicité dans leurs relations

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avec leurs voisins, que peu enfin eurent moins le respect de la chose d'autrui.

Ils pillent l'Egypte avant de la quitter, traversent le désert, continuent leurs brigandages, leurs volé à main armée sur chaque terre nouvelle quMls foulent, jusqu'à ce que, lassant la patience des peuples, ils soient vigoureusement châtiés et réduits de nouveau en servitude.

Moïse et ses successeurs eurent beau faire, les parias restèrent des parias, et il fut impossible de faire une nation sérieuse, attachée à la terre et adonnée au travail, de ces anciens esclaves des Pharaons. Nomades dès le début, Us restèrent nomades, malgré leur campement en Palestine, et les nations leurs, voisines semblent s'être d'un commun accord réunies pour les fustiger et repousser leurs ^res- ^ions sans cesse renaissantes, de même que plus tard TEurope entière devait se coaliser et courir sus aux pirates musulmans qui, comme eux, avaient eu l'Arabie et la Palestine pour berceau, "

Oh ! c'est une toute autre soiciété que celle-ci que nous verrons s'épanouir dans l'Inde des Vedas, dans Tlndi^ des traditions primitives, des traditions sacrées, et si vous admirez les vérités vulgaires du Décsdogue, quel seotimant s'emparera de vous à la vue de ces grands principes piàilosophiques et moraux que, plus tard, le novateur chrétien vint révéler au monde qui les avait oubliés*

Moïse les connut, les étudia sans doute dans sa jeunesse; sa tentative en faveur de l'unité' de l'Etre suprême, ainsi que éa Genèse, qui n'est qu'un écho de la Genèse indoue, semblerait nous le prouver. Et s'il a été au-dessous de sa tâche de régénération, s'il a copié le brahmanisme plutôt que le vedîsme, peut-être doit-on l'attribuera la situation morale avilie des Hébreux en Egypte, situation que Tindépendance ne parvint pas à changer, et qui peut-être força ce législateur à régner, ainsi que nous Tavôiis dit, par la

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