‹ La Bible, mutilée par les protestantsChapitre 15 sur 84 · C'était dans l'année 1689 , que Bossuet pu · texte numérisé non relu

C'était dans l'année 1689 , que Bossuet pu

bliait l'Avertissement dont nous avons extrait le morceau qu'on vient de lire. Il n'y traite , de Trente, comme on a pu le remarquer, que la question de droit : c'est-à-dire , qu'il se restreint à démontrer tout ce qu'impliquait d'absurde et de contraire aux maximes fondamentales de la Réforme la règle du sens privé , qu'elle donne pour faire le discernement des Écritures canoniques. Cependant les conjonctures l'amenèrent, en 1700 et 1701 , à examiner la question de fait, dans la correspondance qui s'établit entre lui et Leibniz , touchant la réunion projetée des Protestants d'Allemagne à l'Église Romaine 2. Il y montre que la tradition constante et perpétuelle de l'Église chrétienne a

1 Troisième Averliss. aux Protestants. OEuvr. de Bossuet, tom. xxi, édit. Vers., pag. 213 et suiv.

2 Projet de réunion entre les Cathol. cl les Prolest. Lettres 32 cl suiv. OEuvr. de Bossuet, tom. xxvi, pag. 354 et suiv. , édit. Versail.

reconnu la divinité et la canonicité des livres de l'ancien Testament rejetés par la Réforme. Un précis historique ne nous permet pas d'entrer dans les détails de cette discussion. Il nous suffira de dire que , après plusieurs lettres échangées entre ces deux hommes célèbres , leur correspondance fut rompue et n'eut aucun résultat. On y retrouve sans doute Bossuet tout entier ; mais la nature de ce genre d'écrits , et la supériorité de génie de celui k qui ils étaient adressés, rendaient superflus de plus longs développements. Du reste , nous aurons lieu d'examiner plus tard le système adopté par Leibniz, dans cette importante discussion, pour attaquer le décret du Concile de Trente.

kk LA BIBLE MUTILÉE

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