‹ La Bible dans l'Inde: vie de Iezeus ChristnaChapitre 32 sur 72 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

îiAISSANOB Bï l'HOMMB. — A.DIMA. ( EN SANSOEIT .XB PREMIER HOMM^). — HKVA (eN SANSCBIT CE QUI OOM- PLÈTE LA vie). — X^'ÎLE QE C^TLAJi LSUK EÇI AÇSIGIgâE COMME SÉJOUB. — FAUTE ORIOINELLB COMMISE PAB

. ADAM, -r- SA FEMME LE SUIT PAE AMOUB. — ' DESES- POIR d'aDIMA. — HÉVA LE OOJîSOLB ET INVOQUE LE SBIGNEUB* — PABDOK DE BBAHMA. — PROMESSE d'UN BÉDEMPTEUB.

Promenez-VGois^dans la toute la pointe orientale de l'Inde et dans l'île de Ceylan, où la tradition s'est conservée dans tonte sa pureté, interrogez Tlndou dans son humble paillette, ou le brahme dans le temple, tous vous rediront cette légende de la création de l'homme , telle que nous allons la relater ici d'après le Véda. Dans le Bagaveda-Gita, Christna la rappelle en quelques paroles à son disciple et fidèle collaborateur Ardjouna, et à peu près dans les mêmes termes que les Livres sacrés.

Les passages entre guillemets sont de simples traductions du texte*

La terre était couverte de ôeurs , les arbres- ployaient sous les fruits, des milliers d'animaïax prenaient leurs ébats dans lee plaines et dans les airs, les éléphants blancs se promenaieiTt paisiblement sous Tombrage des forêts ^gantesques, et Brahma comprit que le moment était reikn de créer Thomme qtii devait habiter ee séjour.

Il tira de la grande âme , de la pure essence , un germe

i^' LA étiim Diâ^d '^JÊKDE

c'est-à-dire propre à la reproduction, comme de^iplEiitéS et ]>èë à&ibllùi, crt ^Mèti^ âdHtfft i'ahaUdftfâ;' c^ësiMi^re la conscience et la parole, ce qui les i^endii Birpé¥ie«9« K tiHlt ce qm àvaH déjà été <^rëÔ, mèâs iriféti-ettrs' aasÉ Bevas e^i^'à Dîeu. ' ■ • ''..■■■■•:. .,- .«•..•».... -iin-i;

"Il distingua Pfeommë pat la fôi'C^, la tttillè' tet-là i&^ëf^ei et le nôibnia Aldimà "(èïi sanscrit- le pl*émîef hofftiÂief)i» ''î*^> '

ta fèminé reçut en partage là gradé, îa"doti'cètil*'et''lâ

beauté, ' et il la nomma HéVa (en sanscrit ce qui ébtiipîètë la'vieV ■'•''■>■ ■'■•"•' •; '-■ ^ •-<-' ^•v '■;.'!•;.>:■.'. riM m

En effet, en donnant une compagne à A'dim'à,'lè'^S*è¥gneur complétait la vie qu'il venait de lui donner, *èx en posant ainsi les bases de rhùmànité qui sillaït naître ^ il proclamait Tégalité derhomine et de là femme sur îâ terri et dans Te ciel. ..•••. i - il

. Principe divin qui a été jplus ou moins méconnu par les législations anciennes et modernes, et que Tlnde n'abandonna que par l'influence délétère des prêtres, lors de la révolution brahmanique.

. Ve 3ejg.n^ijur dpjp^a alop^.à Adiwa et. à sfl- fe;taia-e,Héva rf^ntiqu0 Tapr,obane (}^s.a;^çieixs, l'Ue 4^ Çejla^, ppujc,]ifl,bitatio» , île biep digne, par. son climat, §e3 pupd.uits^ie^t ^ ^^ndide végétation, 4'^*^^ ^^ paradis terrestre,, Içj he;i»'^ C09M du gonre humain. ...

C'est enoareaiyO'Urd'iauiïlai. plus: belle^ p^}e-4ie» la-m^^

« Allez, leur dît-il; uiiîfis«î5-tous,-et pi^odinseg dfes^ii<^6 qui seront votre image virante sur la terre, 4e6 siècles et des siècles âptès que vous fie*èz revende à îïïoii'Moi, sei*gneur de tbut ce qui existe, ^e vous aï créés pour tm'iâijldirei' pendant toute votre vie, et ceux qui auroat M en moi partageront mon bonheur a^rès la iki de toutes ohose«i E»seigtiea celaèroi» enfefit»; ^j^'ils •â'e ■ perdent jamais mon

