‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 121 sur 177 · LIVRES · texte numérisé non relu

LIVRES

Vous les méprisez les livress-vous dont toute la ie ést plon. gée dans les vanités de l'ambition ei dans la recherche des, plai. sirs où dans l'oisivèté ;Cidis ‘songez que tout l’univers connu

est gouverné .que par des livres, excepté les nations. sauva-

Route l'Atrique iusqu'à l'Ethiopie et la Nigritie obéit an use Patron après nvoir fléchi. sous le livre de l'Evan-

&ile, ; La Chine est:régie par le livre moral de Coxrucus; ne grande partie del’Lade, par le livre du Véicam. dt Perse

fut opvernée pendant: des siècles par les /ivres d’un des Zorastres

188 vob. avez «un :prôcès,. votre, bien, votre: honneur; : votre wie;mème dépend dei'interprétation d’un livre. que vous he k-

M euititn on ii bg acgu el ah Sera:

pe NA Diable, les Quatre fils Aimon, les Imaginations «de M. Oofln, sont. des livres ‘aussi; mais il.en est des livres &omme des hommes, le très petit nombre joue un grand rôle ; de reste.est confondu dansla foule.

té

Qui mène le genre.bumain dans les pays policés ? ceux qui savent lire, et. écrire. Vous né connaissez ni ÉippocnaTé, ni 1BoEërHAAVE, niSYDENHAM, mais vous mettez votre corps eif-

Ltre.les mains de.céux qui les ont Inss. l

Les livres goûvernent tellement le monde qué eux quicomandent aujourd'hui dans certains pays ont voulu que leslivres sleleur.loj ne fussent que pour eux. Dans d’autres pays on a “défendu de penser par écrit sans lettres-patentes, 4 2 Aest des nations chez qui l’on regarde les pensées purement “cpmme un objet de. commerce, Les opérations de cd nent bumain.n‘y. sont. considérées qu'à d'eux sous la feuille. Si par hazard le libraire veut ‘un privilègé pour sa marchan- Le soit qu'il. vende: Rabelais, soit qu'il vente les Péres de

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ans uh autre pays, la liberté de s‘expliquer par dés livr:

ulièrement yne éens, ; qui pour.

connus encore, e de donner À employer leurs 18 Ja carrière que, parmi les itacombes dite, | et Tanneur.

des Débats.

la .e st plon.

rche des. plai.

univers connu nations, sauvaigritie obéit an vre de l’Evane Coxrucius; m. La Perse des Zorastres onneur, : votre ue vous he li-

Imagination à est des livres

‘grand rôle ; és ? ceux qui PPOCRATÉ, ni tre corps eifeux quicomque leslivres es pays on a

es purement Je l‘entendeous Ja feuille.

sa maïchanles Péres de onüre de ce

at deë livres

Livres. ssT

est une des prérogatives les plus inviolables. Imprimez tout ce qu'il vous plaira, sous peine d‘ennuyer, ou: d'être. puni, :si vous avez trop ubusé de vutre droit naturel. 27 0 0 Avant lfadmirable invention.deil‘imprimerie, les livres étaient plus rares et:plus chers, que: les pierres, précieuses. ‘Presque point de livres chez vos nations, barbares . jusqu'à. CHARLIMar dns, et depuis lui jusqutau roi de Fiance,Chanzes V dit le Sace ;: et. depuis ce Churles jusqu'à. François [, c'est une di: sette extrême. Les Arabes seuls eneurent, depuis le huitième siècle. de, notre ère jusqu'au, treizième. La Chine en était pleine: quand: naus ne savions ni lire ni écrire, prit Les copistes furent employés dans.lempire romain,, depuis Je temps dés Scipion jusqu'a. l‘inondation des barbures, Les Grecs s‘oecupèrent beaucoup à transcrire vers le temps 1As MINTAS, de. PHILIPPE et A'ALEXANDRE : ils.continuèrent sure tout ce métier dans. Aléxundrie. Ce métier étuit assez ingrat. Les marchands payèrent toujours fort al les nuteurs.et les.cos istes., 1 fallait deux ans-à nn copiste pour. bieu transcrire În Bible. sur du vélin Que de temps et de peine pour copier correctement en grec et en latin les ouvrages d'ORiGENE, de Cus'menT d‘Aléxandrie, et de.taus les autres écrivains noms més Pères ? St. JEROME dit dans une de ses lettres contre RuriN, qu'il a épuisé tütte sa Doursea acheté léf'ouvruges d'Origène dans Aléxaudrie. , 4

