‹ La Bible dans l'Inde: vie de Iezeus ChristnaChapitre 26 sur 72 · ANCIEN · texte numérisé non relu

ANCIEN

Quelques écrivains catholiques, dans un enthousiasme que je comprends, ont voulu faire de Moïse l'initiateur des peuples anciens.

On pourrait, je crois, sans grand danger, ne pas faire à cette opinion l'honneur d'une discussion ; les hommes sérieux et nourris de l'antiquité seront de cet avis. Cependant, un semblant d'objection peut naître de cette prétention.

Voyons donc ce qu'elle vaut. •

Je comprends qu'une grande nation, l'empire romain, par exemple, puisse faire accepter son influence aux peuples qu'elle soumel à ses lois par la conquête.

Je comprends qu'un petit peuple, les Athéniens, par exemple, arrive, par le développement extraordinaire de son génie artistique, de son génie littéraire, philosophique

MOSES OU MOÏ^JB ET ^LA ^OCIJ^IÇÉ HÉBEAÏQUE 2Q3

et moral^ à servir de modèle à se^ ^succo^&eurs dajis cette grande yole du progrès qui sillonne le monde et ne connaît pas de nationalités. En effet, on n'eâacera pas^ de la scène du monde civilisé les siècles de Périclès et d'Au^ust^»

La Judée peut-elle revendiquer un pareil pa^sé ? ,

Où sont ses grandes conquêtes portant au loin Vix^flueiice de son nom?

Où sont ses. monuments artistiques»^ philosophiques et littéraires?

Nés de l'esclavage, descendants des parias de l'Egypte,

les Hébreux errent pendant longtemps dans le désert ; repoussés de tous côtés parles peuplades limitrophes qui ne voulaient ni s'allier avec eux, ni leur permettre le passage sur leurs terres, ils se précipitent un beau jour, comme une horde de sauvages affamés, sur les petites tribus de la Palestine, brûlant^ saccageant, massacrant, qui les Amaledtes, qui les Chananéens, qui les Madianites, qui les Amorrhéens, etc....

Voilà leurs conquêtes I

Jamais ramassis de brigands obscurs, d'envahisseurs nomades, ne laissèrent derrière eux tant de ruines noyées dans le sang. Il est vrai que ces attaques violentes et ces pillages s'accomplirent au nom de Jéhovah, ce qui, pour beaucoup de gens, est encore ai\jourd'hui une excuse suffisante

En effet, ce Dieu de paix et d'amour ne trouvait jamais ses adorateurs assez féroces,... son bain rouge assez profond. Avait-on épargné quelques malheureuses mères et leurs petits enfants, sa colère faisait tressaillir la nue ; il éclatait' en saenaces épouTaataUes contre les Hébreux qui n'e3;;^cutaient pas entièrement ses ordres,.,, et vite qu'on égorge toutes ces vieilles femmes et ces enfante, qui ne sont bons à rien : ne conserver que \^ vierge».

Est-ce aâsez. moral, est^œ assez, curieux d'impudeur?

Je me suis toujours demandé pourquoi lea partisans de

80à >i\iy\f.js •. ifLÀi^-BIiE DANS' L-BSf®B >. h'ï>rnr.

lU'iSéjr^iiôzr irepsoiussmi^ ie Ooi^aA? ils trosi^èrâieHœtllà, cependant^ des leçons d'humanité que TépoliviiltatâU falé^

l»1iï{t]Lio«'<«t.lN)Cft ga3!d^^dleuir.4(^ ' " ** ^

Heureusement que ces scènes de ca^naj^e, qiie tonibed pas iurl^itttââB liiè dépassôreÀt ''])a8' lei^céi^cèe -restoreint -dà^ la Judée, et que les anciens maîtres de l'Egypte, aiaEriilqm teSei^BByxiens et leis Bâ^syloniefte^ <se>dép«]ig^eii4 dd tdÎQps ^ŒL teiÉips ^uv T^iain mfsfctre- ^ ia rsùlson eés foï«enéB^ ^iniie ipuBtot j^uoiai^ -vti^nné^ esk paits:, ni abandontver de goûtidii pliage' «t'desîTapinesi •' ■ ^ ' . .îH?»

v-'Cigîn^eat d«^' point -Çàr d* tel& ôXemï>îes qkid'ce'^ôtft pays, perdu au milieu des nationsde ràhtifqtïtté et'^e*glo%fe ^(lâtalrti idn-iiô'lîa'cbnqXîiêtô' f6(da*ihB,'ft 'pu^exercèiriM/in-

- ' Sî noftis riôuSTëtdurftons dû côié'dù firogrés dani's ia'Httëfàtttrè.'dàti^list p^hîloébphië, dâîis' ïèk artè'et les èciérfcdi, nous: ^ômméi^- obligé d'àyouér,"et nous bénirions cèM qii ftoûsdémèrtiti^èrglit 'tïûttrçi ért/euf, qt^fe'nbtis'ïiôtrotlvôtis-que lanûft'îa pluk dbsctrrd'èt'là i)lus profonde ignorance.' ; "^ " fl n^est pàfe\iû peuple au inondé qui aît'si peu fàîi, si peu

pro(iuït;gipeu^pèhséJ.7. ';;-;; '' '■ '■ ; y \ '*'^^^

"''lî^oiis avons c^et ^rt colossal de FÉffvpte qui faiï ré Ver

Cô^iné'l art arièériîeh. , r - r

JNoiis avo^s lart indou, père de.celui de i Onejat.tout eatier, qui se distingue également paf la granaeurret la ma-