^Qii^wày>{^B(ti^ i|ie)r(iii.<aY6o «eux .t$mt ,^'^s , p?&^^nc^pA{;

g eei^iwa'6^ ©i^&teçflae^ ; .. ,.,

;if( ^otr« mission doit a^.^orjpaj* À pouj^a^.o^tte iW q^^ gnifique, où j'ai tout réuni pour votre plaisir et v^tr^ coDir. pa^j^Kiôtià r*pia«^ç^ jwn |Cu}tei.(}aA& 1^ co^ni: dô <J9RX:^ui vont Ji$^ïiv0^ Le rqrte.du glQl^e.est e»qor^ i^l^abitaWo,} ^i p|u&,tard le i^opibre de vps enfax^ts s'accroît tellemejit que Q# çéjoujp .M, $oit plus suf^sattt ^our les cpntenir, qu'ils m'interrogent au milieu des sacriâces, et je ferai connaître

,., Ceci dit» il dispçirut.

« ^Jors Adjmase retournant vers sa jeune femme, il la regardai. .. Son cœur bondit dans sa poitrine à la vue d^une aussi parfaite beauté... Elle se tenait debout devant lui, souriant dans sa virginale candeur, palpitante de désirs •inconnus; sqs grands cheveux se déroulaient en se tordant ajitour de son corps, enlaçant dans leurs spirales capricieuses et son pudique visage et ses seins nus que l'émotion commençait à soulever.

' « Adima s'approcha d'elle, mais en tremblant. An loin le soleil allait dls]^àraître dans l'océan, les fleurs des banaiiers se relevaient pour aspirer la r^sée du ôoir; des milliers d*oiseaux au plumagie varié mTirtnùt*aient doucfemènt au sommet des tamariniers et despalmisieâ; les lùci^!^ ^hdsphoveseet^es^onlm0tt<çaient:à v!oltiger dans le» airs, et tous ces bruits de la nature montaient jusqu'à Brahnaa, 4]^i seiiéjouissidiit dans ^a àeiïi^urecél^t^, ' M Adima $e hasarda alors à pa&ser la main dans la cbetelure parfuç^ée die ^a compagne:; il sentit cojjiame un fri»-

«wMi .pftraourirj le oorpe d'Héva, et ce frisson le guigna Il

la $aiût alors 4^Bs.ses bpas et lui 4onna le premier baiser, en p»onoAçant tout b4& ce nom d'Héva, qui vepait de lui fêtjre donnée. 4»... ««, A4i«>ial n jaurBo^^y^i^do^e^^m^n^ilA jeu^e

3Sf LA BUmiKbJM^^tKDB

ftmme «ai- le f<ee#Ya«t.; ... fit* «ba'sèédsmttt, ' ép^têhAël àéà beam «orps se ploja snr lete bras de son époux..... ' '"'^

«< La nuit était venue, lés oiseamc (M tànafeat^a^f»^ lés bois; le Seigneur était satisfait, ear Pamoar t^naii tle naître^ précédant rxmion des se^es. ^

« Ainsi rayait voulu Brahma, pour oBseî^ner èk^m er^ tores que TuDioii de Thomme et Ae la fesitne sans Tamout* ne serait qu'une monstruosité contraire à la nature et ë sa loi. »

« Adima et Hé va vécurent pendant quelque temps dans UB bonheur parfait; aucune souffrance ne venait troubler leur quiétude, ils n'avaient qu'à étendre la main pour, cueillir aux arbres les fruits les pins saroureux, ils n'a** valent qu'à se baisser pour ramasser le riz- le plus an et le pluA beau.

« Mais un jomr une vague inquiétude eoeim*ença à ^^ftSH parer d'eux : jaloux de leur félicité et de l'œuvre» 'de Brahma^ le prince des Rakchaaas, l'esprit du mal^ leur souffle des désirs inconnus. ■ — Promenons-nous dans l'île, dit Âdima à sa compagne, et vojons si Bfous ne trouverions pas un lieu plus beau encore que celui-oi.

« Héva suivit son époux; ils marehièrent pendant des jours et des mois^ s'arréilant au bord des claires fontaines, sous les multipliants gigantesques qui leur cachaient la

hnniôre du soleil Mais, à mesure qu'ils avançaient,, la

jeune femme se sentait saisie d'une terreur inexplicable, de craintes étranges. •*- Adima, disait^le, n'allons poa plus loin ; il me semble que nous désobéissons au Seigneur. N'avons-nous pas déjà quitté le lieu qu'il nous a assigné eomme demeure ?

• u — N'aie point peur, répondit Adima, ce n'est point là, cette terre horrible, inhabitable, dont il nous a parlé.

