‹ La Bible, mutilée par les protestantsChapitre 29 sur 84 · ÉTÉ VU SUR LA TERRE, ET IL A COXVERSÉ AVEC · texte numérisé non relu

ÉTÉ VU SUR LA TERRE, ET IL A COXVERSÉ AVEC

» les hommes \ » Eusèbe termine par ces mots remarquables : « On n'a rien à ajouter à ces » divines paroles , qui portent jusqu'à l'évi- » dence la vérité que nous nous étions proposé » d'établir2. »

1 « A Bartjch. — Quemadmoclùm ipse Prophcta- » rum Deus ,... posterioribus in terra olim consriicien- » dus, atque inter homines versaturus, canilur : Quis » ascendit in cœlum , et accipit eam (Sapientiam), et » deduxil eam de nubibus? etc.. Hic est Devs » noster; non reputabilur alius ad ipsum : reperit » amnem viam scientiœ, et dédit eam Jacob puero sno, » et Israël dilecto suo. Post ii.ec in TERnrs risvs

)i EST , ET CUM IIOl.'INIBUS CONVERSATUS EST. »

(Bar. m, 29-38.) Euseb. Dcmonstr. EvungeL, lib. vi, oap. 19, pag. 294 et29o.

2 « Nihil adjungere oportet divinis voribus , qure •■> evidentissimè propositura noslrum confirmant. » IMd,

L'illustre auteur cite encore cette même prophétie , sous le nom de Jérémie l, en deux endroits de son livre de la Théologie ecclésiastique, contre Marcel d'Ancyre , et la venge des interprétations captieuses de ce faux docteur, qui en abusait, ditEusèbe, pour renouveler les erreurs de Sabellius , et anéantir, de. concert avec les Juifs , le dogme de la divinité de Jésus-Christ 2.

Ce ne fut pas seulement au quatrième siècle 22.

que les Hérétiques cherchèrent dans cet oracle ^ous lcs Peres

>■ l des premiers

siècles se servent

1 On a déjà vu qu'Eusebc a cité ce texte de Baruch, de cet Écrit, sous le nom de ce Prophète, tandis qu'ici il le rapporte p°lir confirmer sous le nom de Jérémie ; ce qui justifie l'observation lejdoS"}es que nous avons faite au commencement de cet article,

que les anciens Pères citaient indifféremment Baruch sous cette double dénomination. Celte remarqne trouvera son application dans beaucoup d'autres témoignages des Pères. Nous laissons au lecteur attentif le soin de l'observer dans la suite.

2 « Cùm Jeremias de Servatoris incarnatione dice- » ret : Post hœc in terris visus est, etc. .... oraculum » islud (Marcellus) adPatrem rendit. » Elsei;. contra Marcell. , lib. 11, cap. 1, pag. 104. — «De Servalore » valicinatur ille ( Jeremias ) : Iste est Dcus ; non rc- » pulabitur alius adeum, qui invertit omnem viam » cognitionis , etc.. : quod Mnrcellus advocatis in » testimonium è veleri Testamenlo Scripturis , » etc. Ibid. , pag. 130 et 132.

sacré un appui à leurs erreurs. Dès le siècle précèdent, nous voyons l'Évêque et martyr saint Hippolyte l'expliquer contre les Noèlicns, qui s'en prévalaient pour nier la distinction réelle des deux premières personnes de la sainte Trinité *. Plus tard, saint Basile 2 et

1 « Utuntur prœlereà ( Noetiani ) aliis testimoniis. » Sic enim aiunt Scriplum esse : Hic Dens nosler ; non » repulabilur alius , etc. Vicies igilur, inquit , qiiôd » hic csl Deus qui soins est , et posleà in terris visus » est et cum hominibus conversalus.... Dicit Scrip- » tura : Hic est Deus noster.... Reclè dixit... Hic igi- » lur est , cui omnem scienliam dédit Pater ; qui in » lerrâ visus est et cum hominibus conversalus est. » S. Hiproi/ïT. Contra Noelum, cap. 2 et 5 , tom. h, pag. 7, 9 et 10 , edit. Hamburg. 1716.

