‹ La Bible dans l'Inde: vie de Iezeus ChristnaChapitre 27 sur 72 · MOSES OU MOÏSE BT LA SOCIÉTÉ HÊBBAÏQUE 2P · texte numérisé non relu

MOSES OU MOÏSE BT LA SOCIÉTÉ HÊBBAÏQUE 2P

les sacrifices d'animaux, Tholocauste du bœuf, par exemple? Ce serait mentir à Thistoire ou oublier que TÉgypte, la Perse et Tlnde accomplissaient ces sacrifices bien longtemps avant que Moïse les ait ordonnés.

Le système des purifications par les ablutions est aussi vieux que le monde chez les peuples asiatiques, et là encore l'innovation est impossible.

Bien plus, la Bible fut si bien un abrégé .des anciens livres sacrés, entrevus par Moïse à la cour des Pharaons, qu'à chaque instant elle copie des passages inexplicables en eux-mêmes et qui se rapportent à des livres entiers de Manou ou des Védas, qu'elle a oublié de transcrire.

Ainsi vous trouvez constamment cette prohibition :

« Les prêtres ne toucheront ni aux morts, ni aux animaux rampants, ni à tout ce qui a été déclaré impur, car ils deviendraient impurs eux-mêmes. »»

Où est le chapitre spécial des choses impures, de tout ce qu'il est défendu de toucher sous peine, de souillure?

Il n'existe pas dans la Bible. Elle parle bien çà et là de quelques impuretés de l'homme, de la femme et de certains animaux, mais tout cela est noyé, à droite et à gauche, dans un fouillis de répétitions oiseuses qui ne permet jamais de dégager la pensée, cause de la loi.

Dans les livres sacrés des Indous, au contraire, on trouve une nomenclature complète et spéciale de tous les cas d*impuretés et de tous les objets qui les occasionnent» avec la manière de se purifier, ainsi que de nombreuses explications de l'esprit qui a présidé à ces ordonnances.

Qui donc doit procéder l'un de l'autre ?

Est-ce la doctrine détaillée, rationnelle de l'Inde sur ces matières? Sont-ce, au contraire, ces fragments de la Bible écrits à la hâte, sans ordre, sans méthode et qui ne peuvent s'expliquer qu'en remontant aux sociétés plus anciennes qui nous en donnent la clef.

Cela ne souffre pas l'exaiiien.

208 I . w LA BIBLE DANS L:INI>B . o ^ '

Dîra-t-on que la Bible a apporté aux peuples cette grande idée de Tunité de Bieu que nul, jusqu'à elle, n'avait su dégager de la superstition et des mystères?

A cela nous répondrons qu^ ]doa^a ji'^a fait que déflgurer l'idée première qu'il avàix puisée dans la théogonie égyptienne, et que son Jéhovah, irascible, sanguinaire et destructeur de nations, loin d'être un progrès, n'est que le pervertissément dé la croyance prlmitiTe.

Ce n'est pas ainsi^ nous le verrons bientôt, que Tlnde comprit le souverain maître de toutes choses.

Je faii beàueaup pliifi:da cas da Jupiter gnee que du Dieu de MoÏBe, et &'il noua d^^bn^ quelques ex^mptles qui n'ap** partiennent pas à la morale la plus reoherehée, au maÛQç ne.fiiitTil ptas baigner les pieds de son auteldans deB ûqXs de sang humain,

Dira-t-on encore que Moïse nous a conservé les traditions de la création d& l'homme et du déluge?

ÎÏQua prouverons' qu'il n'a fait que le^ obscurcii? de fables ridiAule&, ce qu'il n^a pas manqué de faire^ du reate» pour toutes les choses auxquelles il a touché.

Comment trouve-'t*on oe conte des Mille et um Nmi^ qui atti^ibue a.u rapt d'une pomnae la sortie de nos premiers pare&ts du Pai^adis terrestre et tous les maux qui. depuis^ «affligent l'humanité?

Il faut peu de chose, avouons-le, pour contenter la sagesse humaine. Je m'étonne cependant qu'aveo la foi en pareilles choses o«n ose plaindre les populations ignorantes qui ont conservé la croyance aux sorciers.

Allons, c'est trop no«s arrêter sur un pareil s^jet, et peut-être n'eussions-BOUs pas âù accorder tant d'impor^ tance à cette objection qui, sans aueun doute, ne pou^rra trouver de souteneurs que chez les gens qui ont iascrit sur leur drapeau eette devise que nous avons déjik renooptrée sur notre chenrtn :

Credo quia absurdum.

MOSES OU yL(ASU'W4/Jk SOCZÉSÊ iOéBBAÏQUB 209*

CHAPite IX

AUTHENTICITÉ ^BS ffYBBS 3ACï^3 PKS XNI^OUS

ProiiYdzHioug l'authenticité dé» livras ^aprési'de l'Inde tà x&m >owlez^ ^tie" lum* paisgiona aéièettre rotrê système , dîï^lHi-^Oil de tottêrs p«rt»? , .' . / ..'.

