‹ La Bible française au moyen ageChapitre 109 sur 137 · CAMBRIDGE. A · texte numérisé non relu

CAMBRIDGE. A

8g admirables peintures, à couleurs vives, à fond bleu fleurdelisé, ou or; elles paraissent de la môme époque que celles du nianuscrit/y. 4o3. Les guerriers portent le heaume plat des Croisades, la cotte d'armes et l'armure toute de [)lates. La dernière feuille est d'ime autre main. La vie de samt Jean est figurée au commencement et à la fin.

Conunencement : ffDe Apocalipse Jhesucrist. . . « Fin du texte: fr . . .seit od vus trestus. Amen. ■» Fin de la glose: rr . . .en secle des secles. Amen. 75

Voir p. 9.3 et suiv., 97 et suiv.

N° R 17.1. Psautier triple, avec glose fra.nçaise et saxonne.

Reliure en cuir, peut-être du xvi" siècle, mai réparée. /i65 millimètres sur 825. Cahiers de 8 feuillets, nunîérotés au xvui" siècle, a 80 feuillets numérotés au crayon. Le folio 270, interverti, est intercalé comme feuille volante. Ecriture du xn' siècle. Le portrait d'Eadwin est peint sur le parchemin même du cahier avant les deux derniers feuillets; il est accompagné d'un dialogue entre l'artiste et la litteva:

Prédicat Eudwinum fania per sccula vivum...

Au contraire, le dessin de l'abbaye de Christ Cliurch n'appartient pas au manuscrft; la cathédrale, qui y est représentée, a été consacrée en 1 1 14 et a brûlé en 1 1 7 4 ; ce plan , que M. Willis attribue aux environs de l'an 1 1 65 , est fait pour montrer les conduites d'eau de l'abbaye. Un autre plan des conduites d'eau de Ganterbury se trouve à la fin.

Donné par le docteur Nevile , doyen de Ganterbury et master de Trinity Collège (t 161 5).

Le manuscrit commence par un calendrier qui occupe û feuillets et qui contient deux mois par page; la première page et la dernière sont en blanc. On y voit l'obit de Lanfranc et celui de saint Anselme (i 1 109), mais non celui de saint Thomas Becket (t 1 1 70 ). Le Psautier est écrit sur 3 colonnes; le Psalterium hebraicum est toujours au milieu des pages, le Psalterium galUcanum à l'extérieur, le Psallerium romanum à l'intérieur; le Psautier gallican est accompagné des gloses ordinaire et interlinéaire; le Psautier romain porte une glose saxonne qui paraît écrite de deux ou de trois mains ; le Psautier hébraïque est accompagné d'une glose française, qui est peut-être en partie de la même main que le texte latin. Les mots français et saxons sont écrits exactement au-dessus des mots latins. Aux endroits oii les Psautiers gallican et romain sont représentés par un seul texte, les gloses saxonne et française sont superposées; à partir du premier cantique, la traduction française est écrite à la place du texte hébraïque dans la troisième colonne; aux endroits où il n'y a quun seul texte latin, le texte saxon et le français sont écrits, le dernier au-dessous du premier, sur une même colonne pa-

Page 1