‹ La Bible, mutilée par les protestantsChapitre 10 sur 84 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Depuis l'an 4520 jusqu'à Fan 4702.

Dés le commencement de la prétendue 1.

Réforme, Luther et ses disciples contestèrent Je'cïtte à la Société chrétienne le droit, qu'elle avait couuoveis. exercé jusqu'alors, de discerner les livres sacrés des productions de l'esprit de l'homme. La force de la vérité arracha néanmoins ces paroles a Calvin : Vray est, que nous ne nions

pas que ce ne soit le propre office de l'Eglise , de discerner l'Escriture saincte , d'avec les livres supposez 1. Mais détruisant aussitôt la force de cet aveu, il ajoute : Toute sf ois c'est d'autant qu'elle reçoit en obéissance ce qui est de Dieu 2 : c'est-à-dire , comme il s'explique plus clairement ailleurs, que les divines Escritures ne ■peuvent avoir pleine certitude envers les fidèles, a autre titre, sinon quand ils tiennent pour arresté et conclud , qu elles sont venues du ciel , comme s'ils oy oient là Dieu parler de sa propre bouche 3.

Page 1