<Le6 ^Às'prdnoiAééi^cycii^ cette parele avee la'pi^l entière bonne foi, d'autres s'en serviront comme d'utt j^ilégé. * - '

Je-' m'explique/ ' ' ••-'•' • ' '^ '■' i "■ ' "^ ■ •

Si un écrivafift euî<opëérf se-'èiiiaî^gèâit é^iplf^uer Moïse el^fa Bible, le Glrrlst et sa mideion^ainsi '<^ ieë'é<M?itB d^ évaftg^listes,^ aux ChiR0tfr'<m «oîi^Japonaig, •les'fél'fei é^4o-' gique parmi ces'pé«ple»'nè Tnan^ttè^âietotpàs-'dei^l-drre : î Tl>tti /ela e^t fbrt bon, tniti^ pMuVëzi-nolrâ' rAUthe^tidité de totK'iîe» geôfr-1'à' ét-^de' le«*«"duvtfelgës, 'ear'ttotra^'feoWimés • foxîd^ d'ttVdue* qu^^lolls n'^^n âtt)hs JatA&ft ëkèMti'pârîéf;- ' S'il s'agissait de Boudha ou de dotofi^ftti^tdé, -é^ setrfi1>^îë!P'^

'iQâe'te?ià^'iMyli^c«mipatriMèî- •':^ '.... • "•;r >:i m. ..r j ..i/fiî

i^nv 116 ^p»éii€t^ •qtit'iim^'4»se}âf lè^ itffu^llil^Uiâé^l^l^ ^ëi^^' '

primerait ainsi : -- ^ .....' i ^ .'^^ :; . ^:j ;.i . / ; :»<» ^

.'<f V«WW?^n^ €«)ftipal«seK-ï)dîi1î'fe4i*^ îdi|s ^É^ftti'gilèS; é^

YStlli8g^poilaà«;et itiu^S^ls^s^Clhâ^iS/ melièKéac^'k;[lte'*lbii^Bf;'4

câ^^dtot, U'^*^' ï)*iBl-^^«5fâ« '^■^ «Àéi vôWlprtJUvé^ 4'«u<h«î!J»i^ ;

ti^té^âééëf oï»trafge:r« ^•--■- ^^ - *-" ' ^i-'^-'-:'!-'''. oi; ^vyi.i,.:

-QiBrti^attèiB«di'ffépeBtts=;^im«ïPèRiïaîï^^ ■''-'* --'^

Le premier, qui est saint Jean, éQTiiWm'^'^ ^ï'-»^ '-''' "^^•'*

— Halte-là, feraiest 3^in"yrrtgfe«i?& ; ]^rouvez-nous d'a-

bord Texistence de cet homme, pui3 vous reviendrez à son livre.

— C'est trop juste. Saint Jean fut un pêcheur choisi par le Christ,,, .

— Encore un nom ! Si voua prouvez Jean par le Christ, prouvez d'abord ce Christ, nous ne le connaissons pas non plus.

— Je me rends à votre raisonnement, Chinois magnanimes. Ecoutez donc : La trente et unième année du règne d'Auguste, un enfant, dont la naisance avait été prédite par«..

— Mais c'est toujours la même chose, s'écrieraient immédiatement les Japonais. Qu'est donc cet Auguste dpnt vous nous parlez?

— Vous y tenez, va pour Auguste... Ce princCi Sis adoptif et successeur de César...

— Oh! pour le coup, diraient les Chinois à leur tour, vous avez la manie des noms... Ne pourriez-vous ndui& prouver la véracité de votre livre et son existence historique sans tous ces messieurs dont nous entendons parler pour la première fois?

-^ Hélas, non ! répondrait notre infortuné compatriote, et je vois bien que pour arriver à la preuve que vous me d^ mandez^ je serais obligé de vous faire un historique complet des anciennes civilisations de l'Occident, et encore, avec votre manie de m'arréter à chaque pas et à chaque nom, arriverais-je infailliblement à des points obscurs que je ne pourrais expliquer, à des noms de héros, de législateurs et de rois dont je ne trouverai point les précurseurs.

Que feraient alors les Chinois et les Japonais?

Ceux qui seraient de bonne foi diraient : C'est vrai !

Ceux qui auraient tendu le piège se retourneraient vers les assistants en leur disant :

« Cet homme se moque de nous et c'e^t le mçnsan|[e qui parle par sa bouche, n

MOSBS OU HOÏSB BT LA SOCIÉTÉ HÉBRAÏQUE 211

Qu'on ne s'attende donc point à ce que je vienne dire : Ce* fut le Richi Bhrigoa, dont Torigine se perd 'dans les temps les plus reculés de POrient, qui, le premier, recueillit les lois éparses de Manou qui déjà^ depuis des siècles, étaient en honneur sur la terre dé l'Inde. Après hii, Narada qui rivait avant le déluge, etc....