2 « Dicitur verus ( Deus ) quod ab iis qui falso di- ■>■> cuntur, dislinguitur : incomparabilis vero quôd inler » omnia in omnibus cxccllit. Proindè cum Jeremias » de Filio dixit : Hic est Deus nosler ; non œslima- » biiar alius , etc. , nùm et Pâtre majorera dixit ? « S. Basil. Cœsar. contra Eunom., lib. iv, in illud, Ut cognoscanl le solum verumDcum.Op. tom. i, pag. 294. — « Cùm Pater dicat , Sede à dextris mets ,... nos ab » sequalitatis statu ( Filium ) , ad inferiorem dejiciamus » locum? Baruch , Deum et immobilem et imrauta- » bilem semper esse ostendens , ait : Tu sedes in se7)i- » pilernum , et nos peribimus in œvum (Bar. m , 3 ) ? » dexlro aulem loco indicari dignitatis eequalitalem. » Idem , lib. de Spiril. sancl. , cap. 0 , tom. ni , pag. 12 et 13.

Théodoret ' s'en servent pour réfuter Eunomius et les Eutychiens, qui lui donnaient un sens favorable à leurs nouveautés.

Il serait trop long de recueillir tous les témoignages que les autres saints Docteurs ont rendus à l'inspiration de ce texte célèbre. Saint Athanase 2, saint Hilaire de Poitiers 3, saint Grégoire de Nazianze 4, saint Ambroise 5, saint

1 Theodor. Immut. , Dialog. i , tom. iv oper. , pag. 12 et 13, edit. Paris. 1642.

2 « Ipsum Verbum inter rcs creatas non collocant » Scripturœ. ïmo David eos , qui id arguere cogi- » tant , his vcrbis arguit : Quis similis lui in Dits , « Domine? etc.. et Baruch : Hic est Deus nos 1er ; » non œslimabilur alius , » etc. S. Athanas. contra Arianos , n. 49 , in fine , tom. i , pag. 517. — « (Christus) non solùm homo , sed etiam Deus est , » quemadmodùm Hieremias dicit : Hic est Deus nos- » ter, » etc. Idem de Incarnat, et contra Arianos, n. 22 , pag. S88. — S. Athanase cile encore deux fois Baruch, dans sa première lettre h Sérapion , ( tom. i , part, n , pag. 655 et 667 ) , où il a dessein de prouver que le Saint-Esprit n'est point une créature.

3 S. Hîlar. de Trinilate, lib. iv, n. 42 , col. 101 , edit. Veron. 1730.

4 S. Gregor. Nazianz. Oral. 30 , n. 13 , tom. i , pag. 5i9.

5 S. Amrros. de Fidc , lib. i, cap. 3, n. 28, tom. n, pag. 449.

98 LA BIDI.L MUTILÉE

Épiphane \, le prêtre Faustin 2 et saint Fulgence 3 l'opposent aux Ariens; saint Grégoire deNysse 4, aux Eunomiens; saint Augustin 5,

1 « Quis enim perindè verus est alter acDeiFilius? »Nam, quis œquabîlur Domino in fîliis Dei , ut » Scriplura loquitur , et , aller cum ipso minime com- » parabilur? Quid porrô , ut de Filio sermonem esse » cognoscas, deinceps ista subjecit : Invenit omnem » viam scienliœ et dédit illam. Tùm posleà : in terra » visus est , et cum hominibus couver satus est. » S. Epiph. adversùs Hœreses , Hœres. 69 , tom. i , pag. 755 , edit. Paris. 1622. Voyez aussi ibid. , pag. 481 et 487; et Exposil. Fidei , pag. 1098.

2 Faustin. Presbyt. lib. contra Arianos , cap. 3. (Biblioth. Palrura, tom. v, pag. 646, edit. Lugdun.)

3 S. Fulgent. de Incarnat. , n. 2 , 18 et 19 , pag. 407 , 415 et 416 ; et lib. ni contra Fabian. , fragment, xi , pag. 590, edit. Paris. 1684.

