‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 123 sur 177 · BONS-MOTS · texte numérisé non relu

BONS-MOTS

“Cyhus le Jeuné étant sur le point de combattre, CLEARQUE lui conseïllait de se tenir derrière les Macédoniens, afin d'étre hors du danger. ‘Quoil répondit Cyris, vous me éonseillez de me rendre indigne de Jagourotine, “au moment vù je combats pour la posséder. fee, Sont

Un des amis de SocraTe, s'étonhait de ce- qu'ayant : quelques personnes à recevoir dans sa maison, il avait fait ‘si péu de préparatifs pour cela : Si ce sont, dit-il, d’honnètes gens, ce que j'ai préparé deit leur suffire ; s’ils sont vicieux, je n’en ai que trop fäit. . | ie sé En

ALEXANDRE offrait la paix anx Athéniens, à condition qu'ils. Jui livréraient huit de leurs orateurs : la-1lessus DFMOsTHäNE . ‘dit: Alexandre fait comme le loup de la fable, qui proinettait æux brebis de faire la paix avec elles, pourvu qu’elles lui ;li-

vrassent les chiens qui les gardaierit, et qui cauSaient, disait-il, «toutes leurs divisions. . :. 4 UE OU NUS

Crares, philosophe Grec, disciple de DioGenE, déposa @ntre les mains d’un banquier $on argent, avec ordre de le re-

mettre à ses enfans, en cas qu'ils fussent fous ;''car, ditil, s'ils . ‘sont philosophes, ils n’en.ont pas besoin... à.

: 7 Quelqu'un dit dé PuINE Îe jeune qu'il faisait une description + pari et ‘si égacté dé'sa maisôn, qu'il Sémblait-qu'il voulait vendre.

846 Régistre Provincial.

On dematidait à Diogène de quelle manière Denys le Tyranen usait avec ses amis : il les regarde, : dit-il, comme des bouteilles ; il les, prend quand elles sont pleines et les rejetté quand elles sent vides, HS | | « Les députés d’une province accusant. leur goüverneur de concussion, en demandaient un autre à TiBëre : Guïdez, ‘dit cet empereur; cette sangsue remplie, et n’en prenez pis une affamée.

Un duc de Savoie exigeait dans ses états des contributions extraordinaires. La Savoie gémissait sous le poids de tant d'impôts. Un paysan eut le noble courage de lui dire: Sire, je vois dans votre royaume la passion du Sauveur renversée, ‘Comment l’ententis-tu, lui demanda le roi ? (Le dus de Savoie portait le titre de roi de Chypre.) C'est que dans la passion, répondit le paysan; un seul ineurt pour tous, et nous mourons tous pour un serl, ie

Le mot de ce paysan est le même, en d'autres termes, que cette pensée énergique de Luçain: Humanum paucis vrvit genus. Le genre humain ñe vit. que pour un petit nombre d'hommes. |

RÉCISTRE PROVINCIAL:

Maniés :-—A Québec, le 16 Février dernier, H. S. Huor, écr.-Aro. - cat, À Dlle. Josephie Clouer ; v13"+arnres r À Berthier, le 17, P. H, Paner, écr. Avocat, des Trois-Rivières, à Dlle. Maric-Anne, fille de feu l’hon. P. L. Pants ; À Champlain, le 20, A. PoLeérre, écr. Avocat, de Québec, à Dlle, ‘ Henriette Duruc ; * A'Montréàl, le 22, Michel Bonne, écuyer de Québec, à Dame Chat. : lutte MuNro, veuve de feu le Dr, J, Lenuc: . Ru ir . Au même lieu, le même jour, Mr. J. O. À. TürGson, Étudiant èn : Droit, à Dlle. Louise Rosalie Dezéry ; Dernièrement, à St. Martin, Mr. N. Prévost, de St. Vincent de Paule, à Dile: Fleurie Parineau, fille d'André Papineau, M. P. ,

Décénés.—A Montréal, le 16 Février dernier, À l’Age de 45 ans et 6 mois, Diime Elizabeth Vsnneau, épouse «e Mr, Joseph RoniTatizs. A St. Hyacinthe, le 16, à l'âge de 24 ans, Dame Eugénie Parixrav, épouse du Dr, T. RouraiLuigr. | A Quebec, le 4, Dame Chärlotte Drsparars, épouse du Dr. C. N. PERRAULT, A St. Roch, le même jour, Dame Marie Louise P£rrimourx, épouse de Bmg. Rocher, écuyer. .

