‹ La Bible (volume 2)Chapitre 56 sur 93 · LH · texte numérisé non relu

LH

Relativement à Damas*,

Hamat et Ârpad sont dans la confusion, elles ont entendu une fâcheuse nouvelle, elles se consument de peur I C'est un trouble comme^ celui de la mer, quand elle ne trouve pas le repos. Damas a perdu courage, elle songe à fuir, la terreur l'a saisie, l'angoisse et les douleurs l'ont surprise, comme une femme qui enfante. « Comment I elle n'est pas abandonnée^ la ville glorieuse^ la cité de mes délices ' I » C'est que sa jeunesse va tomber sur ses places, et tons ses guerriers périront en ce jour, parole de l'Ëternel I Je vais mettre le feu aux murs de Damas, pour qu'il dévore les palais de Ben-Hadad *.

'^ La campagne où paissait le troupeau (de Tallégorie, c'est-à-dire les Édomites) est à4ioUe; nous prenons ce mot dans le sens de la tristesse et du désespoir (la campagne étant personnifiée comme la mère ou nourrice du troupeau]. Cette allégorie est cependant abandonnée dans ce qui va suivre^ la ehtiie ne pouvant se prendre que dans le sens politique et militaire.

^3 La mer rouge qui baignait le pays d'Édom du côté opposé à la frontière de Juda.

i4Chap. XLVIII, 40, 4i.

1 Nous ne connaissons guère les destinées de la Syrie après sa conquôte par les Assyriens au huitième siècle avant J.-C. Il serait possible que Neko l'eût soumise, et que maintenant les Chaldéens, à leur tour, l'aient menacée, en même temps que le reste de l'Asie occidentale. — llamat et Arpad sont des villes de Syrie ; la première existe encore sous ce même nom.

^ Changement d'une lettre, d'après des manuscrits.

3 Cette phrase est obscure, parce qu'on ne voit pas trop bien dans la bouche de qui on doit la mettre ; et puis il y a une négation dans le texte, qui paraît presque trahir qnelqae altération. On est tenté d'y voir une espèce de protestation incrédule des habitants.

4 Âmos I, 4.

56â JÉRâlflE XLIX, 88-84.

Page 1