4 « Non aulem sicul tradiderunt nobis qui ab initia » oculati lestes et speclalores et administrantes verbi » fuerunl , per sacras Scripturas credidimus , quôd » qui eratin principio Deus , posleà , sicut vaticinalur » Baruch , in terra visus est , et cum hominibus con- » versatus est. » S. Gregor. Nyssen. contra Eunomium , Oral. 4 , tom. n , pag. 153 , edit. Paris. 1615. Voyez encore Orat. 5 contra eumdem , pag. 178.

o « Ouaero abs te , de quo accipias quod Scriplum » est : Magnus esl et non habet finem , excelsus et » immensus. ( Bar. ni , 25. ) De ipso quoque paulp » post dicilur: Hic esl Deus nos ter ; non œstimabilur » alius ad cum, etc.. . Quis est iste ? responde.... Si

à l'hérétique Maximin. Saint Cyrille de Jérusalem, dans ses Catéchèses ', et le prêtre Ruffin 2 l'allèguent en preuve de la divinité de Jésus-Christ, professée dans le symbole des Apôtres. Lactance 3, saint Chrysostome 4, saint

» petis discipulus esse divinarum Scriplurarum , » ad rem perlinentia testimonia divina considéra. » S. August. contra Maximin. , lib. h , cap. 26 , n. 13 et 14, tom. vm, col. 743. — «Prophetans ergô » de Christo Jeremias... alio loco : Hic Deus , inquit; » et non œsiimabilur alius , etc. Hoc leslimonium » quidam non Jeremiœ , sed scribse ejus attribuunt , » qui vocalur Baruch ; sed Jeremiœ celebraliùs ha- « betur.» Idem, de CivitaleDei, lib. xvm, cap. 33, n. 1 , tom. vu , col. 315.

1 « Vis autem cognoscere Deum esse eum qui ex » Pâtre natus est posteàque homo factus ? Audi Prof> phetam dicentem : Hic est Deus nosler ; non rcpu- » tabilur alius , etc.. Cernis Deum , post Legem per a Moysen latam , inhumanatum. « S. Cyrill. Hierosolym. Catecb. n, de Filio Dei, n. 15, pag. 156.

2 « Secundùm dignationem vero carnis assumptee , » Filius visus est et passus est in carne. Quod et Pro- » phela praedixerat , ubi ait : Hic est Deus nosler; » nonreputabitur alter ad eum ,» etc. Ruffin. Aquil. Comment, in Symbol. , tom. i , pag. 173, edit. 1680.

3 Lacta.nt. Divin. Institut., lib. iv, cap. 13, tom. i, pag. 303 , edit. Lengl. Dufr.

4 « Ne sermo nosler suspectns sit, opéra pretium erit ,' libros Judœorum qui ipsum ( Chrislum ) crvcip.xc-

100 LA BIIU.E MUTILÉE

Proclus ' son successeur dans le siège de Constantinople, le prêtre Cassien 2, saint Cyrille (l'Alexandrie 3; en un mot, tous les Pères des

» runt in médium proferre, ipsorumque leslimonia ex

)) SCRIPTURIS QU/E PEiSÈS EOS ASSERYANTUR CXCerpta ,

» sub incredulorum oculis percurrere. Quod igitur » Deus hGmo futurus sït , Deusque mansurus, primus » omnium dicit Jeremias : Hic Deus nostcr ; non rcii putabilur alius ad illum , etc.. Vide quomodo » paucis verbis declaravit, nempè quod Deus exsistens » homo factus sit , » elc. S. Chrysostom. contra Judœos et Genliles , n. 2 , tom. i , pag. 559. « In- » venimus etiam Baruch , de adventu ejus ila loquen- » lem : In terra visus est , et cura hominibus conver- » satus est. Ait quoque Moyses,» etc. Ibid. , n. 8, pag. 568. « Primùm quidem Prophetas ad ipsummys- » terium ( Incarnationis ) annuntiandum prœmisit... et » Baruch apud Jeremiam : Hic Deus nostcr; non » œstimabitur alius prœter eum, elc... David etiam, » etc. Idem , Homil. in illud : Pater, si possibile est , n. 3 , tom. ni , pag. 21.

1 « Si aulem purus homo est Christus , quomodo » etiam accepturi sumus prophelica oracula claman- » lia : Deus nosler in terris visus est , et cum homi- » nibus conversalus est ? » etc. S. Procl. ad Armenos , de Fide. Labb. Concil. , tom. ni , col. 122V.

