‹ La Bible dans l'Inde: vie de Iezeus ChristnaChapitre 31 sur 72 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

TBINITÉ JNDOtJB. — BON »ÔLB. — CREATION DE LA TEBRÏ

Quand la durée du Pralay a (dissolution) prit fin , Brahma, selon l'expression de Manou, ^^ parut resplendismnt d^ ll^clat leplus pur, eti déployant sa propre splendeur y disr sipa l'obscurité et développa la nature, ajant résolu dans ^ pejisée de faire émaner de sa substance toutes les créatures.'»»

Bagaveda-Gita :

.^ « Lorsq^ue 1^ nuit profonde pendant laquelle le germe 4e, toute chose se régénérai^ dan^ le sein de Brahma S0 diesîpa, une lumière immense parcourut les espaces infinis, et l'Esprit céleste apparut dans toute la force de sa puissance et de sa majesté; à sa vue le chaos se changea en une matrice féconde, d'où allaient sortir les mondes, les étoiles resplendissantes, les eaux, les plantes, les animaux et Thomme »»

Au moment où le Zeus irrévélé , non agissant , devient Brahma, c'est-à-dire le Dieu agissant et créateur, trois^ personnes se révèlent en lui pour l'aider dans son œuvre, sans cependant porter atteinte à son unité.

Cette divine Trimourti (Trinité) , disent les livres sacrés et les brahmes, est indivisible dans son essence et indivisible dans son action, mystère profond que l'homme ne pourra saisir que quand son âme sera admis à se réunir à la grande âme (brahmatma) dans le sein de la divinité.

Cette Trinité se compose de Brahma, Yischnou et Siva.

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-^ Braània roprésant^ile prÂGQipe créateur, 0t xegol^ ^^ sanscrit k nom de Pèffô,' . . . , .>

ViBolin'DU'rèprése&te le pirinieipe protecteur et eon^erva- -fcéUr^ c'est le Fik dbe Dieu, le^ YerbeJncaoraé daas la pe^rsonne de Christna, qui est venu sur la terre, et, pasteur et prophète, sauver* Thumoianité, puis mourir, soa œuvre ac- -o^ïfipKe, d'une mort violente et ignominieuse»

Siva enfin ou Nara, e'est- à-dire 'l'Esprit divin, est le principe qui préside à la destruction et à la reconstitutiotl, image de là natute, qui renferme en elle les attributs de fécondité et de la vie, ceux de la décèmpoBÎtion et de-' ta mort. C'est, en un mot, l'Esprit qui dirige cet éterfiél mouvement d'existence et de dissolution qui est la loi de tous les êtres'. ' ' ■ - /

A partir du premier acte de la création, le rôle de cette Trinité commence : Bralima crée, Yischnou protège et Siva transforme, et Dieu continue à se mouvoir dans ses triples attributions, jusqu'à une nouvelle dissolution de la nature, jusqu'au jour où tout cesse d'exister, où tout rentre dans le chaos.

Suivant la révélation védique, la matière est soumise à une loi unique , qui se retrouve la même dans tous les cp^ps, dans toutes les plantes, dans tous les animaux.

Ainsi une semence est jetée dans la terre, un germe se développe ; il n.aît uijie plante ou uu arbre : cette plante ou cet arbre grandissent, vieillissent, meurent et retournent 4 «la t^riîe. Mais cQ.ttp planta o,u cet i^rbr^ ;ont produit des graines, qui à leur tour, jj'eprpduisent le tjpe premier qui ^■disparu. U ea <^st de. mémcdets animaux et 4e tout ce qui

exista » » • . . ». t ■ : . " ' ■ I ' * • •'-■•; ' ' I f ■ i • - T

: De môme lft>maiiièi*e'eait d'un germe :f^0o»dé (paj?. l'Être suprême, se développe d'après des lois fatales, et fii^t K)mmeila][ilante,-1< arbre 'ett^'ianintifalrpar la décomposition. Maâsun !gefme}ireste>, qui' &^.> Dégénère,.» se féoQn de à nou-

