X INTRODUCTION
Grecs aux Juifs, dont Goël signale la captivité. Plusieurs considérations, que nous extrayons de VHistoire Grecque de M. E. Gurtius (i), viendront encore appuyer cette identification.
(a) « Les localités dans lesquelles on rencontre pour la première fois les Ioniens, %ovLi des îles ou des côtes ; leurs pérégrinations, autant que nous les connaissons, ont pris la voie de mer ; leur vie est celle d'un peuple de marins familiarisés avec la mer; c'est la mer enfin, et la mer seule qui sert de lien entre leurs colonies éparses au loin. Mais, avant d'être arrivés à cette diffusion spol'adique, ils ont dû, cependant, vivre ensemble dans une patrie commune. » (T. I, p. 35).
— Tous ces détails s'appliquent exactement à des Israélites qui ont fait, dans les vaisseaux des Phéniciens, l'apprentissage de la vie maritime, après avoir vécu ensemble dans une patrie commune, qui était la Palestine.
(ô) « Toutes les tribus de la nation grecque ont pris part à la grande œuvre de la colonisation ; mais ce sont surtout les Ioniens, vrais nomades et coureurs d'aventures, qui, des deux centres de leurs expéditions, Chalcis et Milet, ont pratiqué la colonisation en grand. Le talent naturel qu'ils avaient de se tirer partout d'affaire et de se trouver partout chez eux, ils en ont fait un art où ils étaient passés maîtres et qui leur a valu des succès extraordinaires. » (P. 575)
— Tout cela s'explique parfaitement si l'on suppose
(i) Traduclion de Bouché-Lécicrcq.