2 Cassian. de Incarnat. , lib. iv , cap. 9 et 13 , pag. 949 et 955 , edit. Paris. 1642.

3 Testes accipe sanclos Prophetas. Nonne Baruch, » Emmanuelem tarilùm non digilo demonslrans , Hic » est, ait, Deus nostcr, et non repulabilur aller ad

premiers siècles s'appuient de son autorité pour défendre contre les attaques des Juifs , des Gentils et des Hérétiques, les mystères de la consubstantialité du Verbe et de la distinction des deux natures unies en Jésus-Christ dans la même personne.

Saint Ephrem \ Basile de Séleucie 2 et saint

» eum , etc. Canit de eo bealus quoque David , » elc. S. Cyrill. Alexandr. Homil. Ephesi dicta, tom.v, part, ii , pag. 360 , edit. Aubert. , Paris. 1638. — « Fortiter ( Nestorium alloquitur ) in dogmala pietatis » incursionem facis. Ac beatus quidem Baruch , Bei » Verbura jarn hominem factura , et in noslra siraili- » tudine apparentera oslendens : Hic est , inquit, Deus » nosler ; non œslimabitur alius , » etc. Idem, adversùs Nestorium , lib. m , tom. vi , pag. 84. Voyez aussi contra Julian. , lib. vm , tom. vi , pag. 267 et 282; lib. x, pag. 334-35; et de SS. Trinitate , Dialog. m , toro. v, part, i , pag. 464.

1 « Prophetarum càntïbus juvat coraponere quasi » serta hymnos... Hic Jacob... Tùrn Zacbarias... Hic » ait : Iîle est quera pnedixi venturum in terras et » cum hominibusconversalurum. Resumit aller,» etc. S. Ephrem Syr. adversùs Judœos Serroo , pag. 212 et 213, edit. Syriac.-lalin. Roma?. 1743.

2 «Perditis fundilùs hominibus .... percgrinalioBei » à Prophelis nobis prœnunliata fuit... Audire est et » Jcremiam epud Baruchum voeiferaulem :'Eic est » Deus nosler, c( non wslimaiitur alius , » etc. Basil, Seleuc. Oral. 39, pag. 215 , edit. Paris. 1622.

Pierre Chrysologue ' redisent les paroles prophétiques de ce même passage, pour célébrer la gloire du Fils de Dieu et de son saint précurseur. Le docte Théodoret ne se borne pas à citer cet Écrit; il en explique les cinq premiers chapitres, dont il fait le onzième livre de ses Commentaires sur Jêvémie, mais qu'il désigne, en tête de cet ouvrage, sous le nom de Baruch 2. Et c'est sur les témoignages des Pères qui les avaient précédés, que saint Athanase 3, saint Cyrille de Jérusalem 4, saint Épi-

1 « Quis est hic Deus de quo Propheta dicit : Hic » est Deus nosler, et non est alius absque eo ? » etc. S. Petr. Chrysolog. de Annunt. et Concept. S. Joan. Bapt. , Serai. 88, pag. 327 , e'dif. 1672.

2 «Liber xi Baruch. Cap. r. Adrairandus Baruch » discessit quidem unà cum Judeois , » etc. ( sequilur Commenlarium capit. i , usque ad vi. ) Théodoret. Cyr. in Prophel. Jerem. Interprel. , tom. n oper. , pag. 276 , Lutet. Paris. 1642.

.3 « Tôt enim , ut audivi, eleraenta apud Hebrœos » esse traditum est... Primùm Genesis, deindè Exow dus, etc., ac deinceps Prophclœ... Hinc Hieremiafè » et cum ipso Baruch , Laraeulationes , Epistola : » posteà Ezechiel , » etc. S. Athanas. Epist. F estai. fragm. , tom. i , part, h , pag. 962.

4 « Legis enim sunt, primi quinque libri Mosis, » Genesis, etc. Sequunlur Prophetici... Ilieremiœ cum » Barucho , Lamcntationibus et Epistola, anus;

phane ' et le Concile de Laodicée 2 ont compris le livre de Baruch dans le canon des saintes Écritures. En faut-il davantage pour être convaincu de l'unanimité de la Tradition primitive sur l'inspiration de ce livre 3 ?

» deindè Ezechiel , » etc. S. Cyrill. Hierosolym. . Calech. iv , n. 35, pag. 69.