A Montréal, le 23, ‘©. Pontrous, écuyer, âgé de 64 ans. Au même heu. le 24, à l’âge de 8 ans et 6 mois, Dile. Aurélie, fille de l’hon. L. J. Papineau. « ….: Le même jour, à l'Ile du Milieu, parôisse de Berthier, à l'age de 28 ‘ ans'et 5 mois, Dame Julie Roussiv, énouse de Wm. Moruison, écuyer. A St Gervais, le 25, Lazarre Bursau, écuyer, Major de milice, âgé ds

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85 ans.

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rois-Rivières, à uébec, à Die, à Dame Chat. N, Étudiant ên icent de Paule,

de 45 ans et 6 )BITA ILLE, énie Parineav,

du Dr. C. N.

lOULX, épouse

irélie, fille de

à l'âge de 28 ISON, écuyer.

iilice, Agé de

Rare

Toue IX. 15 MARS 1820. Numero X VIII

es 0 en nn men

HISTOIRE DU CANADA

(CONTINUATION

Dass la nuit Au 12 au 18 Septembre, les troupes anglaises

traversèrent ‘en plusieurs d.visions, dans des bateaux plats:et.des

chaloupes, de la Pointe Lévy à la rive du nord, et débarquèrent aussi successivement à l‘ence du Foulon, appellée aussi depuis l’ance de Wolfe, sans que les Français s’apperçussent de leurs mouvemens, ou s'y opposassent. Un premier détache ment composé de cent cinquante hommes, réussit d'abord avec quelque difficulté, à gravir la côte, après avoir délogé la de française qui défendait le passage. Ce détachement fut ientôt suivi d'un gros renfort, et enfin de toute l’armée, qui se forma sur les plaines appellées les hauteurs d‘Abraham. Elle se trouva en ordre de bätaille à la pointe du jour, et s’avança alors pour prendre une position plus avantageuse, entre { ville et l’ance du Foulon.

Aussitôt que le marquis de Montcalm eût été informé du débarquement des Anglais, qu’il eût été si facile d'empêcher, s’il y avait eu des troupes pour s’y opposer, il se hâta de traverser la rivière St, Charles et la ville, pour venir offrir le combat au général Wolfe, laissant, le marquis de Vaudreuil dans le camp de Beauport, avec un gros corps de Canadiens. L'armée française, ou plutôt son général, ne consultant que son ardeur, en cette occasion, résolat de tout tenter, malgré

‘a disproportion des forces, «et quoiqu'il ne tint supérieures, au

de combattre le général anglais avec des forces qu'à Montcalm moins du côté du nombre. 1l ne fallait pour cela qu’un peu de patience et de temporisation. La garnison de Québee pouvait se renforcer sur le champ, et la jonction de l’arinée de Montcalm et du gros corps de troupes que commandait M. de

Bougainville à Jacques-Cartier, pouvait s'effectuer dans l’espace

de quelques heures : l’armée anglaise se trouvait alors, si elle

voulait conserver sa position, entre le feu de la ville et celui de l’armée française; et l’on avait encere le choix de tombat-

Tous IX. N°. XVIIL él

Histoire du Canada, tre de suite, ou d'attendre l’arrivée d'un nouveau renfort du gouvernement de Montréal ; en supposant qu'on eût eu le soin d’approvisionner Québec pour quelque temps. La précipitation du marquis de Montcalm commença le désastre des Fran. çais, et celle de M. de Ramsay le compléta, comme nous le verrons un peu plus bas,

Le marquis de Montcalm ayant été joint par M. de Senne.… zerques, avec un gros corps de Canadiens, rangea son armée en bataille, : Cette armée se composait d'environ deux mille honimes de troupes réglées, de cinq mille miliciens, et de quatre à cinq cents sauvages : celle de Wolfe n'était pas plus nombreuse ; mais elle se composait toute de troupes réglées et aguerries Le combat commença par'un feu de tirailleurs