» Et ils marchaient toujours. . . . » • . • • -

« Ils arrivèrent oqôn à l'extrémité de l'Sle de Oeylani ; en âuse d'eux» i^ virenton beau byas>de met peu large^ et

rinitni; un éti^U.e^i^er |pi?liEl^ d6[B<M»hieta.qikirS^éWii£iii«Bt

• «< Les deux wj^eims s-'arrétèreivi éoievieilLéd: : la con^ trée qu'ils aperceTaientétait «ouyerte de firaada lajHbres; ddS'Odsc^it^ aux mille coul&^ra.yoltJ^eakniiua milieu du ffauiUage. -^ Voil^ de betlles cbosesy dit» Adima, «ft q^uek 13osâ£r^itsee8.a|?bre»doéTent porter l alloua les g(^ter, et si ce pays est préférable à celui-ci^ iïous jf planterons notre teAte..

4c Héya, tremblante ^ supplia Adimade dû rien faire qui pût irriter le Seigneur contre «ux; — Ne sommfiSr-nous pas bien en ee lieu ? Nx>us avonâ de l'eau pvire ^ des Êruiiis à^lieieux, pourquoi eiiereher «utre ehdse ?

« — Eh bien ! nous reviendrons, dit Âdima. Quel mal pettt41 j ayoir à msiter ce.ptijs iodcoanii qui s'ofire à nos yeux ?

. «» Et il s'£^[^roeba des rochers.. Héva le suivii en tremblant.

«Il prit alors sa femme sur ses épaules et se mot à traverser Tespace qui le séparait de l'objet de ses diésirs. - « Dès qu'ils eurent touché la terre , un bruit épouvantable se fit entendre; arbnes, fleurs, fruits, oiseaux, tout ee qu'ils apercevaient de rautre< bord disparut en un in»)* tant; les roehe;*s sur lesquels itls étadent venus s'abîmèrea^ dahsr les flots; seuk quelques roes aigus continuéirent à dio^ mimer la mer^ oemme pour indiquer le passage que iaco^ 1ère céleste veaait de détruire. »

CeS'Toebers. qui s'élèvent dans Vocéan Indien,- entre la pointe orientale de l'Inde et l'île de Ceylan, sont emsoro aujourd'hui connus, dansr le pays sous le nom de Palam Adima, c'est-à-dire Pont d'Adam.

Lorsque les Vapeurs qui se readent en Chine et dans FInde ont dépassé lee Maldives,^ le premier poisft de la éài^ indone i qu'ils apergoârrent est un seMmmet bleoàtre

236 LA '^IBLTtf DANS i'iNDE

'souvent couronné de nuageè, et qui s*élève inajestuétiriéfmént du sein des eaux. C'est du pied de cette tdbnïa^h^ que, suivant la tradition, le premier homme partît pôtït aller aborder sur la côte de la grande terre. ' •

Depuis les temps les plus reculés cette montagne porte lé nom de Pic d'Adam , et c'est encore sous ce nom que la science géographique moderne la désigne.

Fermons cette parenthèse pour continuer notre récit.

*t La végétation qu'ils avaient aperçue de loin n'était qu'un mirage trompeur, suscité par le ppincedes Rackchasas pour les amener à la désobéissance.

« Adima se laissa tomber en pleurant sur le sable nu; mais Héva vint à lui et se jeta dans ses bras en lui disant : — Ne te désole point; prions plutôt TAuteur de toutes choses de nous pardonner. »

Comme elle parlait ainsi, une voix se fit entendre dans la nue, qui laissa tomber ces mots :

« — Femme, tu n'as péché que par amour pour ton mari, que je t*avais commandé d'aimer, et tu as espéré en moi. Je te pardonne, et à lui aussi à cause de toi I Mais vous ne rentrerez plus dans ce lieu de délices que j*avais créé pour votre bonheur. Par votre désobéissance à mes ordres, l'Esprit du mal vient d*envahir la terre Vos fils, réduits à souffrir et à travailler la terre par votre faute, deviendront mauvais et m'oublieront. Mais j'enverrai Vischnou, qui s'incarnera dans le sein d'une femme, et leur apportera à tous l'espoir de la récompense dans une autre vie, et le moyen, en me priant, d'adoucir leurs maux.

« Ils se levèrent consolés, mais désormais ils durent se soumettre à un dur labeur, pour obtenir leur nourriture de la terre. » (Ramatsariar, récits et commentaires sur les Védas.)

Quelle grandeur et quelle simplicité dans cette légende indoue, et en même temps quelle logique !

