PRÉFACE. XIII
J'ai toujours suivi sciupuleusement la numérotation des chapitres usitée dans la Vulgate. Je n'ai fait exception à cet usage qu'à propos du Psalterium hehraicum et dans quelques autres cas, en ayant grand soin de le marquer à chaque fois.
J'ai peu de chose à dire des travaux qui ont été faits jusqu'à présent sur le sujet de ce mémoire. Je ne désire pas discuter le mérite des préfaces des anciens éditeurs, mais je dois un éclatant hommage à la mémoire du Père Lelong, qui a le premier tenu le sujet tout entier dans sa main , et un témoignage de gratitude à M. Paulin Paris. Ce savant regretté changerait aujourd'hui beaucoup de choses à sa description des Manuscrits françois de la Bibliothèque du Roi, mais il a ouvert la voie : à d'autres d'y persévérer dans le même esprit et avec les ressources que la science a apportées depuis quarante ans.
J'ai suivi trois auteurs en véritable disciple, M. Reuss, M. Delisle et M. Paul Meyer. M. Reuss a le premier répandu véritablement la lumière sur l'histoire de la Rible française. Ses Fragments ont besoin d'être complétés, mais sa méthode est la vraie, et je ne fais qu'essayer de continuer son œuvre. V Inventaire des manuscrits français de la Bibliothèque nationale et Le Cabinet des Manuscrits de M. L. Delisle m'ont servi de guide, de conduite et de règle, et ont été, s'il m'est permis de le dire, mon modèle à tous les instants. 11 ne m'appartient pas de dire tout ce que l'étude de l'ancienne langue française doit à M. Paul Meyer. C'est lui qui m'a ouvert les portes des bibliothèques de l'Angleterre, où ses conseils et ses directions, son aide même, m'ont accompagné, et je ne saurais dire tout ce que je