‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 11 sur 177 · LES PRETENDUS INFLUENCES DE LA LUNE · texte numérisé non relu

LES PRETENDUS INFLUENCES DE LA LUNE

Un simple caleñdrier, qui ne pouvait faire aucun ma}, et dont le pouvoir était d‘indiquer les temps des assemblées, int converti, (chez les Egyptiens,) en une source d‘influence qui sétendit à tout, et dont une infinité de gens ne veulent pas, encore aujourd‘hui, qu’on les détrompe. À les entendre, cest la lune

ui règle la crûe des cheveux, la plénitude des huitres et l‘effet des remèdes. Voient-ils le plomb blanchir, les pierres s‘écailler, et les clochers ou pyramides s‘incliner sensiblement vers le sud-ouest, il leur serait aisé d’en trouver la raison dans l‘alternative perpétuelle du chaud, des vents, et des grandes pluies qui viennent de ce côté, où elles nourrissent des mousses capables d‘écuiller les pierres par les efforts de leurs racines, et où elles minent peu à peu les mortoises et les tenons des charpentes. Mais les esprits prévenus s‘accommodent bien mieux de lancien langage. Avec la lune ils rendent raison detout. Sans raïsonner ni rien concevoir, ils expliquent tout, et quoiqu‘on leur montre que la lumière de cette planète, rassemblée au foyer d’un miroir ardent, ne peut pas faire monter d‘un point la liqueur du thermomètre, ils vous soutiendont qu’elle a la vertu de calciner le plomb, de miner le Lois et de ronger les pierres mêmes.

Prucue, Histoire du Ciel.

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