Oh! je connais la réponse. ' .oiipicfiof oi^gol

-it'L^SoS^^jr^^H ^'e^9f^¥it|^4'»B^ ih^m'lanSttim, et les .âflac9ij||j^c0«;jcb9i:^e«ap$Q»dé(iiés^')|^9itaJbr)itf[)r-it iir-jl taon

MOSES OU imftaz'jÊSsy.hA socioÊxâi hébraïque fiOâ

Les Hébreux n'eurevipasde Btusnoe^ m&ûelç^^t'yiïkâty^

»Dpfa4(|BeB.-Li6ô2lai{BibldL - i. -. i

i ! Clest tbi^cHics Ièl Bible ^ la ÇiUie eneocdi.. Tout est 43^0^ 300 llTpe*. • ^ .' • '■•'., I i". .■; ■' • i' > . • . ■ ^u fié bieal lèy feanobem^airûdABid peut. me eonieoAaty.et^ ' •fi'dltiaut TOtta }& dire^ Ia pa^e.la piuâ^ in8iigntfiaiçta,âe^Pla^ dl)iiiOii de Vjasa» l&itfagédie la plus skofile de>Sophûc^ o]i d'Euripide, une scène de Sacountala^ un bras^lombéid/kln^ jS^attued^^ PhydâdA) ou, utia sculpture de. BaJai^uta. feront 3)ie» naieuxippjft affaire!*.. o .. '

. , . Y<>us nd vQj.ea dope pft^ qw <5ô p^upj« d''Is«*$i, .abéUipisf la servitude et qui avait gardé ses traditions err^t^.du ,4é§^i;4 oj?j?riii(ijé pa,r un l^vitfcip^, ^ï|?^i ip^pt^quedw^ tiqjo^,. constamment dv^ reste emmeixé.ej^ei^lav^ge pf^r Ji^s .natiQ.nç ses voisines, n'^utni,ridée,.xiUe.t|3mps d'acqmérir Jçijgout des grandes.choses. Aussi,, çiufnd.çju.part^ 4® civilisation hébraïque, j)i:q»once-t-on un mot vide de s^e^fiy.

En quoi la JudéjC . ressembl.e-t-elle à r]Çg;ypte, à la Perse, à Tlnde, pour qu'on puisse y retrpuyer son inâueuce. Elle ne se rapproche.d.e ces contrées que par les superstitions que ces dernières n^ avaient . admises , que poiy: Ha plèbe.

Les hautes classes, en Egypte et dans tout. 1 (prient, se livraient à l'étude des sciences, à la recherche des vérités immortelles qui ont été déposées en germe dans la conscience de iTiommè. Elles croyaient à l'unité d*un Dieu tout-puissant, protecteur, suprême générateur du bien, Mage de la ^uîssanèé et dé la honte; laissant aux esclaves et aux artisans les sacrifices d'atiimiâux, les offrandes cte graines et de pain^ 4^r forment tout le %agage de fa théologie judaïque. ' i .. ..t.: •' : ;•»

li e^ tHo]^ ëvldéiît qUd lesHétitètix ne lli'dÀi que cchitinuer leur traditiotÉi de^sërttagé, éi^l^^epai^'p^Kf iitt>^ Tkîi-

cule de faire naître chez eux le souffle initiateur des temps anciens.

" Est-ce que les sociétés égyptiennes et indoues n'existaient pas de toute pièce au moment où ces esclaves s'enfuirent ou furent chassés dans le désert.

Il y avait longtemps que l'Inde des Vedas avait dit son dernier mot : sa splendeur pâlissait pour faire place à la décadence.

L^Egjpte s'apprêtait à secouer le joug sacerdqtal pour se jeter dans les hras des rois, si déjà elle ne l'avait fait.

Comment la Judée aurait-elle pu léguer des coutumes, des mœurs, des croyances qu'^elle adoptait précisément à l'époque oti ces coutumes, ces mœurs et ces croyances se transformaient, se modifiaient chez les autres peuples qui, primitivement, les avaient possédées ?

Est-ce que les Hébreux ne furent pas dans le monde ancien les derniers représentants du régime théocratique pur? Est-ce qu'ils ne furent pas les derniers à conserver ces castes de prêtres et de lévites qui, sur le modèle des hiérophantes d'Egypte, dominèrent le peuple par les mystères et les superstitions les plus grossières, et ne se gênèrent point pour déposer les rois qui ne se firent pas les esclaves de leurs volontés ?

Les Israélites furent le peuple le plus méprisé de l'antiquité; aucune des nations voisines n'avait oublié son origine servile. Aussi, quand elles voulaient des esclaves, savaient-elles se les procurer par une excursion sur les terres de la Judée.

Kous avons suffisamment' répété 'que la fiibïe n'est pas un livre original; il suffit de là lire attentivement pour s'en convaincre; 'aucune des coutumes qu'elle impose ne lui appartient ; elles se retrouvent toutes dans les civilisations plus anciennes de iTÉgypte et de rOrîent.

Dira-t-on que c'est ce livre qui a apporté dans le monde

Page 1