ue ‘firent les milices canadiennes et les sauvages placés dans es buissons, sur les ailes, Vercles 9 heures, les Français s’avancèrent en assez bon ordre ; muis ils commencérent à tirer de trop loin, et le firent fort irrégulièrement, comme on le devait attendre d’une armée presque toute composée de mi» liciens ; car, selon l'expression de M. de Lévis, ‘les batail. . Jons même étaient farcis d’un nombre d’habitans qu'on avait incorporés parmi les soldats,” et les meilleurs d’entre ces derniers avaient envoyés à Jacques-Cartier. Le feu des Anglais, au contraire, fut vif et bien dirigé : aussi leurs adver. saires ne tardèrent-ils pas à perdre du terrain. Pour com ble de mal, le marquis de Montcalm et son second, M. .de Sennezergues, furent blessés morteliement, dans ce moyent critique ; et il ne se trouva personne, il paraît, un état de les remplacer. Le général Wolfe, qui se tenait en avant sur la droite de sa ligne, à l’endroit où l'attaque était la plus vive, fut aussi blessé, d’abord grièvement, et ensuite morteilement, par le feu des tirailleurs canadiens, au moment où les Français commençaient à reculer. * Il fut remplacé par le brigadier Monkton, qui, blessé Jui-mème dangereusement, ’ quelques instans après, fut contraint de céder le commandement à Townsend. Ce dernier sut profiter des avantages déja obtenus, en faisant avancer à propos les troupes tenues jusqu’alors en réserve. Ce fut vainement que les, Français continuërent à faire des efforts sur leur droite, où se trouvait le plus grand nombre des troupes réglés, pour prendre les Anglais en flanc, selon le plan de Montcalm: ils farent contraints de reculer; et ce mouvement rétrograde entraina la retraite Doi

(*) Les forces Jui manquant, il s’appuya sur l'épaule d’un lieutenant, Eee pour le soutenir plus aisément, (Cet officier voyant les A pour s’écria : « Îls fuient {{hey run) : —Qui «ont les fuy ards, « dit

déja, » rapartit le général anglais: Je dois done mourir content. »

es Français, «répondit le lieutenant.—Quoi les Jâches, fuisat

enfort du eu le soin 'écipitae les Fran.

e nous le

e Senne… on armée eux mille ns, et de pas plus s réglées irailleurs acés dans F rançais rent A tie omme ün ée de mi.

es batail- ’on avait ntre ces des Anrs adver.

UT COM 1, M..de moment at de les it sur Ja lus vive, ilement, es Frané par le isement, imandeages déues jus- J$ conti.

uvait le les Anntraints retraite

eutenant, yant les rds, « dit s, fuisnt

Histoire dn Cansda. 847

précipitée de l'aile gauche et du centre. Le marquis de Vaue dreuil, qui se trouvait. en ce moment, à ia porte de la ville, s'efforçn de rallier les troupes, mais sans succès. M. de Bouainville, parti de son poste avec neuf cents hommes, selon \. de Lévis, et deux mille, suivant d'autres historiens, n'arriva pas assez tôt sur les dernières de l'armée anglaise, pour faire changer le sort de la journée. Il attaqua un. des postes de l'ennemi, mais n'ayant pas reussi à s’en emparer, et apprenant que l’armée de Montcaim uvait été défaite, il se retira vers la vieille Lorette, pour y attendre les ordres du marquis de Vaudreuil ? eu?

Les restes de l’armée battue traversèrent la ville, et passèrent par le pont de l'autre côté de la rivière St. Charles. La perte en tués et blessés ne fut pas de beaucoup plus considérable du côté des Français que des Anglais ; elle fut d'environ cinq cent cinquante dans l’armée de Wolfo, suivant M. Smith, et d'environ six cents dans celle de Montcalm, autant que nous en pouvons juger d’après le détail un peu confus de M. de Lévis ; mais le nombre des prisonniers français fut assez considérable. M. de Sennezergues fut recueilli sur le champ de bataille, et porté sur , un des vaisseaux de la flotte anglaise, où il mourut le lendemain, Du nombre de ceux qui moururent de leurs blessures fut le colonel de St. Ours, qui, suivant M. Smith, avait dans l’armée le rang et faisait les fonctions de brigadier. Le général Montcalm fut porté dans la ville, après sa blessure, et mourut le lendemain au soir, Son corps fut déposé dans un trou qu’une bombe avait fait dans l’église des ursulines. Ayant appris des médecins qui le pan— saient que sa-blessure était mortelle, et qu’il ne pourrait pas survivre au lendemain, il s’écria : ‘J'en rends grôces à la providence ; je ne serai pas témoin de la reddition de Québec. *

ne)

