MOSBS OU MOÏSE ET LA SOCIÉTÉ HÉBBAÏQUB
sij-porrtition et.Ja;crai»t^, 4^3 yeûgeancç^.d'vin Dieiu sa^s pitié.
Avec un autre peuple entre les mains, peut-être fût-il parvenu à édifier en Judée une société comparable à celle des plus be^ux temps de la Grèce.
Ainsi donc ce ne fut point Thomme peut-être qui manqua de génie, car il avait puisé* aux vieilles sources, mais bien le peuple qui manqua d'intelligence pour le comprendre.
. Cela est si vrai, je crois si fermement que la réforme de Moïse eût pu avoir un autre cachet avec un peuple moins abruti par la servitude, que Ton peut remarquer que le Dieu de la Genèse, le Dieu des premiers pas bibliques, ne ressemble pas au Jéhovah jaloux et altéré de sacrifices humains de TExode et des livres suivants.
On dirait que Moïse, à mesure que leô cris et les soulèvements devenaient plus fréquents dans le désert, sentait le besoin d*assombrir de plus en plus la figure de la divinité, de lui faire lancer des oracles vengeurs pour ramener le calme au sein de cette foule agitée, sur laquelle le langage de la raison ne pouvait avoir de prise.
Que serait venu faire ici le Dieu des Vedas avec ses trésors inépuisables de bonté et de pardon?... ce ramassis d'esclaves et de vagabonds l'eût banni. Il lui fallut, pour le tenir, un Dieu à la main de fer, sachant châtier, mettre à mort, lancer le feu céleste et exterminer vingt ou trente mille hommes pour une imprécation, un blasphème, une prière au veau d'or. ..
Et voilà pourquoi Moïse abandonna les Vedas après la Genèse pour se jeter à plein corps dans le brahmanisme, c- est-à-dire d£^ns la domination par le prêtre et pour le prêtre,
Jl en est, sans doute, qui trouveront ces opinions bien étranges. Il est certain que l'éducation que nous recevons depuis dix-neuf siècles ne nous prédispose guère à penser librement et à entendre la parole libre !
154 LÀ BrôLB ôÀKô L*nfï>te
Fowé* que nom sommes, dhiii eôté, d'admettre certà^es fictions religieuses, que Ton nous tefuse le droit de dîi^ cuter, et de l'autre de repousser, sans de meilleurs motifs, d'ilutres fictions religieuses qu'on n'a le di*f>ît de dîsduxer que pour les nier, que peut-il sortir de pareilles hâlïiilîtdés?
Vérité ici, c'est-à-dîre chesf nous, erreur au delà, c'està-dire chez les atrtî^es.. . voilà la règle de tous les partfe, le système de ternies l'es communions...
Oh\ je comprends parfaitement que la tôîx d'un Kbre penseur, qui a le courage de renîr dire : Toutes les superstitions comme tous les despotismes ont une origine commune ; je viens vous le prouver et tous indiquer la soui*ce pour que vous la tarissiez, pour que vous puissiez faire l'avenir à Taide des leçons du passé ; je viens vous démontrer qu'il n'y a plus de transaction possible avec certaines cKoses en face des ruines qu'elles ont produites.,, je comprends parfaitement qoe cette voix puisse être honnie et conspuée, comme toutes celles dont elle suit la trace ferme et courageuse... et dont on a jeté l'œuvre aux gémonies, ne pouvant plus y jeter les corps.