1 « Ac quod ad Judœos allinet , ad illud usquè » tempus, quo ex Babylonica servitute reversi surit, » hos et Prophclas et prophetarum libros habuerunt. » Priraus est Geneseos liber, etc.; Isaias propheta , » Hieremias propheta , cum Lamentalionibus, et Epis- » tolis, làm ejus (Jeremia3) quàm Bariichi... Àlque » ha?c sunt Yolumina qua? Judœis sunt concessa divi- » nitùs , » etc. S. Epiphan. adversùs Hœrcses, lib. i, pag. 18 et 19, edit. Paris. 1622.

2 « Heec sunt quse legi oportet ex veteri Testamenlo : » i. Genesis, etc.. xx. Jeremiasei Baruch :, Lamenla- » tioneset Epislolœ. » Labb. Concil. , loru. i, col. 1507 et 1508, edit. Paris. 1671.

3 L'Église gallicane conservait fidèlement la même Tradition. Nous en ayons la preuve dans une dispute de S. Grégoire de Tours avec un Juif, sur les prophéties de l'ancien Testament : «Je n'emploierai pas, lui dit ce » saint Évèque , l'autorité de l'Évangile et de VA

» vous n'y croyez pas. Je ne vous citerai que le témoi- » gnage de vos Livres, de voire Prophète, pour vous ») percer de cotre propre e'pée. » Il cite ensuite l'oracle de Baruch avec la même autorité que les prophéties d'IâVie , de David, et quelques autres livres de l'Écri-

nos Reformés, cl réponse.

Ï04 LA BIBÎE MUTILÉE

23 Que répondront maintenant les Réformés'/

Objection ■»,. 1# .

de « i>ous en convenons, disent-ils, Barueh fait

» partie des canons de saint Àthanase, de saint » Cyrille et du Concile de Laodicée (ils au- » raient dû ajouter, et de saint Épiphane) ; » mais l'insertion de Barueh dans le canon de » ces Pères doit être attribuée à une méprise » de leur part '. »

Cette assertion , hasardée et sans preuves , est, de plus, en contradiction manifeste avec les faits que nous venons d'établir. On a vu que saint Àthanase et saint Cyrille s'expliquent de manière à écarter tout soupçon de méprise. S'ils comprennent le livre de Barueh dans leur canon, c'est sur la foi de témoignages certains, certis testimoniis 2; c'est d'après l'antique Tradition des Pères, qui remonte jusqu'à l'origine , quemadmodhm Patribus tradidêre ah itiitio 3; c'est en suivant la Tradition des Apôtres et des anciens Évêques , Aposloli et veteres Episcopi qui tradidêre 4.

lure , admis par les Réformés. S. Greg. Turon. Eisl. Francorum , lib. vi, cap. 5, col. 275.

1 Rép. au Mand., pag. 159.

2 Voyez ci-dessus, pag. 72.

3 Ibid.

\ Ibid,

Oserait-on récuser ces illustres témoins, et leur imputer d'avoir aussi par méprise transmis ce livre, comme divin et prophétique , à leurs successeurs ? Est-ce donc par méprise que les saints Docteurs de ces âges primitifs ont unanimement reconnu l'inspiration de cet Écrit ; qu'ils l'ont constamment opposé aux Juifs, aux hérétiques, leurs ennemis les plus déclarés? Est-ce encore par méprise que ceux-ci , loin de réclamer contre l'autorité de ce livre, l'ont avouée, invoquée même, pour soutenir ou accréditer leurs erreurs ? Est-ce , enfin , par méprise que Calvin, entraîné malgré lui par la coutume traditionnelle de son temps, se sert de ce Prophète pour réfuter les novateurs sortis du sein de la Réforme ' ?

1 « Voici ce que dit le Prophète quand il veut mons- » trer que la source et fontaine de vie gist en Dieu : » Apprcn à cognoistre où est la prudence, où est la » vertu , oh est l'intelligence, à la fin qu'ensemble » lu saches ou est la longue durée, la vie, » etc. (Bar. m, 14 et suiv.) Opusc, Psychopannychie, col. 37 , Genev. 1611. Et plus bas : «Cette sentence est » pleinement conformée par l'oraison qui est au livre » du Prophète Barlch .- 0 Seigneur, ouvre tes yeux » et regarde; car les morts qui sont en enfer, des » entrailles desquels l'esprit est retiré, ne donneront

Page 1