Le rédempteur Christna naîtra d'une femme pour ré-

ççflc^peDser ,Héva de «'avoir ni désespéré de Dieu, .i^i eu y idée du premier p^ché, dont eUe ne fut coînplice.que ps^r affectiou pouy celui que le Créateur lui avait ordonné d'aimer.

, Cela eet beau et consolant I

Voilà la véritable Eve, et on conçoit qu'une .de ses fiUep puisse être plus tard la mère d'un rédempteur.

Pourquoi le maladroit copiste (Je la Genèse hébraïque n'a-t-il point su transcrire cette version sans la tronquer?

Est-ce par oubli, est-ce avec intention que la femme a été chargée par Moïse de tout le poids de la faute originelle ?

Nous n'hésitons pas à dire que c'est intentionnellement, et par une lâche déférence aux mœurs de son époque, que ce législateur a faussé l'ancienne tradition de l'Orient. Nous donnerons au chapitre suivant le motif de cette opinion.

. Que dire de cette légende?

Quelque séduisante qu'elle paraisse, la raison doit la repousser aussi bien dans la religion indoue que dans l'idée chrétienne.

On ne peut prêter de telles faiblesses à Dieu, et croire que pour une simple désobéissance de nos premiers parentâ, il a pu condamner l'humanité entière , innocente , au mal et à la souffrance,

Cette tradition est née'd un besoin.

Les premiers hommes, en voyant leur faiblesse, leur nature composée d'instincts bons et mauvais, en face de toutes les douleurs qu'ils avaient à supporter, au lieu de maudire Dieu qui les avait créés, préférèrent rechercher dans une faute primitive la raison de leur situation misérable. De là cette faute originelle que Ton retrouve dans toutes les croyances des différents peuples du globe, et même chez les tribus sauvages de l'Afrique et de l'Océanie.

Peut-être aussi ,n'est-CQ qu'un souvçnir de la vie fg^cile

998 LÀ ^iim.â^Bkif&'lL^DE

où la terre, nMatifi «liafg'èë éTbommeg, donfiâft en abondance «t sam» t;rayail ^ioatM les «hoBes n-éeessairefi à ia stib- ^6i8tanee.

GHAPtTRE V

€ftmQTOr MoîM ATffiiBtns-rr-iL a l^itiativï: be la

FEMME LA FAUTE OBIGINBLLE? — LA FEMME DES TÉDAS ÏÏT LA FSMHE BS LA BiBLB.

L'Inde des Vedas eat poarla femme tin véritable cnïte^ ce dont on semble fort peu se douter en Europe, lorsqu'iôi accuse les contrées de l'extrême Orient d^aroir méconnu la dignité der la femme et de n'a-vt^lr su faire de cette der- ■iére qn**un instmment de plaisir et d'obéissance passive.

Ce qui est vrai pour rapitiquîté ne l'est pas quand îl a'égitd^ rïnée andenne; et les subfîmes efforts du*Cbri6t tf^^nt lait que rendre â la femme la situation social^

qu'elle avait déjà possédée aux premiers temps de Thumanité. ' '

ïi faut que Pon sacbe bien que ce ftrt rinfluence sacerdotale et la décadence brahmanique qui, en changeani f^ftt primitif de l'Orient, rejeta ïa femme dans cet état d'asservissement quin*apas encore complètement disparu de nos mœurs. ,

Qu'on lise ces maxîtaes, cueillies au hasard, dans les Bvres sacrés de Tlnde :

« t'bomme est là force, là femme est la beauté ; îl est la raison qui domine, itiàîs èU'e est là sagesse qui tempère ;

: y^3^JS^ INI^WP / : «»

run Jke p^ut^exisiec sans l'i^t7#, ai o'««4 po«r «alaque le Seigneui: 1^ a cnéé&daux, pour un fi0ul bat.

K L'hpuif&e n*e^ complet qiu» par la U^m& y «4 i<^iKt homme qui ne se marie pas dès Tâge de la virilité, d^t éù» noté d'infamit).

u Celui qui méprise une femme, méprise sa mère I

M Celui qui est maudit par une femme est maudit par Dieu.

« Les larmes des femmes attirent le feu céleste sur ceux qui les font couler.

« Malbeur À qui m rit des souffrances deâ femmes! Dieu se rira de j&es p^-ji^es,

« Lea ' chants des femmes sont doux à ViO^fetlle du Seigneur; les hommes ne doiyent point, s'ila veulent être écoutés, chanter les louanges de Dieu sans les femmes.

« Qoe le prêtre laifi&e la fepime brûkrr Jies par&jns isur Tautel, quand il sacrifie pour la création, pour les fniits* pour les maisons et pour les fl^iurs.