Veau dans !e déiih di$ la grande âln^'dd to •stipi^ms'pidissance, et de nouveau donne naissance à Tunivei^s. - ->

Pendant cette période ]a' Trinité se perd daas l'unité; elle est comme si elle n'existait pas, puidqt'dtle bô se pé«^ vêle point par son action. •

Ce qui m<6 séduit dans cette oroyanoe indone, o'^sit qu'elle ramène tout à l'unité et en accepte toutes les o^n^ âéquences logiques. Et comme cette grande loi de la matière est sublime dans sa simplicité !

On peut» je crois, fouiller tous les systèmes philosophiques et toutes les religions sans rencontrer des idées aussi rationnelles,, aussi conformefi aux règles de la nature et à ladignité^deDieu.

Voyons maintenant Toeuvre de cette Trinité sous la direction suprême de Brahma.

De la matière Dieu tira d'abord la lumière , l'air, les eaux, la terre.

Puis il exprima de l'âme suprême, la vie ou manas commune aux plantes, aux animaux et à l'homme, puis Vahancara, c'est-à-dire la conscience, le moi, avec toutes ses facultés, et qui devait être l'apanage de l'homme seulement.

Puis, pour distinguer les actions qui allaient naître de la conscience, il établit le juste et l'injuste, et en donna la notion à ce flambeau, à ce moi, qui était destiné à guider les créatures raisonnables qu'il allait tirer de sa substance.

' Après cela, Dieu créa les plantes, les arbres et les animaux, et quand, suivant l'expression des livres sacrés, la nature entière ne fut qu'un chant d'amour et de reconnaissance, Brahina forma l'homme et la femme du plus pur de lui-même ; et ceci fait, il se reposa et s'admira dans' «on oeuvre.

Le Msnôu , abrégé ei transformé par les brahmes au profit du système no>«veau qu'ils venaient établir, n'a pas

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la simplicité et la grandeur du Veda; sur ees matières cependant, on peut dire que les paroles suivantes sont un écho, quoique imparfait et infidèle, de la doctrine primitive.

« Lorsque Dieu s'éveille, aussitôt cet univers accomplit ses actes; lorsqu'il s'endort, lesprit plongé dans un profond repos, alors le monde se dissout.

« Car, pendatit son paisible sommeil, les êtres animés, pourvus des principes de l'action, quittent leurs fonctions, et le sentiment, c'est-à-dire la vie, tombe dans TinerUe.

« Et lorsqu'ils sont dissous en mérme temps dansi Vftme suprême, alors cette âme de toifô les êtres dort tranquillement dans la plus parfaite quiétude.

** Après s'être retirée dans l'obscurité primitive , elle y demeure longtemps avec les organes des sens, n'acoom^lit pas ses fonctions, et se dépouille de ^a forme.

« Lorsque, réunissant de nouveau les principes élémentaires subtUBy elle s'introduit dans la manière, alors elle reprend une forme nouvelle.

« C'est ainsi que, par un réveil ou par un repos alteamatifs, rÊ^re suprême fait revivre ou mourir éternellemeiEt tout cet assemblage de créatures mobiles et immobiles. »

C'est en vertu de son rôle de protecteur que Vischnou revêt une forme visible, ou s'incarne, et vient sur la terre rappeler les hommes à la foi primitive^ chaque fois qu'ils s'en éloignent.

Cette croyance indoue à l'incarnation divine a au moins, sur beaucoup d'autres, ce côté logique, de penser que Dieu se manifeste sur la terre chaque fois que la faiblesse et les erreurs de l'humanité rendent sa présence nécessaire.

La Trinité dans l'unité, repoussée p^ Moïse , a servid plus tard de base à la théologie chrétienne, qui inoontes*tablement en puisa l'idée dans l'Inde. Des preuves sui^^ santés appuieront en sodi lieu la véracité de cette opinien^

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