‹ La Bible (volume 4)Chapitre 51 sur 52 · JOSUÉ XXIV · texte numérisé non relu

JOSUÉ XXIV

l'étranger qui sont encore parmi vous, et tournez vos cœurs vers laheweh, le Dieu d'Israël. Et le peuple dit à Josué : C'est laheweh notre Dieu que nous voulons servir, c*est lui que nous voulons écouter.

** Ainsi Josué fit un pacte avec le peuple en ce jour-là, et établit pour lui une loi et une règle à S'ekém. Et Josué écrivit tout cela dans le livre de la loi de Dieu * ; puis il prit une grande pierre et l'érigea là sous le chêne qui était au sanctuaire de l'Éternel. Et Josué dit à tout le peuple : Voyez, cette pierre sera un témoignage contre nous, car elle a entendu tout ce que l'Éternel nous a dit, et elle sera un témoignage contre vous, pour que vous ne reniiez point votre Dieu. Puis Josué renvoya le peuple, chacun dans sa propriété '.

'^ Après cela Josué, le fils de Noun, le serviteur de l'Étemel, mourut âgé de cent dix ans', et on l'enterra sur le territoire de sa propriété à Timnat-Sérat *, sur le plateau d'Éphraïm, au nord du mont Ga'as'. Et Israël servit l'Éternel pendant tout le temps de Josué et pendant tout le temps de la vieille génération qui survécut à Josué et qui avait été témoin de tout ce que l'Éternel avait fait pour Israël *.

'* Et quant aux restes de Joseph que les Israélites avaient emportés d'Egypte*, on les enterra à S'ekém, dans le champ que Jacob avait acheté pour cent kesitas des fils de Hamôr, père de S'ekém''; tout cela devint la propriété des fils de Joseph. Et quand Éle'azar, le fils d'Aharôn, mourut, on l'enterra au G'ibe'ah de son fils Pînef^as *, qui lui avait été donné sur le plateau d'Éphraïm.

1 Evidemment le rédacteur qui a écrit ces mots distingue le Livre de la loi du récit qu'il fait lui-môme. Comp. Deut. XXXI, 9^ 22, 24. Il s'^suit l°que ce Livre de la loi n'est pas le Pentateuque dans sa forme actuelle, 2° qu'il est censé avoir contenu les actes de Josué.

2 Juges II, 6.

3 Même nombre d'années que celui qui est attribué au patriarche Joseph. -1 Chap. XIX, 50.

^ Juges II, 7. — N'y aurait-il pas là une conception différente de celle qui fait mourir au désert toute la génération contemporaine de Moïse ?

0 Gen. L, 25. Ex. XIII, 19.

7 Gen. XXXIII. 19.

^ Le G'ibe'ab (la hauteur] de Pine^as, doit avoir été un nom propre, comme le G'ibe'ah de Saûl, si souvent nommé dans l'histoire de ce roi. Le nom de G'ibe'ah (G'éba*, G'ibe'ôn) ayant une signification qui convenait à un grand nombre de localités, il était naturel qu'on les distinguât par des noms accessoires. Il y a seulement à remarquer cette singularité qu'Ële^azar est enterré dans la propriété de son fils, qui pourtant a dû être la sienne propre, et qu'elle n'a pas porté le nom du premier possesseur. Cela nous laisse entrevoir une combinaison traditionnelle sujette à caution.

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