‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 122 sur 177 · PROGRES DE LA SOCIETE · texte numérisé non relu

PROGRES DE LA SOCIETE

Ertrait des * ENTRETIENS p'une Mere AVEC SES veux Fiiuese”

otif a déterminé hammes à se réunir, puisétait libre et possesseur (

vant sépaiement; chacun É même lorsqu'ils

ue; En vi

tout ce qui l'environnait ? IL n°en fut pas de

se formérent en corps de pation. Les lois leur commandèrent; | partager avec d'autres le fruit de leurs

il leur fallut obéir et parta

peines et de leurs travaux.

Mme Disspate.— L'homm

1 devait naturellement chercher à

bles. La difficulté de vivre seuls,

e est fait pour vivre en société ; se rapprocher de ses sembla= et de repousser les attaques

ivision des terres

des bêtes féroces fut aussi une raison déterminante qui engagen quelques habitans d'un mème district à former entre eux une association, Dans Ja suite, à mesure que Jeurs familles 36 multiplièrent, ils formèrent des tribus plus nombreuses 3 alors, ils jugérent convenable, pour j'intérèt de tous, détablir cerqines règles qui émpèchassent que les uns ne nuisissent aux autres. Hous les biens avaient d'abord été en commun à mais lorsqu'on eut appris à cultiver la terres ON reconnu l’inconvépient de ce: système ; c'est que les paressenx 8€ nourrissaient de la substance de l’homme actif et laborieux. La justice exieait qu'on réformât c°t abus; rien n'était plus propre à le faire disparaître ue d'obliger chocun à soutenir sa famille du fruit de son Re Les terres furent partagées 3 chacun de- : vint exclusivement possesseur du coin qu'il avait à cultiver, et, selon toute probabilité, en transmit la possession à son fils, qui hérita également de sa chauniière et de ses instrumens aratoir'ese Emite. Si les terres étaient divisées en portions égales, comment se fait-il que les uns soient devenus riches et les autres pauvres f Mme. Dimspase.-— Ignorez-voUS que dans tous les pays il y a des homes plus judustrieux et plus prudents, les uns que es autres, e* qui par conséquent réussissent mieux dans leurs entreprises !

Emnie.— Cela est vrai; mais encore la d devait-elle rester toujours ln mème.

Mwe. Dimspae.—Oui si tous les homihes eussent été

sp Progtès de la Société,

égnlement sages et industrieux. Mais un paresseux, qui crai. gnait le AVC et avait négligé de” inettre de l’ordre dans'ées affaires, n‘était pas fâché'de trouver un homme à qui ses champs bien cultivés rapértiient ue moisson abondante, qui voulüt acheter une partie'ou même la totalité de sa terre, ‘Ce. Jui qui avait ainsi doublé ses propriétés n‘était pas en état de les cultiver lui seul; d‘un autre côté, la nécessité obligeait ce. Jui qui avait eu l’imprudence de se défaire de son champ à se soumettre à un service mercenaire pour soutenir son existance: de là cette distinction de maître et de serviteur. Les talens ne restèrent pas non plus sans: récompense; ils donnaient à ceux qui en étaient doués une supériorité marquée sur les esprits grossiers que leur pesanteur retenait dans lignorarce, Les travaux les plus pénibles retombaient sur la classe la moins éclairée; on n’a guère besoin que de la force du corps poit bécher la.terre et porter des fardeaux.

Lucx.-—Je yois parfaitement que le plus sage, parmi les sauvages, sera toujours le plus puissant, mais qu'ils aient cont ‘senti. a se laisser gouverner par un seul, C'est ce que j'ai de là peine. à concevoir, 1} faut, que le premier roi ait été bien adroit pour. persuader aux autres hommes de lui sacrifier leur volonté -en.towte circonstance, ne -Mue. Dimsnat&.— Lorsque les’ divisions d'intérêt eurent enfantéles guerres, chacune dés tribus ennemies fut obligée de se créer un, chef. qui la cons uisit au combat; un donna fatu. reblement la préférence à ce ui qui jusque là ‘s'était fait remar. quer par son courage et son habilété : s’il était assez heureux “: pôur. réussir dans son entreprise, il arrivait quelquefois qu'il conservait son autorité ; ce qui lui donnait une grande influ- : ence dans les. conseils tenus par les anciens de la nation. L’his. toire des premiers temps nous fournit une foule d'exemples de gens qui, soit par ambition, soit par le désir plus noble d’être utiles à leurs concitoyens, s’élevérent à la souveraineté, en dictant des lois qu'ils disaient tenir du ciel. ‘ Ce fut là le -moyen. qu'employa Numa pour persuader aux Rontains d’ob. server. ses instifutior religieuses. Pr 7 ttes di M Lucir.——Toutes rs furent-elles d‘abord gouvernées -par.des rois ? VUS 00 ETUIS Mme. Dimsnaz— Non; différentes circonstances produisirent diféreutes formes du gouvernement Quelques uns, comme nous l’avons remarqué, choisisent pour les gouverner ün géñé- -ral-habile, un sage législateur, cel enfin Qui par ses'services et ses.acvions s'était acquis des droits à leur estime. D’autres confièrent leurs intérèts à des assemblées de’‘vieillards vénéra- ‘bles, qui discutgient en plein conseil. les affaires de‘la nation ,

c'était le règne de l'aristocratie; elle dégénéra bientôt; ‘ car,

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4 mesure que la société fit de noùvéaüx progrès, l'honñenr'de siger dans ce nouveau senat devint le'prix de l'intrigue et de h faveur, Ce qui devait être’ réservé éxclusivénient à la sa sse et & la vertu, passa entre les mains'de ia noblesse autres enfin ne voulañt pas renoñéér à leur indépéndance,

délibérèrent ans dés ‘assemblées du peuple; c'est ‘ce qu'on

appelle la déinocratie : celui-là ‘ést le pire de tous les gouverneue, dont SEM cf ét à : +; | | ” j LmiLIr.—Cependant il he ine ‘partit pas juste'd'‘exclure le peuple du maniement des affaires,’ puisque le seul bat du:gouvernement est de protéger ses intérêts. #26 ST Mme. DimSdaiE.— Le gouvernééht ‘le ‘plus sage est le gouvernement représéhtatif, où le peuple choisit des homméès éeIEéS, Qui agissent en son nom. Si ceux-ci abusent du péuvoir qui leur est confié, ila la faculté de les réjetter à la praghaine élection. Ce gouvernement 'peut être ‘aristocratique. ou monarchique, c'est a dire que Comme en Fiante ‘et er” Angreterre, il peut avoir-un monarque à sa tête ; ‘ce qui lui procure une foule d'avantages, dont'par là suite Voüs' pouriez mieux apprécier la valeur. sie s 54 sttihin

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