‹ La Bible dans l'Inde: vie de Iezeus ChristnaChapitre 42 sur 72 · CEREMONIES ET SACREMENTS DE L ANCIEN CULTE BRAHMANIQUE · texte numérisé non relu

CEREMONIES ET SACREMENTS DE L ANCIEN CULTE BRAHMANIQUE

. Dans les religions anciennes, comme dans les modernes, le culte revêt deux form.es.

Par la preçniàre, sous le nom de cérémonies et sacrifices, il envoie à la divinité les prières et les vœux des

mortels.

Par la seconde, sous le nom de sacrements, il impose aux fidèles certains actes, certaines expiations ou purifications; il règle, en un mot, leur vie spirituelle, leurs rapports ^ec Dieu.

No,us alloflis voir quels, furent les sacrifices et les sacrements institués par les successeurs de Christna danSj la J3irifliijiv0 Église brahmaniqLue. .. .,

Sacrifice du Sarvameda.- -

Dans la première partie de cet ouvrage, nous avons écrit ceci :

Brahma est considéré par les Yédas comme s'étant sacrifié pour la création. Non -seulement Dieu s'est incarné et a souffert pour nous régénérer et nous ramener à notre source divine, mais il s'est même immolé pour nous donner Texiatence, « sublime idée que l'on trouve exprimée, dit M. de Humboldt, dans tous les livres sacrés de l'antiquité. »

à08 LA BIBtE DÀ^S l'INDE

De là, disent les livres saints :

« Brahma est tout à la fois le sacrificateur et la rictîme, de sorte que le prêtre qui officie tous les matins aux cérémonies du Sarvameda, sacrifice universel symbolique de la création, en présentant son offrande à Dieu, s'identifie au sacrificateur divin , qui est Brahma ; ou plutôt c'est Brahma, victime dans son fils Christna, qui est venu mourir sur la terre pour nous sauver, qui accomplit luimême le sacrifice soienneL »

Ainsi le prêtre à Taute), dans ee sacrifice du Sarvameda, présente à Dieu son offrande et ses prières en l'honneur de la création et de Tincarnation de Christna.

Nous retrouverons plus tard l'idée catholique appliquant le même sens symbolique au sacrifice de la presse.

Cette cérémonie est la plus importante de toutei^ dans la religion brahmanique : le prêtre ne peut y pyoçéder chaque matin qu'après un examen complet de toutes ses fautes et s'être purifié suivant le mode prescrit. Les autr-QS ne sont que des sacrifices secondaires, tantôt en Thonnaur de saints personnages parvenus au séjour de la l^éatitude, tantôt pour attirer la protection de Dieu sur les moissons et les fruits*

Les matières des sacrifiées sont : Thuile consacrée, l'eau lustrale, l'encens et un certain nombre d'autres parfums, qui sont brûlés à l'autel sur des trépieds d*or. L'offrande se compose d'une galette de riz, arrosée de. beurre clarifié, que le brahme (prêtre) doit manger après Tavoir offert à Dieu et sanctifié par ses prièires,

■ Plus tard , lorsque le brahmanisme réserva les pures doctrines, et ces simples cérémonies, pour les. adeptes et les initiés, et après les divisions du peuple en castes, le culte vulgaire adopta les efteriôcefe -d^animaux, et ces derniers, après leur consécration, étaient partagés entre les assistants,, que cette nourriture purifiait dë^ ' souillures légères et involontaires. /i j : . j . j

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C'est cette seconde époque qui a iaspiré rÉgj^pte et, le culte d# Moïse.

. I^içus nous sommes suffisamment étendu sur toutes ces choses pour ny point revenir.

DSS sâcrsments Purification des nouveau-nés par Veau.

Dans les trois jours de sa naissance, l'enfant doit être ondoyé, c'est-à-dire purifié par l'eau sacvée du Gaoge» et quand Téloignement empêche de s'en procurer, par Teau lustrale, qui a été consacrée parlebrahme dans la. pagode»

Cette coutume religieuse est fort ancienne dans l'Inde ; eUe date de l'époque védique, et Christna l'a oonaa^réo eâ ïillanrt lui-même- arant de mfourir se plonger dans les eaux du Grange;' elle est encore en honneur chezi lés Indous, qui ne manquent point de rotrecrrer avec toutes ies cérémonies du rite ancden. ■ . . . •

Les livres sacrés de l'Inde disent hautement que cette eau, répandue sur Tenfànt, a p^our but de le laver de . la souillure originelle. ' "

Quoi qu'il en soit, et que l'on considère ceci comme une simple abMiôn, cëitté» fbrmalité est imposée par «la religion; et' c'est lebrahme'qtî râccdmplit; cela noub suffit î)dtïr lia rkngèr parmi les sa<îremeht<â: ■ . •

Au surplus, cette coutume^ rdligiéuse^ n'iest'pasisoàée,' et l'eau lustrale qui a purifié Tenfant continue à -le purifier chaque fois qu'il en use pendant le oour$ de son. existence. C'est de ïà, on n'en saurait douter, ce systôme d'alblutioiis qui a été adopté par* toutes lias religions orientales*

De la mnfifmation^

..JE|9Pn<)n§TJfp^?,sur,çp sujet, et ^ans. aucune réflexion, à citer deux textes : Tun des Védas et l'autre de Manou,

iié LA MB^^È ' bÂ1*tf li^riïDB

Atharvû Tédâ (lirre des prétjeptes) :

« Quiconque, avant l'âge de seize ans, n'àptnnrt Mt <îofifirtner dans le temple sa pntxflcation^pa^ronction derhHîle sacrée, T investiture sanctifiée et la prière de ta BàTîtri, doit être chassé du milieu du peuple comme un comtempteur de la parole divine. »

Malgré la division du peuple en castes et le pervertîssement des anciennes doctrines, les bràhmes conservèrent ce sacrement et retendirent à toutes les classes, hors celles des soudras ou prolétaires, des esclaves et des parias.

Le Manou, abrégé et transformé dans leur intàrét, s'exprime ainsi :

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