E'DUCATION FAMILIERE
Qusérie de lectures pour les enfans, depuis le premier âge jus: que adolescence, par Miss Édgewort. ‘Zraduit de l‘anglais par Mms Sw, Belloc. lere. cf2e. séries, ornées de vivneites desiiiées pay MM. Alfred et Tony Johannat. Chez 'Alexan: dre guerres SN ai jte né MN Jeañ-lacques, qui se prit assez tardivement, suivañc moi + ménage à leur jeunesse le shpplice de’cette mauditenis: ion qui fane les ‘plus belles fleurs de leur vie. A l'en civire, il faut prendre le temps pour complice, tenüre d’habiles guet-x,.e28 à leur intelligence, et les faire aller au savoir à lim: proyvist-# longue comédie, où s’userait le génie des plas grands professeurs du monde, et qui n’exigerait pas moins que toute une existence d'homme pour perfectionner un esprit d'enfant,
Ce serait, nous n’en doutons pas, uné existence pleine de
chürme que celle d’un père qui n'aurait ét ne verrait à remplir sur terre que des devoirs paternels. Par malheur, cet” âge d'or n’est pas le nôtre, et dans l’Zdorado même de Candide, pays perdu à tout jamais, Voltaire nous à représenté des hôtelliers, des mathématiciens et des rois, ce qui prouve qu'il y a aussi dans ce monde des devoirs de politiqne, de sciénces et du spéculations qui se jettent à travers les suivs de famille. J'accorderai volontiers au philosophe génevois, car mes souvenirs m'y cantraignent, que la science est une importurtité de premier crdre pour un petit polisson qui aimerait bien mieux s’ébattre joyeusement avec ses petits cämarades. Que de lar- 3ues a fait couler l'alphabet! et cet odieux latin de l£pitome historiæ sacræ ; que de soucis ne donne-t-il pas avant que l’enfant parvienne à le traduire dans un français abominabke |
Voyez ces railliers de jeunes forçats, le deuil sur le front, assiÿ-
a là ribanbelle sur un banc de chène, moürir d’un loug martyre en épelant un langage qu'ils n’utiliseront peut-être jamais, et glissant parfois un regard furtif et douloureux à travers les vitres enflunées de leur prison classique, pour suivre ün pur rayon de ge qui va dorer les arbres du jardin; et ils sont pour dix 8m à cette gnlère !
" Cependant il est essentiel de rejeter cet apprentissage loin,
d'un e.nour Fraiont pateruel pour les enfuns d'autrui, veut que :
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Eucation Fumilière. 27
jen loin dés jours de l'âge mr, ‘afin'que l’homme se mette de ite alots à son métier d'homme,” ct soit bien complètément ‘rmé pour les devoirs de Ja vie. cf DURE Lots Tous les efforts de l'esprit'humain, toute la bonne volonté de
luvilisation, pour ne pas affliger l'enfant, doivent donc tendre l diminuer ses peines et à rendre les voix dé l’instructjon plus
imables à celui qui n’en voit pas le brt, à ‘eelui qui tâtre nue ne touchera jamais ce but; car il n’y a pas que F » yieile kssé qui meure, rt ee albor 444 F
L Les méthodes modernes d'enseignement ont donc tendu à.
wminer plus rapidement, au moyen de l’enseighement mutuél
a de la statilégie, l'apprentissage élémentaire des parties les plus fastidienses de notre éducation, LL RES |
"Ceci estun grand progrès, mais'en douant lécolier des
moyens de lire, il ne faut pas négliger de donner de lattrait à
sslectures, et sur ce point nous aeris encore beauçoup à faire : il est très-rare en effet qu’on lui mette entre les mains des ouyriges spécialement à sa portée. Il est plus rare encore que l'on Jui en fasse lire qui le charment, le fixent, et viennent ire‘ un jeu pour lui d'une excellente lecon, ‘
Dieu me garde de trouver que le Télémague de M. de Fénélon soit un livre assommant: un critique a pu le dire dans un accès de gnîté, mais il est juste de dire que ce livre, donné à uù gamin de dix ans pour le récompenser de sa volubilité à réciter de mémoire la table de Pythagore, n’est nullement là à ss destination. J'en dois dire autant des Fables de Lafontaine, ouvrage d’une profondeur étonnante, et gros de plusieurs milliers ti volumes. Cela n’est bon à l'enfance que ‘pour les images.
I! appartient aux Anglais, nation méthodique et vraiment consciencieuse même jusqu’à la minutie, cette cousine ge: maine de l'ennui, il lui appartenait de créer des livres à l’usage de l'enfance. -
Prenez en effet cet ouvrage de miss Edgeworth, recueil de leçons, de conseils et de préceptes mis en drames, d’un quart d'heure chacun : drames dont les héros sont de l’âge de votre enfant, et donnez-le au bambin. S'il ne fait pas ces personnages imaginaires dont les pensées sont exactement les siennes etles jeux ses jeux, de vrais amis avec lesquels il sera joyeux de se trouver sans cesse; si les conseils indiscrets qu’il y trouvera, les curiosités d’un certain ordre qu’il y recueillera doucement; si enfin tout cet enfantillage, mêlé à du sérieux, mais de manière à ne pas éveiller en lui la crainte d’une leçon, n’est pas un plaisir pour lui, c’est qu'il est d’une nature complètement inculte, c’est qu’il a été d'abord biss£ par une flucation ricieuse, N
M6 La Staiue de Louis XIII.
-Pour.moi, qui ai va de mes yeux de jeunes enfans se tour. menter. l’esprit des histoires semées daus ce livre, en fire le texte de leurs conversations naïves, les traduire dans leur style: ais petits camarades, et chercher à propager leur sci. ence de la. veille daus leurs loisirs du lendemain avec les igno. rana de: leur âge ; moi qui ai souri de ce prosélytisme de gain qui fait le. savant uni. quart d'heure après avoir appris; moi, enfin;.qui, pour moi-mème, grand personnage qui doit néces. sairement rougir d'ignorer quelque chose; ai trouvé d’excel. lentes choses à savoir dans ces livres si poétiquement, si pure. ment traduits, j'ai juré qu'il né tiendrait pas à moi que /'Zdu- ” cation Familière obtint en Frarice la même popularité qu'en
Angleterre, Livre charmant, eh effet, puisqu'il peut FA nie l'esprit de l'enfant et au cœur de l’homme fait,
Messager des Chambres, ne