‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 102 sur 177 · HISTOIRE NATURELLE · texte numérisé non relu

HISTOIRE NATURELLE

M. Cuasseur vient d'ajouter à son cabinet une nouvelle ra. reté; c'est Le Harle, oiseau de l'espèce canarde et qui habite les régions les plus septentrionales de ce continent. 1l a la

tête du vert bigaré du serpent, avec un collier d’un noir écla-

tant qui descend jusqu’à la moitié du col, où il fait un con. traste subit avec le restant d corps, qui est d'un-beau rose crème. Les plumes des.ailes sont noires, le bec et les pieds cramoisis. Après notre canard des bois, c'est probablement un des plus beaux de l'espèce: à la vérité nos variétés de ca: nards sont innombrables, et on peut presque dire que por la beauté; l'élégance et l'éclat de leur plumage, ils rivalisent les oiseaux des tropiques.—Gax. de Québec. Hs?

| RÉGISTRE PROVINCIAL

Manrts:—A Québec, le 1% décembre dernier, par M. l'arehidi Mountain, is rai eee écuyer, ps 4” le E. énveh.

A St. Jean Port-Jeli, }: 18, par Messire Boissonnault, W. Power, éer! evocat, de Québec, à Dile. Buzanne De Gaspé.

Déctots :—A Québec, M. Charles Blouin, depuis 8D ans messager du Conseil Légialatif. !

Au même lieu, le 92, Dile Catherine Lebourdais, âgée de 19 ans.

A Montréa}, le 26, à l’Age d’environ 76 ans ; l’honorable Louis Charles Foûcnex, un des Juges de la Cour du Banc du Roi pour le district de

Coinmasents :—M. Ed. » Maitre du Havre de Montréal Pb Drscs, der. Coñetteer de Douanges au Part de Québees

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Tous IX. 15 JANVIER 1830. Numeno XIV.

HISTOIRE DU CANADA

{CONTINUATION.) 1

Le gaiti de la Lataillé de Carillon ne fut pas pour les Français un dédominagement suffisant de la perte de Louisbourg et de l'ile St. Jean: Dès lé commiencement de là même année 1158, le marquis dé Vaudreuil reçut avis qu’un gros corps dé troupes anglaises s’assemblait à Albany, sous le commande ment du général ABeRcROMB:E, dans la vue d'attaquer Carillon: Comme la possession de cette place importante n’était pas un ôbjet à négliger, il envoya de grands renforts au marquis de Montcalm, qui était toujours dans ces quartiers. Ces tenforts arrivèrent à Carillon le 20 Juin. : Le ler. Juillet, M. de Montcalm fit prendre les devans à M. de Bourlamaque; avec les régiments de la Reine, de Guienne ex de Bearn;, et le suivit avec ceux de la Sarre, de Langüedôc et de Roussilion; et le premier bataillon de Berry, jusqu'à la Chûte, -où il campa. Le second bataillun de Berry et plusieurs compagnies de Cas nadiens furent laissés, au fort comme gaärnison. |

Le lendemain, 2 Juillet, M. de Bourlamaque reconnut les montagnes à la gauche du camp, ét forma deux compagnies de volontaires, sous le commandement des capitaines Ber- NanD et Dupraï, des régigens de Bearn. et de la Sarre, pour être envoyées en avant et obtenir avis de l’approche de: l'armée anglaise, qui était alors à l’autre extrémité du lac George. Le 5, un de ces partis donna le signal que l’armée anglaise s'était embarquée pour descendre le lac. Cette armée’ consistait en sept mille hommes de troupes réglées et treize mille de troupes provinciales. Elle s’embarqua le 4 Juillet, avec l'artillerie et les munitions nécessaires, et débarqua le lendemain, et se forma en trois colonnes. Aussitôt que le signal’ de son embarquement eut été donné, le colonel Bourlamaque avait dé: taché le capitaine de Tr£’Pe’ZE’E avec trois cents hommes, pour épier ses mouvemens et s'opposer à son débarquement.

Le 6, on apperçut l’avant-garde dé l’armée’ anglaise, et à

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