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meure en moi, et je demeure en lui. Comme mon Père qui m'a envoyé est vivant , et que je vis par mon Père, de même celui qui me mange vivra aussi pour moi. C'est ici le pain qui est descendu du Ciel. Ce n'est pas comme la manne que vos pères ont mangée et qui ne les a pas empêchés de mourir. Celui qui mange ce pain, vivra éternellement. Ce fut en enseignant dans la synagogue de Capharnaum que Jésus dit ces choses. Plusieurs de ces disciples, qui l'avaient ouï, dirent: Ces paroles sont bien dures, et qui peut les écouter ? Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent de sa suite, et n'allaient plus avec lui. » (Jean. VI, 67.)
« C'est du Seigneur que j'ai appris ce que je vous ai aussi enseigné, savoir : que le Seigneur Jésus, la nuit même qu'il devait être livré à la mort, prit du pain, et ayant rendu grâces, le rompit, et dit à ses disciples : Prenez et mangez; ceci est mon corps qui sera livré pour vous; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même le calice après avoir soupe en disant : Ce calice
est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous en boirez. » (i Cor. XI, 23.)
« Quiconque mange ce pain ou boit le calice du Seigneur indignement, est coupable du corps et du sang du Seigneur. » (i Cor. XI, 17.) Il mange et boit sa propre condamnation, ne faisant pas le discernement qu'il doit du corps du Seigneur. » (I Cor. XI, 29.)
« N'est-il pas vrai que le calice de bénédiction que nous bénissons est la communion du sang de Jésus-Christ, et que le pain que nous rompons est la communion du corps du Seigneur ? » (I Cor. X, 16.)
Erreur : Les fidèles sont obligés de communier sous les deux espèces.
Réfutation. Il n'est question que d'une seule dans ces textes :
« Voici le pain descendu du Ciel, afin que celui quiyen mange ne meure point. » (Jean, LI, 5o.)
« Je suis le pain vivant qui suis descendu du Ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. » (Jean, LI, 5i.)
« Celui qui mange de ce pain vivra éternellement. » (Jean, LI, 59.)
■ Etant avec eux à table, il prit le pain, le bénit, et l'ayant rompu, il le leur donna. » (Luc, XXIV. 3o.)
« Et ils persévéraient dans la doctrine des Apôtres, dans la communion de la fraction du pain et dans les prières. » (Act. II, 41.) — Les disciples étant assemblés pour rompre le pain, Paul fit un sermon qu'il continua jusqu'à minuit. » Act. XX, 7.)
Et le texte suivant donne le choix de l'une ou de l'autre espèce :
« C'est pourquoi quiconque mangera ce pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur. » (1 Cor. XI, 27.)
C'est qu'en effet Jésus-Christ étantcontenu tout entier dans chacune des deux espèces, le fidèle
qui ne communie que sous l'espèce du pain reçoit autant que reçoit le prêtre qui communie sous celles du pain et du vin.
Les Capharnaïtes eux-mêmes Pavaient compris, lorsqu'après avoir entendu les paroles de la promesse, ils s'écriaient : Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ?
Erreur : L'Eucharistie n'est qu'un sacrement : il ne peut donc pas fournir la matière du sacrifice que les catholiques offrent sous le nom de Messe.
Réfutation. Nous lisons dans la Bible: Tque l'Eucharistie est non-seulement un sacrement, mais encore un sacrifice : « Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour plusieurs pour la rémission des péchés. » (Matt. XXVI. 28.) Ceci est mon corps, qui est donné pour vous. Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui sera répandu pour vous. »(Luc,XXII, 19.J)
20 Que ce sacrifice doit être renouvelé dans
l'Église : » Faites cela en mémoire de moi. (Luc, XXII, 20.)
3° Que Jésus-Christ est prêtre selon Tordre de Melchisédech : « Le Seigneur a fait un serment et il ne le rétractera point. Vous êtes prêtre éternel selon Tordre de Melchisédech. » (Ps. cix Heb. , VI, 20.)
Or,fj« Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, offrit du pain et du vin. » (Gen. XIV, 18.)
