‹ La Bible française au moyen ageChapitre 103 sur 137 · MANUSCRITS ARUNDEL · texte numérisé non relu

MANUSCRITS ARUNDEL

N" 230. PsAUTJER AVEC GLOSE FRANÇAISE, etC.

Reliure aux armes d'Arundel. 960 millimètres sur iG5. 19/i feuillets numérotés au crayon. Ecriture de plusieurs mains, du xii" siècle.

De la bibliothèque du duc de Norfolk. Au folio 180 v° se lit une note en cursive. paraissant du xv" siècle : rrOff your charyte, pray Ifor the sowlys olT Wylliam John Kchard (?) and Elyzabelh Dygne. «

Commencement : rrAnceis veit en esclem.. . n (ce sont des vers). Aux folios 1 et 189-19^*, les feuillets étant intervertis, le comput de Philippe de Thaon. Au folio 1 v° commence un fragment de calendrier : écriture rouge et verte , calendes bleues. On y voit un grand nombre de saints normands et saxons; saint Augustin etBède, saint Wlfram et saint Guthlac avec son octave et sa translation sont marqués en vert. On remarque des additions postérieures, qui sont mentionnées par Forshall. Le recto du feuillet suivant contient les jours périlleux. Le Psautier, qui commence au folio 7 par une fort belle initiale romane or et couleur, est écrit en 90 lignes à la page (texte latin). Les psaumes ne sont pas numérotés. Initiales vertes et rouges à chaque verset, grandes initiales des mêmes couleurs à chaque psaume; il y a de plus grandes initiales dorées aux psaumes li, ci et cix. Ce psautier est précédé de 7 couplets, écrits trois vers à la ligne, qui y ont été ajoutés dans les premières années du xiii° siècle.

Ces vers sunt de salu Del riche rei Jhesu.

Le latin et le français sont certainement de la même main. La glose française a été effacée jusqu'au psaume iv, v. 3 (fol. 9) et rétablie au commencement du siècle dernier, d'après le manuscrit d'Eadwin. L'ancienne glose commence par les mots : ffcuer. Pur quel araez vos vanitez?n Mais on voit, en marge du titre du psaume i, quelques mots, écrits de la même main que la glose, et coupés par le relieur, qui reproduisent deux fois les premiers mots de la glose française. Ils peuvent être complétés ainsi, d'après la copie de Wharton : rrLi benurez huem [qui ne allât] el conseil des feluns, [e en la veie] des peccheurs ne stut, [e en la] chaere de pestilence n[e sist].» F'olio 1^6, les cantiques (ffJo regehirai a tei, Sire... -n). Les 6 premiers ont seuls la glose française, ce qui prouve que le manuscrit sur lequel notre glose a été copiée, et qui du reste était fort différent du texte latin auquel elle est appliquée, était à peu près semblable au manuscrit de Montebourg. Le Kyrie, qui est purement latin, comprend un grand nombre de

MANUSCRITS ADDITIONNELS. /i05

saints saxons et normands. Ce qui suit, depuis le folio 162, est un autre manuscrit, re'uni au premier par le seul hasard de la reliure, et dont i'écriture est au plus tôt du xiu° siècle.

J. Forsiiall, Catal. of the Mss. in the Brit. Mus., new séries, t. I, i835, part 1 : The Arundel Mss., p. 6g; J. Usserii Hisl. dogmatica de Scripturis S. vernaculis, desiripsit.. ., auctario locupletavit H. VVharlon, Londres, i68<), m-li°, p. /lôG; Edw. Bernard, n° 8121 (Biblioth. Norfolc.):, Leiong, p. 817 et 3 a 3 ; fac-similé dans Don's Icon Libellorum, p. 200, cité par Weslwood; F. Michel, Lih. Psalm., 1860, p. xvi; P. Meyer, Jahrb.f. roman, u. engl. Lit., t. VII, 18G6, p. 87 et sniv. M. J. Bonnard parlera de la préface en vers dans son livre sur les traductions de la Bible en vers. — Voir p. 16 et suiv.

Page 1