INTRODUCTION XI
que les Ioniens étaient des Israélites, et des Israélites de la tribu de Juda, qui se trouvait, par sa culture intellectuelle, à la tête des autres tribus, et qui se croyait appelée à régner sur le inonde entier dans la personne du Messie, à qui elle devait donner naissance.
(c) D'après le 'même historien (p. 325), le temps héroïque de Corinthe eut lieu sous la dynastie ioyiienne des Bacchiades, qui fut fondée par Bacchis vers Tan 900 avant J.-C. Or, c'est à peu près à cette époque, en 870, que les Israélites dont nous parlons furent vendus aux Grecs parles Phé^^iciens, et M. Curtius dit lui-même (p. 322) que « le tour particulier qu'ont pris à Corinthe les mœurs populaires tient essentiellement à ce que cette cité grecque a subi l'influence dhine immigration phénicienne des plus actives. »
(rf) « Les expéditions ioniennes^ à les considérer dans leur ensemble, ont été entreprises... par des familles belliqueuses qui s'en allaient, sa7%s femmes et sans enfants^ fonder dcî nouveaux Etats. » (P. 147). — Ce qui explique pourquoi les Ioniens n'avaient avec eux ni femmes ni enfants, c'est que la captivité dont ils étaient victimes, les avait arrachés à leurs familles restées en Palestine.
[e) « Ce sont les Ioniens qui ont introduit l'or dans le commerce grec, et ladmiration pour l'éclat et le pouvoir magique de ce métal, qui remplit les poèmes homériques, doit être attribuée principalement à l'esprit iom>w. » (P. 176.) — L'application de ce trait se fait d'elle-même aux Israélites, et particulièrement à ceux de la tribu de Juda, qu'une instruction plus développée et une position plus élevée avaient rendus