. *i Les fe;Qames doivent ôtre.eutpj^rédB de soins et eom^ blée^s de présents par tous ceux qvi défirent de JLoBge yxar^

« C'est à la prière d'une femme que le Créateur a pat- ^nné aux houujaes; maudit soit celui qui Toublie! V « La femme vextueui^e e^t ex«y(i)j^te. d^ toute puriâea^ tion, car eUe ^'est jamais souillée, ja^ènfi» pa^ lee.ooutaets les plu9 impurs. . , . , • • .

^ « Celui qui oublie les souârances de sa mère quand aile Ta enfanté^ renaîtra, daus le. o^j^pf d'u^ui^ çh<^uette pendant trois migrations successives,

« Il n'y a pas de crime plus odieux. qui» celui de persé* cuter les femmes et de profiter de leur âûblesse pour Jes dépouiller de leur patrimoine.

M En accordant la part qui lui revient à sa aoçur, chaque frère doit y ajouter du sien et lui doQuer eu cadeaii la plus belle ^éuisse de son troupei^Uf le pluç pur safraa,de sa récolte, le plus beau bijou de son écrin.

2)|(^ LA M9iMB ,9Ja»i JJ&IDK

« La femme yQillQ.ÀlA,,miiia0aitefcle0.diiKiBKtéfl:(d0T«B), pito.t^cl^icça. du fayi8<;.id99x^tique' 6i9Bt beateiises . de -sa pré^e^ice. Ofi xie dpit JAmaÎD.lui «onôer losdttra irayanj: dea

cll^IQpS» ....... . M .

« La femme doit être pour Thomme de bien le repoedifi trfiLyail, la coD^olatâon du mcUheur* *• ;

,Leg sentimeats qijL'e:s,priiaezit e«s G!itaUons<.ne. sonipaS' isolés pl^.lQ fait d'an seul ouvx^gd; tousle^ livres aAcienft sont empreints du même amour et du même respect deJa. fem^ie. L'abrégé vàèmjQ 4e Manou, fait ^ar les brahmes au profit de leurs idées' dominatrices, quoique venant pia^ cer la femme da^s une sUg^aj^ion plus.6Qumise,.pluftieffacée, n'a pu ^'empéc^er, ep maintes cir<ionst<uaces,i de se fâiroi l'écho de ces principes primitifs qu'on ne pouvait faire tà^ viteoublier^ . > . * ;

Nou3 avofis en effet déjà cité un.pasaa^ de oe livre -qu'il, ne nous parait pa& inuitile de rappeler ioi ; • •

M Les femmes doi'vtei;i.t étr^ Oûmblé0& d'égards et de pré«*. se^ts.par l^^^'s père^i» Jours. «frères, l^urs maris et le» ïj;èr,i^^ de lei^rs. m^i/$, .lof^ue «c^^s^^ci d^sireat ui^ grandet. pyp.^périté. . .. i . •: ! ! . M . . '.

M Partout où les femmes vivent dans l'aCiU^tion^ la fat>. mille j^e tard^ p*s\à. «'éteindre-, .ï»»ais loraqu'^elles sont aim,ée^^ r^sp.eotéç^ et ^riM^ré^s d^ijsoins, la». famille. s'aug^ me,i?^te çt .ppQ^p^re^ '^?ii-^çiVi1(e!? /çirçkOA^t^attces. : v . -vç

.«i.Qu^nd les fei^mes^ sont honorées» les divinités so»!^ s^ti^£ait;e^„ ma^ lar^q;U,'oni ^iie* M banore pas tous les» «ict^i sp^tià^ér.ilçs^.,,. ,, ,^^ .; !w-.. ,. .. . -.•.'•r.

u Les maisons maudites par les femmes au^^queUefittOQ»^ n'.^ jP^a if^adu, l^s .hpwfl^g^s qïiiMleuî?.*sttnt<dijs< voientMa rifin.ei ^'j^ppfiÉfftptir suci ((?lL^s.^it leiSijdétsaipej.oomm-e* si^diesh

yf P^^n^ toutes .ie§ jmiisq^ii|.^pù ^et,«j||apiis#hplaîferaweKi'b^ ierxm^h ^t* te fiftrwi§:.^fti>i«oii[vnî4ti,! le*QâHttf.*feâttas»i««tf'l

ai

Wottb liBïVnB eftcofrf dand'l«'fiiéiiïe mrvîkgte r* • '

* a Lorsque les pal?e»ts, pal»' égAvemeni d'esprit, se met-' tettt eîi' possession des biens d'une femme, de Bes voitures' ou de ses bijoux, ces méchants descendent au séjour in ferimh ■ '

« Si une femme n'est pas heureuse et parée d*une ma-^' nière digne d'elle, elle ne remplira pas de joie le cœur 'de son époux, et si le mari n'éprouve pas de joie, le mariage sera stérile.