* M:. Smith, qui rapporte ces belles paroles du marquis de Montcalm, ajoute, nous ne savons sur quelle autorité, que M. de Ramsay l’étant venu voir, et lui ayant demandé ses ordres pour la défense de Québec, le général lui dit: «Je ne veux plus ni donner d'ordres, ni me mêler de rien; j'ai à m'occuper d’une affaire plus importante que votre place en ruines, et ce snisérable pays.» Avant de mourir, continue le même historien, il fit ce compliment à l’armée anglaise: « Puisque je devais avoir le malheur d’être défait, c’est pour moi une grande consolation d’avoir été battu par un ennemi si brave el si généreux. Si je revenais de cette blessure, je me ferais fort de battre trois fois autant de troupes comme celles que je commandais ce matin, avec un tiers de troupes anglaises.»

Outre que le marquis de Montcalm, non plus que le pays qu’il défendait, n’avaient pas eu jusqu'alors, que nous sachions, à se louer üe Ja générosité des envahisseurs, nous avons pour contredire les paroles et les sentimens que l'historien anglais prête au général français, le témoignage d’un historien de beaucoup plus de poids, qui dit, que le marquis de Montcalm « avait eu le temps, avant d’expirer, de songer. au salut des

Âistoire du Canada.

Les débris de l’armée buttue étant rentrés dans-lè camp de

Beauport, on envoya cinquante hommes par bataillon pour renforcer la garnison de Québec. A l'entrée de la nuit, le marquis de Vaudreuil assembla un conseil de guerre, composé des commandans des différents corps, pour décider des mesures à prendre -dans les circonstances où l’on se trouvait. Sur la crainte que l’on avait que les Anglais ne marchassent au poste de Jacques-Cartier, et: sur l'exposé qu’on allait mariquerde vivres, il fut décidé qu’on se retirerait, à l'entrée de la nuit Afin que l'ennemi ne s’apperçut pas de la retraite ; et pour la faire avec moins d’embarras, attendu qu’on manquait de moyens de transport, on laissa le camp tendu, et l‘on abandonna le bagage,. l'artillerie, les munitions et les vivres. -

insi dénuée de tout par la pusillanimité des chefs, l’armée se, mit en marche en grand silence, passa par la Jeune et l’Ancienne Lorette, traversa la rivière du Cap Rouge, et arriva en partie, à la Pointe aux Trembles, le 14 à midi: M. de Bougainville, chargé de fäire l’arrière-garde, eut ordre de rester, ce même jour, à St. Augustin, Les miliciens du gouvernement de Québec se dispersèrent pour-s'en retourner chezeux; une partie de ceux des autres gouvernemens en füisaient dé même, tandis que d’autres pillhient dans les campagnes, sans qu’il fût possible d’arrêter ce désordre:

On arriva le 15, dans le même orère que la veille; à Jacques- Cartier. M. de Bougainville vint à lx Pointe aux Trembles, d'où ilécrivit à M. de Vaudreuil, afin de savoir: s’il jugeait à propos qu’il y restât pour observer les ennemis.

Le même jour, M. de Lévis, revenu dé l'Isle aux Noix à Montréal, reçut une lettre par laquelle le marquis de Vaudreuil lui apprenait la défaite du 13, et le priait de le venir joindie à Jacques-Cartier, pour prendre le commandement de l’armée, Ce général se mit en route le même jour, après-avoir. donné ses ordres pour la défénse des frontières et pour la subsistance des troupes, et arriva à Jacqués: Cartier le 17. Il fit part â M. de. Vaudreuil des ordres qu’il avait. donnés, et de ceux qu’il convenait de donner pour empêcher la désertion, qui devenait de jour en jour plus considérable. Il Jui représehta que pour arrêter ce désordre, le seul moyen était de marchor:en avant ; qu’il fallait faire tout au monde et tout ha- Zarder-pour empègher la prise de Québec ; etau pis aller, en faire sortir tout lé monde, et détruire la ville; de manière que

siens, en les encourageant-à réparer leur désastre, « Si le général Montcalm eût tenu le langage que lui prête Mr. Smith; ilse fût rendu moins Se a nous,. de Ja belle épitaphe que lui fit l'académie des belles- , et du ionument que.lé gouverniement-français voulait lui ériger dûns Québes. Du sb. DATE

