‹ La Bible dans l'Inde: vie de Iezeus ChristnaChapitre 48 sur 72 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

INUTILITÉ ET IMPUISSANCE DU MISSIONNAIBE CHEÉTÏBN

DANS l'iNDB

Si, comme l'a dit le R. P. Dubois, la justice^ Vhumaniti^ la tonne foi, la compassion, le désintéressement, toutes les vertus enfin étaient familières aux anciens hrahmes;

S'il est vrai de soutenir également avec lui que les In^ dous professent les mêmes principes de morale que nous^ on a la clef du complet insuccès des missionnaires dans rinde, insuccès du reste avoué par un grand nombre d'entre eux, sans qu'ils osent ou veuillent en donner les motifs.

« Pourquoi changerais-je de religion? me disait un jour un brahme avec lequel je discourais sur ces matières.

a Nous avons aussi bien que vous , si ce n'est mieux , et vous ne datez tout cela que de dix-huit siècles, tandis que notre croyance se rattache sans interruption à la création du monde.

« Dieu, suivant vous, et vous le rabaissez, s'y est mis à plusieurs fois pour vous doter d'une religion ; suivant nous, il a révélé sa loi en nous créant.

a Chaque fois que l'homme s'est égaré, il s'est manifesté à lui pour le rappeler à la foi primitive.

« En dernier lieu, il s'est incarné dans la personne de Ghristna, qui est venu non point guider l'humanité dans

d^ loi^t nouTeli^s , mms ^ffa^r la foute originielle et épii-, rer la morale.

M Cette incarnation, tous nous Tavez prise, clûmnLe tous abus avez pris la tradiÉios da la création d*Adima/{et d-Heva.

M Nous en attctid<yfls encore tine autre avant la fin dûmonde , c'est celle de Christna revenant combattre lé prince des Rackohasas déguii^é ôb cheval^ et diaprés ée 4ue vDQs'Vèiièz de mè r«i»oiite^ de vot^d'Âpoealypse, v<ms ncius avez emprunté égaleme&ticette prophétie.

« Votre religion n'est qu'une infiltration, "un souvenir^ de la nôtre, pourquoi voudrieî!-vous me la faire adopter?

« Commencez donc, si vous voulez réussir, par ne pas m^lenseîgner des principes que Je retrouve dans tous nos livres saints et une' morale que bous irtrofessiôns "datis' rinde *bïen ' avant que l'Europe êùt ouvert les yeui à' la lumière et à la civilisation. » : . '

Tout cela était de la plus exacte vérité, ètîï n'y âvaît rien a répondre*. ..... . i-

Et dès lors que voulez-vous donc apporter à ces peuple^ ? des cérémonies extérieures, la forme à'un culte ; ce sont les manifestations sensibles et non la base d'une religion, et que faire quand lés bases sont les inêmest

Sans doute les Indoûs ont oublié leurs croyances primitives, la pureté de laiporale de Christna dans la pratig^ue. mais leur démoralisation ne vient point de l'ignorance; ils connaissent parfaitement leurs dogmes et tous ks grands principes de la conscience. . ! .

. Que l'Europe pe leur jet|t^ point taiit la pierre J. sui paili,eu de ses luttes, de sas.apibitious dp toi^te nature,, ^11$ serait fort malvenue à se décerner une palme de moralité.

Bans douta les Indous aeitue]^ âK»(i.isu]9âtïtiié:à leur culte lesi ^iratiqueft k»i(|^& «uperôtitiepsaëa^ Qme iroukK^iQ.usJ • grâce à leurs prêtre»^ ib ani>$nL par délaifisar J^ietU,( gOi»!^

ÈprïxmxîW' 3St'

adorer les fàdmeun de flliMid«i»; ks^ auffesr •!> ItiTH tiftiâts; léd

devas et les richis. t ■ :

^. Etalés-? • , ' ^. .t .

Est-ce que hoqb ii'ttft)ii& paS' attsii nos miraeles de la Saletté et antres lieax, nos saints qui guérissent les ayeii-» gles. lesr l^aite^?L, leà sourds, liea écr^blles et les eùgelurei»?*4« ..Poui^uoi les Indoud n -alimentais pas.l^s leurs?

Je DQie trouvais un jour dans ub village aux environs de Trichnapoli, grande ville, de la pointe orientale de l'Inde» oii un missionnaire fraich^i^ent débarqué cherchait, à faire quelques prosélytes. Un hrabnae théologien se pré-senta à lui, comme celfi.se pratique toi^ourç en pareille cirQpnst»aBçe> et lui pi?pjjo^a une discussion publique sur les matières religieuses qui lui convieiXdraient. .

Le poi'être ,qui parlait parfaitement le tamoul, accepta ; s'il eût refusé, il se fût coulé dans Topinion publique, et tout Indou à qui il eût voulu, dans ce district, parler de religion lui eût infailliblement répondu : <» Pourquoi as-tu craint de te mesurer avec notre brahxne? »

La réunion fut fixée au dimanche suivant. Les Indous sont très-friands de ces assemblées, de ces tournois de la parole; hommes, femmes, enfants, tout le monde s'y rend, écoute avec intérêt,, s' échauffe à la lutte, et ce qu'on ne croirait peut-être pas, poursuit imj^itoyablement de ses huées ïe vaincu, et avec la plus grande impartialité, que ce soit le brabme ou le missionnaire.

On tirouvera cela moins étonnant quand on saura qu'il n'est pas un Indou, quel que soit son rang et sa caste, qui ne Cbnna'isse les prlnctpes dé PÉcriture sacrée, c'est-àdire de^ Védàs, et qui ne sache parfeitement lire et écrire. • • —

11 est u» proverbe tndoti qui dit : -^ Oehii-là n'est pas un-homme qui ne* sait paâ "fixer «a pensée sur une oUe (fèttiUede^lmidrpi^ôpaarée pour éetrice}-: ■

'336 LA BIBLB DAKIS L INDB

* Le dfmanélitè Yeiïu,lé iniUftge entier se réunît souô rombragé de vastes mùltitJlfantô, qui faisaient une i*âlle Aàturelle pleine de fraîchetir. Je me plaçai à quelques pas deà d?é>îi ànts^enisté», et la joute commença.

Dès' les 'premières paroles échangées, je compris ce qui allait iïiéVrtaMeihent arriver.

Le 'brahme, esprit an, subtil, s'empara immédiatement de la difecus^il pour' la diriger,et voici le curieux dialogue qui s'établit entre eux : ' ' '

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