• Lori^u'une femme est heureuse, toute la famille Test également,

u La femme vertueuse doit n'avoir qu'un seul époux, de même que Thomme de bien doit n'avoir qu'une seule femme. »

Sous l'empire des Védas , le mariage fut considéré comme tellement indissoluble que la mort même d'un des époux ne pouvait rendre à l'autre sa liberté, si des enfants étaient issus de cette première union. Celui qui restait sur cette terre d'exil devait vivre, par le souvenir et dans le deuil, jusqu'au jour où la mort lui permettait de retrouver dans le sein de Brahma la partie de lui-même, la sainte affection qu'il avait perdue.

Combien fut grande, par la conscience, l'idée du devoir ' et les sentiments du cœur, cette civilisation des premiers ' âges qui, si près du berceau de l'humanité, n'avait pas encore vu naître les tristes ambitions qui depuis, en se partageant le globe, en le couvrant de ruines, ont fait oublier à l'homme son origine céleste et la sainte innocence de ses premiers pas.

Vous voyez bien que nous ne pouvons accepter le judaïsme, avec son cortège de superstitions, d'immoralité et de cruautés, comme le gardien de la révélation primitive et l'initiateur de l'esprit moderne. La Judée, comme la Perse et l'Egypte, est issue du brahmanisme et de la décadence indoue, et elle ne s'est souvenue de quelques-unes

^^2. LA 01BL£ iUltô L'INDB

des belles traditions de la mère^patrieqae pour les tronquer et les adapter aux mœurs de Tépoque.

Le premier résultat de la triste doimtiatioii das porétres dans rinde fut rabaissement et la dégradation morale de la femme, si respectée, si honorée pendant toute la période védique.

La caste sacerdotale, en Egypte, suivit les inspirations des brahmes et se gardât bien de rien changer à cette situation.

Si vous voulez régner sur des corps d'esclaves et sur des consciences abruties, il est un moyen d'une simplicité sans égale que nous livre l'histoire de ces époques honteuses : Dégradez la femme y pervertissea-lm le moral et vous aurez bientôt fait de TKomme un être avili, sans forces pour lutter contre les plus sombres despotismes; car suivant la belle expression des Vedas^ « la femme est Tâme de l'humanité! »

Comme il avait compris, cet auteur mystérieux et inconnu des livres sacrés de l'Inde, que la femme, allé, épouse et mère^ tenait la famille par tous ies liens les plus sacrés du cœur, et qu'en inspirant la famille par ses douces et chastes vertus, elle moralisait la société

Mais comme ils comprirent bien aussi, ees prêtres corrompus et affamés* de pouvoir, que là était le joint, le nœud qu'il fallait trancher pour mieux asseoir leur domination !

Moïse est-il venu changer cet état de choses etrendire à la femme son' véritable rôle, celui dont elle avait déjà' joui dans les temps primitifs de l'Orient?

Non!

A-t-il cédé aux mœurs de son époque contre lesqu^t^tes il fut impuissant à réagir? C'est possible; mai« alors c'est «ne raison de pliûs pour qn*otn ne vienne pas nous |^)er dé révélation

Ah ! partisans de JéSioTah, queJle ^fâte idée vous ùhcBP*

nhez à 11003 donner de Dieu, et sur quelles traditioBS singulières reposent vos ctoyaooes I

Comment! voilà une eiyilisation plus ancienne que la vôtre» vous ne pouvez pas le nier, qui fait asseoir la feBune à côté de Tbomme^ et leur donne à. tous deux une place égale dans la famille et dans la société, la décadence arrive et renverse ces principes... Vous naissez, vous vous intitulez orgueilleusement « peuple de Dieu, » et vous n'êtes qu'un fruit de la décadence indoue , et vous ne savez pas retrouver les pures doctrines des premiers âges,... et vous ne savez pas relever la femme, relever votre mèrel...

Allons donc, peuple d'Israël, peuple de parias, cesse de nous prêcher ton origine divine ; ton règne fut celui de la force et du massacre, et tu ne sus pas comprendre la femme qui, seule, eût pu Ije régénérer !

Tu as Ruth, il est vrai, dont tu vantes la candeur et la figure poétique et touchante... Nous savons ce qu'elle vaut et comment elle se prostitue à Booz, d'après les conseils de sa mère, pour se faire épouser.

C'était dans les mœurs de Tépoque, dira-t-on.