40 Que les anciens sacrifices ont été remplacés par le sacrifice sanglant de la croix qui tous les jours se renouvelle réellement, quoique d'une manière non-sanglante, sur les autels de la nouvelle Loi. « Mon affection n'est point en vous, dit le Seigneur des armées, et je ne recevrai point de présent de votre main, car depuis le lever du soleil jusqu'au couchant, mon nom sera grand parmi les nations, et une oblation pure est immolée et m'est offerte en tout lieu. » (Mal. I, 10.)
Aussi l'Apôtre trouve-t-il que les chrétiens
sont loin d'avoir quelque chose à envier aux Juifs : « Nous avons un autel dont les ministres du tabernacle n'ont pas pouvoir de manger. » Hebr. XIII, 10.)
« N'est-il pas vrai que le calice de bénédiction que nous bénissons est la communion du sang de Jésus-Christ et que le pain que nous rompons est la communion du corps du Seigneur ? — Considérez les Israélites selon la chair ; ceux d'entre eux qui mangent de la victime immolée ne prennent-ils pas ainsi part à l'autel ? — Ce que les païens immolent, ils l'immolent aux démons et non pas à Dieu. Or, je désire que vous n'ayez aucune société avec les démons ; vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur et le calice des démons ; vous ne pouvez pas participera la table du Seigneur et à la table des démons. » (I Cor. X, 16.)
Krreur : Les évêques et les prêtres n'ont pas le pouvoir de remettre les péchés.
Réfutation. On lit dans St. Mathieu : « En vérité, en vérité, je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera aussi délié dans le cie » (XVIII, 18.) ; et dans St. Jean : « Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie aussi de même. Ayant dit ces mots, il souffla sur eux et leur dit : Recevez le St-Esprit. Les péchés seront remis à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. (XX, 21.) Je serai avec vous jusqu'à la consommation des siècles. » (Matth. XXVIII, 20.)
Pouvait-on conférer en termes plus clairs le pouvoir de remettre les péchés ?
Erreur : Il faut confesser ses péchés à Dieu seul.
Réfutation. L'usage de la confession, telle que l'Église catholique le pratique, est indiqué en plusieurs endroits dans le Nouveau Testa-
ment . « Confessez vos péchés l'un à l'autre », dit saint Jacques. (V. 6.) — « Tous les habitants de Jérusalem venaient à lui et, confessant leurs péchés, ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain. » (Marc. I, 5.)
— « Plusieurs de ceux qui avaient cru ve, naient confesser et déclarer ce qu'ils avaient fait de mal. Il y en eut aussi beaucoup de ceux qui s'étaient livrés à des recherches trop curieuses qui apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tout le monde, et quand on en eut supputé le prix, on trouva qu'il montait à cinquante mille pièces d'argent. » (Act. XIX, 18.).
On voit ici clairement les trois parties qui constituent la confession sacramentelle, savoir : l'aveu des péchés, le regret de les avoir commis, et la résolution de ne plus les commettre. L'obligation pour les chrétiens d'accuser aux prêtres les péchés quils ont commis découle du pouvoir que les prêtres ont reçu de les retenir ou de les pardonner; soutenir le contraire serait obliger des juges à absoudre ou à condam-
ner un prévenu sans avoir pris connaissance de l'accusation.
La confession des péchés n'était pas inusitée dans la Synagogue. « Le Seigneur dit encore à Moïse :
« Lorsqu'un homme ou une femme auront commis quelque péché, et auront violé par négligence les commandements du Seigneur, et seront tombés en faute, ils confesseront leur péché, et ils rendront à celui contre qui ils ont péché le juste prix du tort qu'ils lui auront fait, en y ajoutant encore le cinquième en sus. Que s'il ne se trouve personne à qui cette restitution se puisse faire, ils la donneront au Seigneur, et elle appartiendra aux prêtres. » (Nombr. V, 6, et suiv.)
Erreur : Tous les péchés sont égaux.
Réfutation. Il ne s'agit que du péché véniel dans ces passages :
« Le juste tombe sept fois par jour. » (Prov.