. Les poëmes d'Houere, furent longtemps ,#-pen connus Que. PisisrRAïTE fut le premier qui les mit en ordre,, et qui fes fttranscrire dans Athènes, environ cinq cents ans. avant, l‘ère con nous nous servons. [Il n'y a peut-être pas aujourdhui une ouzaine de copies da Veidam et du Zenda-Vesta, dans, tout l'Orient, Vous n‘auriez pas, trouvé.m seul.livre dans toute la Russie en 1700, excepté quelques Missels et.quelques Bibles, chezles papas, , it line et de der 078 Aujourd'hui on se plaint de trop ; mais ce: n‘est. pas aux Jecteurs à se plaindre ; le remède est aisé ; rien, ne les force:ailire : ce n'est pas non, plus aux anteurs ; ceux qui. font. la foule ne doivent pas cricr qu'on les presse. Malgré la. quantité. énorme de livres, combien peu de géns lisent ? et si on lisait avec, fruit, verrait-on les déplorables sottises. auxquelles le vulgaire se li. vre encore, tous jes/jours,en proie ? 1... + Ÿ Ce qui multiplie les livres, malgré la loi de ne point multi. plier les êtres sans nécessité, c'est qu'avec des livres on.en fait d'autres ; c'est, avec, plusieurs: volumes déjà imprimés qu'on fabrique une nouvelle Hi:toire de France ou .d'E:pngne, suns . rien ajouter de.nouveau., Tous les dictionnaires sont faits avec des dictionnaires ;. presque tous les livies nouveaux de géugra- :

Tous 1X. N°. XVIL. 60

CR

135 MSI oh sss . Bpitres, Satires, Chansons, &e.

te süht des répétitions tle livres de géogeaphie. La Somme La St. Thomas, a produit deux mille volumes de théologie, ‘Les livres sont aujourd’hui multipliés à un tel point, que Non seulement il est impossible de les lire tous, mais d'en sa< voir même le nombre ‘et d'en connaître les titres. : Heureuse Ment, on n'est pas obligé de lire tout ce qui s’imprime, .et le an de Caramne/; ‘qui: se proposait d'écrire cent volumes inblio, et d'employer le pouvoir spirituel et temporel des princes ur contraindre leurs sujets à lés lire, eat resté sans exécution, INGELBERG avait aussi formé lé dessein d'écrire enviroi mille vôliimes différents: mais quand il aurait assez vécu, pour. les proliers ‘il n'eût pas encore approché d'Herimès Trismégiste, quel selon JAMBLIQUE, ‘écrivit trente-six mille cinq cents vingt-cinq: livres. : Supposé-la: vérité du fait}: los anciens n’nwaïent pas mains de raison que les modernes de se pluindre de Le niültiplicité des livres. + | ‘Ecrive qui-voudre,-chacun à-ce métier : … Peut’ perüre impunément de l'ancre et du pupier.

\ einen "au en oi: rer enoh fbanengl 4 31.41 ÆBPITRES, SATIRES, CHANSONS, &ec, Comme auteur de l'ouvrage ci-dessus, l'Editeur de la Bi. dlrofhèque Chnadienne n'en peut convenablement parler ni en bien ‘ni en: mal: c'est: pourquoi ‘1 se borne à donner la table es matières contenues dans le volume, et à mettre ici les vers ‘gaivants extraits de l’Epirné 11; en supprimant les notés, afin “d'être plûs coùrt,, * : DRE EATALERNE * Encor, quant dux écrits, convient-il d’être juste; « *De ne pointivoir Ocravz, alors qu'on lit AUGUSTE ; Pr ne point ressembler à c£s écrivailleurs, ‘*Marteleurs du bonésens, éternels criailleurs, *Qui, sans discernement et sans critique aucune, © Semblént, comme les chiens, aboyer à la lune ; * #Trempent,: pour-uñ'ami, leur plume dans le miël, #Et-pour an ennemi, Ia remplissent de fiel; Sur'un:mot-du premier sottement s’extasient, Et, sans entendre l’autre, împudeémment s'écrient : 46 Ménisorigÿe 1 absurdité !” Dans l'âge dit moyen, SE TRS rh ne "IA jour fixe, iparnîit; parle-pour sa défense : “D tan ne où nel ibunal s’offenses. rer eur lui volont t'sourdé, #1 Les juges, de leurs rh#ins, se iv dr id Pour s'écrier, après : ‘“ Faussetés sans pareilles l”

leureuse— ime, .et le lunes inen princes exécution, iron mille pour : les rismégiste, cinq: cents nciens n’a> luindre de

pier.

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arler ni en er la table ici les vers notés, afin

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Ainsi font des écrits nos ignorants brailleurs ; Ce sont aveugles-nés décidynt des couleurs :