Et voilà précisément ce que je vous reproche, à vous qui prétendez descendre de la révélation I • Pourquoi ne les avez* vous pas changées ces mœurs? Vous avez bien su édicter le code de la conquête par le pillage, le fer et le feu ; mais vous avez été impuissant pour édicter le code de la pudeur et des chastes vertus.

SouveneZ'Vous donc des filles de Loth se prostituant à leur père l D'Abraham qui abandonne les enfants qu il a eus de ses servantes! De Thamar se livrant à son beaupère!

Souvenez-vous de ce prêtre, de ce lévite d'Ëphraïm qui, pour i^almer )a fureur de quelques hommes ivres et leur échapper, leur jette sa femme en pâture et l'abandonne à leurs outrages pendaivt toute wi»e aB,«it*..

Il est temps de juger toutes ces choses à leur valeur !^

Si Vôuk n'êtes pas la révélation, j'accepte votre excuse' et J*a(iTnets avec vous que ces .tristes choses étaient dans les mœurs du temps.

Si vous êtes la révélation je vous repousse et vous dis :. Votre révélation est immorale !

Oh I vous voudriez nous faire croire que Dieu a créé une morale progressive et perfectible?... Qu'il y a une loi an-, cienne tolérant Timpudeur et une loi nouvelle qui la proscrit?

Eh bien ! je vous réponds qu'il n'y a qu'une loi de Qiprale éternelle donnée par Dieu au berceau de l'humanité, et que tous les peuples qui la méconnurent violèrent la loi de Dieu.

Une chose qui m'a toujours beaucoup étonné est de voir, les sommités du protestantisme moderne, de cette religiaa du libre examen, rejeter de leur communion ceux des leurs qui çient la révélation, en se basant sur les lumiè^i^^ de la raison.

Un homme que Ton dit illustre, parce qu'il a fait cpouler un trône «t qui en fer^t crouler bien d'autres s'il n'était pour le moment en disponibilité pour cause de vice rédhibitoire, s'est mis, dans ces derniers temps, à prêcher dan^ des livres.

Il n'est paa catholique, parce qu'il n'a pas cette foi ar«* dente et sainte qui pourrait l'exiouser.

Il n^est pa& protestant, parce qu'il proscrit l'indépen-i»

dance et la libre pensée. - •

Il n'est pas juif^ pftroe qu'il admet la loi anciennei potir le passé et la rejette pour le présent.

Qu'est-ii donc?

■ Ce'fut un homme qui méprisa les hommes; un ministre: qui méprisa les ministres, uni député qui méprisa Ses éléd-' teups, un sujet qui méprisa son roi...

Et c'est enfin un homme qui, après avoir jeu du mépris pour tout... et pour tous,... est en train de recevoir au*jourd'hui ce qu'il a si libéralement donné.

Eh bieni cet homme, qui s'est mis à prêcher dans des livres, s*est fait le souteneur de la révélation judaïque..

11 croit à ceci, parce que cela lui convient; il rejette cela, parce que cela luî déplaît; il est éclectique, mais c'est d*un éclectisme à lui ; il est libre penseur, mais sa libre pensée est à lui, et il ne veut pas de celle des autres...

Qu'est-ce qui le pousse à ce dernier rôle?

L'envie de faire un dernier bruit autour de son nom. ' Allons, monsieur Guîzot, quittez votre plume, comme vous avez quitté le ministère, vous écœurez les croyants et les' libres penseurs, c*est tout ce que je puis vous dire an nom de la jeunesse pensante.

^- On doit respecter qui défend une idée et un drapeau, ]iiais"jamaîs ceux qui n'ont d'autre idée et d'autre drapeau qu'eux-mêmes.

». JèfTieiisde rèlîr^ cô hors d'œuvi'è qui n'a.peut-ôtre aùoUnè râiâon de noircir ces pages, doia-je Teifacer?... Non! En iharchant au hasard, ma plume a peut-être rencontré ifti cH de la coiisoi^uce pûblîque I ..." •

Le nom s'est présenté de lui-même parmi tous les défenseuxadela JTévél^tion 'hé^raïqu^, ^ :c^est l» seo} q[ui m'ait entraîné, parce que c'est \^ sèul^qui ait i^antitiré de son > ^(^w^et^pèrBonitifi^ àtï j^e^i>L'éigpi'$nxe:£K>oial4 Uégo'i^me. politique, l'égoïsme religieux. ' -■ . •• • i. ■•> » i • . iS»P©<3âWS,f|»e.ft)Ht <ï^Qi.ne fioitq4^!iî.e<e pa^pBtîUèse et TÇvenons à notre sujet. :; ,- ,.j : , . . . />: ■ ^ . > *!