Lévi:

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éral Mont- "endu moins dés bellesit lui ériger

Æfistoire du Cinadi. 348

les Anglais n'y pussent passer l'hiver ; observant qu'ils: n‘étient pas assez forts pour garder la: circonvallation decette place, et pour empêclier lés Fran, d'y communiquer; qu’il fallait se rassembler et se mettre en mesure de menacer les en: nemis et de les attaquer ; qu'il fallait profiter des bois du Cap Rouge, de Ste. Foy et de St. Michel, pour approcher d’eux; et que s'ils s'avançaient, de leur côté, il les fallait combattre’; que s’il arrivait que l’armée française fût battue, elle se‘retirerait. vers le'haut de là rivière du Cap Rouge, luissant vers le bas un gros détachement, de manière à favoriser la sortie dela garnison de: Québec; après avoir incendié la ville.

Le gouverneur général approuva le plan du chevalier de Lévis, et dépècha des couriers au: commandant dé Québec,

pour l'informer des mesures qu'on allait prendre, M. de Lévis

écrivit aussi au chevalier de Bennesr; qui y commandait: en seond, pour l’exhorter à ranimer le courage et à rechauffer lé zèle des troupes, Ie manque de vivres fut cause que l’ar: mée ne pût se mettre en marche que le lendemain, 18. Le même jour, le chevalier de LA RocHeBraucour entra dans la ville, avec ceñt chevaux portant des sacs de biscuits, et an— onça que l’on était en marche-pour secourir la place, à quelque prix que ce fût. L'armée arriva le soir à la Pointe aux Trembles, et le détachement de BougainviHle; qui faisait alors l'avant-garde, à la rivière du Cap Rouge, Le 19, l'avant-garde se porta sur la rivière St. Charles, et: le cofpside lfarmée à Lorette. En arrivant sur la rivière St. Charles, M: de: Bougainville: apprit que; par une précipitation inconcevable, pour ne rien:dire de plus, le corumandant de Québec avait capitulé, malgré les espérances certaines d‘un-secours prochain qu‘on luiavait données, et avant, ditun historien anglais, qu‘il y eût. une seule batterie de dressée contre la place. Eb qu‘obtenait-on par cette capitulation? des choses qu'on: n'est plus dans l‘usage deperdre pa: les événemens de la.guerre, telles que l’exerrice de su religion, la conservation de.ses biens, la hberté personnelle,

Il'est vrai que les habitans de Québec, dont plusieurs avaient déjà cruellement souffert du bombardement de la ville, avaient bien sujet d'appréhender les suites d’un siège ; aussi Smith prétend-il que ce furent eux, qui par leurs:instances: et leurs représentations, farcèrent, en quelque-sorte, M. de Ramsay à se tant hâter de capitulèr. Il est vrai aussi, qu’en retraitant précipitamment jusqu’à Jacques-Cartier, après la bataille da 13, M. de Vaudreuil n’avait pas agi de manière à inspirer beaucoup de courage st de fermeté à la garnison et au commandant de Québec ; mais cé commandantne nous paraît plus justifiable, lorsqu'il se rend après avoir appris que lesecours arrive.

850 Animaux venimeus des Iles.

Cet événement rendait inexécutable le dessein qu'on avait formé d'attaquer les Anglais, et il fallut rebrousser chemin, M, de Bouguinville sauva une partie des effets et des muni. tions laissés d’abord dans le camp de Beauport, dont les Anglais ne s'étaient pas approchés : le reste fut pillé par les habi. tans des environs. Le gros de l’armée fut le 21 à la Pointe aux Trembles, et le 24 à Jacques-Cartier, où l’on commenca à travailler à la construction d’un fort. L'Europe entière, di Raynal, crut que la prise de Québec finissait la grande que relle de l'Amérique Septentrionale, Personne n'imagina qu’une poignée de À TN qui manquait de tout, à qui la for. tune même semblait interdire jusqu'à l'espérance, osassent songer à retarder une destinée inévitable. On les connaissait mal. On perfectionna à la hâte des retrancheinens qui avaient été commencés à dix lieues au-dessus de Québec. On y laissa des troupes suffisantes pour arrêter les progrès de la conquête, e‘ J‘on alla s‘occuper à Montréal des moyens d'en effacer la honte et la disgrâce.

(A conlinuer.)

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