VJ AVANT-PROPOS
voyaient-ils forcés dans leurs derniers retranchements et vaincus par leurs propres armes, alors ils supprimaient les textes inspirés, et souvent les livres entiers, qui leur étaient contraires1.
Chose singulière! l'hérésie, dont le caractère est de varier sans cesse dans ses doctrines, se montre toujours la même dans les moyens qu'elle emploie pour les accréditer ou les défendre. Nos sectaires ne font que suivre les traces de leurs devanciers. Sont -ils repris d'abjurer les dogmes de l'Église antique ; ils s'indignent de l'inculpation. En produit-on les preuves, tirées de l'enseignement de cette même Église : Traditionshumaines et menteuses! s'écrienlils. Et si on leur oppose la Parole écrite , ils en contestent la divinité, et la repoussent avec dédain 2.
1 Voyez S. ïren., Contra Hœres. lib. i, cap. 26, Oper. pag. 105.
S. Ei'ïphan., Hœres. xxx, cap. 13 et 17, tom. i, pag. 137 et seq. — Hœres. xlît , cap. 9 et 11 , pag. 309 et 311, edit. Petav., Paris. 1622 , etc.
S.Hiekon., Comment, in Epist. adTit.Vroœm., tom. iv, col. 407 et 408.
S. August., Contra Faust. Munich. , lib. vin, cap. 7, tom. vm, col. 312, etc.
2 Les Écritures rejetées par les Protestants sont .-