Je disais à la révélation qu'elle n'est poiiitil^lT^y^l^Uft,?» POTPfliOTîeH,^ iv*^iPli«>^ffu,:Ç^leyi&ff.la,/^mm^, ,^tflm?6, ^^po^s-

sa9iil^% jarî^dHipPft 4^il'ÏPMe,an^jben:i^^,-4« l!Iii# ^y4(ia^n elle n'a su que continuçr J<©ç A?fi^4iii^ǧi4ô:l'Jliwleî<i^,jbempi^)

brahmaniques.

^6 LA BIBLS BAKS I.*INDE

La femme des Yédas est une teume digne et chaste; la femme de la Bible n*est qu'une esclaye et souvent qu'une prostituée.

La femme des Védas est une compagne pour l'homme et rhonneup du foyer domestique.

La femme de la Bible n*est qu'une concubine.

' Llndou ne pouvait avoir qu'une seule femme.

L'Israélite faisait des excursions sur le territoire de ses voisins pour se procurer des filles vierges, et il ne craignait pas de vendre ses propres filles lorsqu'il en trouvait un bon prix.

Il p'est pas nécessaire de rechercher ailleurs que dans la corruption des mœurs des Hébreux les motifs qui ont poussé Moïse à intervertir les rôles et à tronquer la version indoue sur la création du monde, qu'il copia, en Egypte, dans les livres sacrés des prêtres.

Le législateur hébraïque ne put, à cette époque du règne de la force, entrevoir la belle et tojichante figure de la femme libre, chaste et dévouée, et régnant par le cœur sur son mari et sur ses enfants. Disons-le, du reste, à sa décharge, s'il eût eu le courage de faire une tentative dans ce sens, son peuple ne l'eût point compris et il eût infailliblement succombé sous une révolte générale.

Dans tout l'Orient, la femme était devenue l'esclave du maître et nul ne songeait encore à l'émanciper, à lui restituer sa place; et Moïse, pas plus que les autres, n'eut l'idée de revenir aux primitives traditions.

Il ne pouvait donc pas, dans ces circonstances, transcrire la légende indoue dans toute sa sublime simplicité. Faire l'homme auteur de la faute originelle eût été diminuer son prestige, choquer l'orgueil de ce despote et faire comprendre à la femme que c'était à tort qu'on l'avait asservie au nom de la Divinité.-

Ce n'est point en cela seulement que Moïse oublia l'InÛe;

GBNÈSK INPOUB 241

dftBB la Genèso, Jéhovah n annonce pas -de rédempteur à Adam et à Eve après leur faute, et ce n'est pas, je Tavoue, sans étonnement que je vois Fidée chrétienne s'appuyer sur Moïse pour soutenir que le Seigneur annonça le Messie à nos premiers pères.

Voilà comment s'exprime la Genèse loi'squ'Adam fut chassé du paradis terrestre :

« Et il dit (Jéhovah) : Voilà Adam devenu presque comme un de nous (Jéhovah ne me paraît point certain d'être seul et unique Dieu), et sachant le bien et le mal; •maintenant il faut le chasser, de peur qu'il ne lève de nouveau la main sur Tarbre de vie, et que mangeant de ses fruits il ne vive éternellement.

« Dieu le fit sortir alors du paradis de délices afin qu'il allât travailler la terre, d'où il avait été tiré.

« Et l'en ayant chassé, il mit des chérubins devant ce paradis de délices , qui faisaient étinceler une épée de feu pour garder l'arbre de vie. »»

J'ai vainement scruté chaque phrase, chaque expression, non-seulement de ce livre, mais encore des quatre a.utres attribués à Moïse, il m'a été impossible d'y rien découvrir qui, de près ou de loin, au propre ou au figuré, puisse s'appliquer au Rédempteur.

Ce n'est que plus tard que les prophètes recueillirent cette tradition que l'Inde avait léguée à tous les peuples et que l'on retrouve dans tous les livres sacrés du globe.

Il n'est pas inutile non plus de remarquer que Moïse ne dit pas un mot de la création et de la révolte des anges, ce qui, selop nous, est encore un emprunt fait postérieurement aux croyances de l'Orient.

Ainsi, cette religion hébraïque se forme peu à peu de pièces et de mx)rceaux, recueillis çà et là dans toutes les mythologies antiques et mis sous la sauvegarde d'une révélation qui ne soutient pas l'examen.

(13^ LA'IBmt/ELDi^â'l/tNDB

^^Hvre^Baovés de l'Indsiei de rÉgypte^ue \ûé lévites et les pro]|^hèt6«'qai vinrent compléter son oduvfe. ^^

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