Ou bien encore :

Les Vedas, d'après les brahmes, furent révélés dans le crida-youga (premier âge), c'est-â'-dire dans les premiers temps de la crés^tion. Le premier commentaire de ces livres religieux remonte au saint roi Bhâgiratha, contenir porain de Bhrigou, etc....

Ce serait donner dans le piège que je viens de signaler et on ne manquerait pas de s'écrier avec joie dans certains camps :

<• Hé! vous nous la bâillez belle avec votre Bhrigou, votre Narada et votre saint roi Bhâgiratha ! Que peuvent bien être tous ces hommes que vous invoquez comme des autorités? »»

Et le tour serait joué.

Et comme je ne pourrais pas, en réponse, faire en deux articles de journaux un cours d'histoire de toutes les civilisations anciennes (ce qui demanderait la vie de plusieurs générations), pour réduire à néant les arguments de mes adversaire?, on rejetterait le livre sans vouloir avouer que ce n'est point de ma faute si tant de gens vivent dans une si curieuse ignorance des antiques sociétés qui nous Ont précédés de plusieurs milliers d'années sur la terre, sans vouloir avouer que ce n'est point de ma faute si on enseigne le grec et le latin, sans remonter à la langue mère, qui est le sanscrit; si on enseigne l'histoire ancienne sans remonter à l'histoire mère, qui est celle de l'extrême Orient.

Les preuves générales, les preuves lés plus frappantes de l'authenticité des livres sacrés des Indous, je les ai données dans la première partie de cet ouvrage ; les études

auxquelles je me suis livré n'ont pas eu d'autre but. Je les ai données également dans mes recherches sur les 'sociétés hébraïques et indoues, et dans les comparaisons qui les ont suivies.

Je les ai données en&ré'^^Ài''l^'bUAscrit, langue dans laquelle ces ouvrages sont écrits, et qui ne se parlait plus et et ne s'écrivait plus plusieurs siècles déjà avant Moïse.

Au surplus, qjftiitfdl v€ïuë^^èfÉ^dttvfeîi^i¥ iftie terre et chez un peuple les lois, les coutumes, les mœurs, les idées religieuses, les traditions poétiques de l'antiquité tout entière, n^tegptirôtis'pas foridé à'goiitJèni'rViufô'raii^ikïdi^^à^isé'Hêi?

Auerni' peuple dëi^cettid'di^rfllôriô'^mï<<é''»'e fut ^imctgë cdûiplèld'^de celui <jte'i'Ind«,'etl par cdnèé^treinl; autun'ne . pu.ti renrendiquer l'ens^inibié ^è ces cotitumes- que vdtifi trouver toutes épai'ses ici et là; à droit<B et à 'gauche, en Pet$0i.en Egypte, en Judée. eti'Gi'êce' et à' Rome, coU*tûmes que l'Inde seule possédé d«tB« leur ititég-rité'et'darts leur efaeèwjble. • , , . . . . . i ...

■ Et ù à tout cela vient s'ajouter encore cette lârtgue prî-^ ^ mitiivô, cetlô langue* ift^veilîeu se* qui 'à^ fotïû'é'ndn-iSôU'lô'mentiotts 1«« idion^ès de l'Orîënt, mai&^eflcore'le greci; le^ latiM, îUs' : laiftguës 'slôft^s- é^' g^Tïh-tfhi^eé ,' ribuâ soiflWies en droit de dire : Voilà les preuves de l'autheriticité'^linïè nous invoquons en faveur des livres sacrés des Indous. Trouvez-nous en donc de par le monde, et sur n'importe quel sujet, qui soient pKis^'$iht)è'^a^nt'eë, plus sensibles, surtout après avoir bravé les révolutions de toute nature et l'outrage des siècle§. .

/ / / '•', ..;; , . V.'. v^ MX, 7

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^ .Ce^û^i^Âtro sera ooart. Uae simpla séflexioD.Le composa»! mf49.<l^ Q^ai qu9H«^sl,ign0s, pourrait naitire ilii.,volume^. /

ntf'iù i^aÂn^^w^ipktfpuUlé et retoumé dans tous leâseikS'oeÉie) Q^nyXQ'4^. Moïs^,. ^ qui on ^e ménage pas le sublime, etger ^'y^\. pai« :tvouvé une pepsée, un verset, ifn Hwt qui fease. b^ ,i;Qoi|idre: allusion, wéme la plus éloignée, vHime la.pluâ< SiQj9^aate]id,u>e, 4 WmmoiftalUé de Vâme.

Au milieu de cette orgie épouvantable de. débauches et df «massacres, par un qri qui. s'élève jusqu'aux cieux pour reposer le co^ur ; pas un élan d'espoir vers la vie> future ; Fijen.que des s^qriflc^ide bo^ofs,..» dei sombres superstitioASf.^.^ et des ruissef^ux d^ sang buix^ain ooiAlantau nom 4eJébov£ihI

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