Leur critique est risible, iutant ‘qu'éllé est commode. L'exagération, cliez-nou,’ ss 4 à la modeÿ 21:90 !: Est encoré un: défaut que doit fuir, éviter; -” L'auteur qui veut se faire applatdir,réspecter, Des gens instrüits, ‘s'en‘end.' :'Parlant'à l'ignorance, Tel, d'un ton triomphant, crie-à l'extravagince,:> Au crime, au déshonneur, potir des-opinions, :: S'exténue et s'épuise en exclamations, ‘: "#4, Sur des faits ambigus, ‘des questions'abstruses. Donnant ses notiorts poûr sciéneés infuses; 01 Tel âûtre maihtieñira’ que pénser'autrement, C'est méritér' lu hart, où du moins lé:carcant, Et d’où vient, reponds=moi, cette étrange manie, Ce fol emportement, cette énérguménse; "4" non ?. Ce langage ‘en cririe, etÿ fursut converti ?' C'est, à n’en poïitit douter, de-l’esprit dé partis ) Esprit qui fait'que l'honime,''au lieude pattet, :beugle; Pour le Vrai, ‘pour le juste, est sourd, !‘devient aveugle; Foule aux pieds lé devoir, l’honneut,-la:vérité;truut : 0 Et, parfois, est contluit' jusqu’à labsurdité}®:2 " ? Surtout, quand, ‘jusqu'iu' bout 'voularit’püusser sa pointe, Il se pren Le ohne droit le contr.poitwes": % 1211 Comme‘il ne peut, ‘alors; vaincre en argument, : Son recours est d’'altér en gros-mots's'émportant : Si ce travers'se change en:esprit de:fümille, ::° Pour l’auteur étrmger évoquant'la Butille, :: : : S'il peut, sur ses écrits, qu'il vous péint'tout en voir, L'écrivain familier portera l'éteignotel! it € no ar: Omar, tour son Koran; met le‘savoir' en cendre. C'est encore un'fravers, selon moi,: de‘ prétendre, Ainsi qu’un Turc pourraît faireen son bachalic;! : Sur son goût, quel'qu'it'soit, régler ceux .dupublic; Proclamer qu’un braillärd' avec goût se:fait liré ;::: Si l’on goûte Cherboïs,: vouloir que je:l’udmire ; Dire, non pas, ‘“Jé sens;””‘mais, Mebsieurs;: vous sentez,” Où, 4 d'admiration vous êtes transportés; ::: 1 #24 4 Vous tressaillé£ile joie :” au: dansle sens contraire, - 4 Ce maussade écrivañt vous met tous en colère!” Nous goûtons! détestons ! Eh'{: mais, : qu'en:savezsvous ? Pensez pour vous, monsieur ;’noùs:penserons pour nous. Le critique devient un censeur ridicule, ‘5: 2 «1: Qi S'il veut, bizarrement, donner delà férale À son contémporain, qui pet; ‘sans Je savoir, : : Redire un vers, un mot, qu'ailleurs il a cru voir. … LCA) ER DD APTE TR ét nus

ÆBpitres, Satires, Chansons, &e, s39

840 Epitres, Satires, Chansons, Se.

Avant de prendre en main la plume pour écrire, Faut-il donc avoir lu tout ce qui s’est pu dire; Devrais—je crier ; blanc, quand on a crié: noir, Ou dire #rébucher, parce qu'on a dit choir ; Et lorsque je pourrais m’exprimer avec grace, Joindre enserble des mots qui se font la grimace? : Où tel autre fut doux, faut-il que je sois dur ; S'il parla clairement, que je devienne obscur; Ou, de peur de puiser, boire à la mème source, Qu’à tout moment, j arrête ou détourne ma course ? 4 Un autre a dit la choseavant vous.”—Je vous croi ; Mais c'est que, par hazard, il vécüt avant moi : Je l’eusse dite avant, avenu le contraire.

Faut-il donc approuver l'écrivain plagiaire ? Non, mais qui npmme-t-on plagiaire écrivain ? Celui qui pille,. prend et dérobe sous main ; Qui pendant son larcin, avant, après, se cache, Cet homme, à mon avis, . est. un. poltron, un lâche; ‘Un pauvre, paresseux et digne de mépris, Qui ne possède rien que:ce qu'il a surpris.

Mais faut-il, entre nous,. appeller plagiaire L'auteur parlant, parfois, : de la même manière Qu'un.auteur plus ancien, traitant mêmes propos ? Des plumes ce serait ordonner le repos ÿ Et, si pour quelques uns l'ordre était salutaire, Il n’en serait pas moins'à la raison contraire, Est-ce plagiat, si, rarement, ingénu, .

J'imite ou reproduis un écrivain connu ?

Non, de mon:procédé quiconque, alors, s’off=nse Est fâché que je fasse. honneur à sa science ; Que je le croie, au moins, un érudit lecteur. Qu'au Canada, soudain, apparaisse un auteur, Libre de préjugés, modéré,. véridique, | Guidé par l'amuur vrai de la chose publique : Je dirai que son livre, ndmiré des lecteurs, Est chez FABRE,: souvent, entourré d’acheteurs’;® Et ma muse sern, pour la chose; honn'e, Et dite plagiaire, à bon droit | Je le nie.

Je conseille, pourtant, au moderne écrivain, Copiant de mémoire, ou le livre à la main, De dire à son lecteur, par des.lettres penchées, Des choses qu'il transerit : Lé,; je les ai cherchées. 11 fera mieux encor, si ses extraits sont longs, ® Il y avait dans mon manuscrit, qui Cate de 18144 # Ent souvent chez Dowxax entourré d'acheteurs.»

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PS LA chées PR

Lucre.— Quel m

Progrès de la Société.

De nommer SC$ auteurs par leurs noms et surnonis. Mais, lui chercher chicanes; ou lui faire la niche,

gi d'un autre, chez lui, l’on trouve un hémistiche,

Ou deux, et pour cela vouer son livre aux vers C'est se rendre risible, en jugeant de travers.

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