CS | INDIGO DE MANILLE
Le Registro Mercantil de Manille contient la description, publiée par ln Société Economique, d‘ure nouvelle espèce d‘indigo découverte dans cette île. De teinps mémorial elle a été connue, sous les noms de paranguit et aranguit, des naturels, qui s’en sont servi pour produire une belle couleur bleue, particulièrement dans les provinces de Camarines et d'Albay; mais.elle avait échappé aux observations des savans jusqu'à l'année 1827, qu'elle attira l'attention du père Mara, membre correspondant de la Société écanomique de la province de Snmar. Il la soumit à diverses expériences, et la forma, comme l'indige, en pierres ou pains, avec lesquels il teignit en bleu des
ièces de coton, de soie, de toile et de drap. Frappé de la
Éedosé et de Ju force de cette teinture, qui ne lui parurent pas
inférieures à celles de l'indigo, il résolut de comm tniquer sa
découverte à la Société, à laquelle il présenta des échantillons
des pains qu'il avait fabriqués et des étoffes qu'il avait teintes,
En conséquence, la Société pria quelques’uns de ses membres correspontlants dans les provinces sus-mentionnées,, de répéter les expériences du père Mato. Ils obtinreut tous le mème :
e gen veines pour În pre.
de nb à étonnement, action con sion du san e absorbante découvrit à des épaules, ISCHET, Anne t, et a suivi , dont toutes ivertes, sont et peut-être a nature deg ux générale.
rapport très qui eu donne er le sujét.—
description, ivelle espèce morial elle a il, des natupuleur bleue, et d'Albay; ans jusqu'à TA, membre vince de Ste rma, comme t en bleu des Frappé de la parurent pas mniquer sa échantillons avait teintes, ses membres s,, dle répéter us le mème :
. Anecdotes et Bons Mih. |
résultat, et envoyèrent à Mnnille une grande quantité de feuil. les, de pins et la plante elle-même, 11 fut nommié un comité de marchands pour déterminer, après une analyse chimique de cette matière colorante, si son identité nvec l'indigo était suflisnmment constatée pour en Let l'introduction dans le come merce sous ce nom, et si elle devnit être offérte nu même prix que l’indigo, Les marchands et les chimistes ont décidé ces questions dans l’affirmative, et ont décluré qu'elle possédait toutes les qualités de cette célèbre substance colurante. :
CE
ANECDOTES ET BONS-MOTS. ,
Des jeunes gens de l’armée de Pynrnus, étant en débauches, avaient fait plusieurs raillerirs de ce princes Pyrrhus les fit venir devant lui, et leur demanda d’un ton sévères si tout ce qu'on lui avait raconté d'eux était vrai. Seigneur, répondit l'un d'eux, nous en aurious bien dit davantage, sile vin ne nous eût Mnnqué.
Pepin, premier roi de la seconde rnce, se divertissait à Voir avec ses courtisans, dans l'abbaye de Ferrières, un taureau gs était aux prises avec un lion, et allait devenir sa proie. I]
emanda quel était celui qui aurait le cuürage de préserver ce taureau du sort funeste qui le menaçait: comme personne ne
- répondait À ce défi, Pepin descendit de l'échafaud, et dévhar-
gen son sabre avec tant de force sur la tête du lion, qu’il l'abattit ñ ses pieds. Eh bien, messieurs, dit-il, suis-je à présent digne de vous commander ? Ce fut l’indignation qui lui suggéra ces paroles, parce qu’il savait qu’on le méprisait à cause de la petitesse de sa taille. M. ‘8 À François Ier. étant prisonnier en Eépagne, joua siheureusement avec un grand, qu'il lui gagna une somme immense, Le grand, piqué de son malheur, dit en payant le roi : Garde cela pour ta rançon. Ce prince, à qui l’on ne manquait pas as de respect impunément, donna un si rude coup d'épée sur atête de ce grand, qu'il mourut peu-de jours après cette bles=, sure, Les parens de ce seigneur espagnol demandèrent justice à Cuarces-Quinr, qui ayant appris ce qui s'était passé, leur dit: François ler, a Lien faits tout roi est roi partout. Un gascon, durant les plus grands froids de l'hiver; se pro-
. menait sur le Pont-neuf, avec un surtout d’étamine bien léger.
e roi passa par là en carosse, se cachunt le nez dans son anteau de velours; mais levant les yeux, il apperçut le gascon, et fut si étonné de le voir se promener ainsi vêtu, qu'il le Gt
Rss Mégiitre Provincial, de.
…et:lni demanda s'il n'avait:peint froid... i Eu Comment, peux-tu faire, dit, Hexni EL AMpatEs tout gelé, quoique je sois:bien vêtu. |Sire, répondit le gascon, si.vous faisiez comme moi, vous. n'auriez jamais froid. . Com. ment, dit le roi ? , Si votre majesté, ajquta le gasçon, portait, comme, je fais, toute sa garde-robe sut elle, elle n'aurait gunsis froid. Le roi trouva cetteraison si plaisante, qu'il lui fit don: ner un habit complet.
L'empereur de Maroe ayant envoyé un ambassadeur à Lours XIV, le chargea de quelques présens qui occasionnérent |a raillerie de quelques seigneurs-de-la cour de France, attendu que ces présens ne consistaient qu'en plusieurs peaux de tigres et de lions et en quatre douzaines de penux de maroquin rouge; mais sa réponse en releva la valeur et fit admirer son esprit : Le monarque que je représente, dit-il, . n’a pas regardé à la
y a derplus:précieux est au-dessous de la grandeur du roi.
"On refusait un bénéfice à un abbé sous le prétexte qu'il était trop jeune. ‘C'est, dit-il, un défaut dont je me corrige tous les jouis SARA
icttihhiene nRÉGISTRE PROVINCIAL.
Dactbés.—A Knmouriska, -le 16marsdervier,, Dime, Elise: Tasout,
épouse de Thomas Csnpau,, écuyer ; "A'Québec, lé 27, M. J. Bte. Garmsau, marchand;
| . Aux Trois-Hirières, le:80.. dans un. Age ‘avancé, Mr. pis ‘3 père de Mr. le Grand-Vicaire et Curé utens Lonis Capregx,
A St. Jean Baptiste, le ler. avril courant, Philippe. Ararz, écuyer, Agé
de 67 ans; : k À
«1 À'Montréal, le 11,:Mi; Louis Taisorrs dit Lasnjcäin, Agé.de:71 ars; -24u palais épiscopal dé St: Jacques, Montréal; le:18, à l’Age de:60 ans, Messirè Charles BenrueLor, : Prêtre, un.des Serrétaires: de st Grandeur; ci-devant Chapelnin des, Urselines.. des Trois-Rivières, ;;et\snciengement Curé de St Jean, dans l'ile d'Orléns,
'Couwrssronnts : = George Manly Muin, écuyer: Procureur et Avocat. MM Joseph Antoiné Pubatene et Cfsnire Geraaure, Notaires Publics.
- ‘David Ross, Jenn'Mürie Monveir, et R. Lester Monnocn, écuyers, Comunissaires pour administrer le serment aux personnes enoffice ;
| \ ec: ét , Commissaires pour: l'érection et | me dos le Diarit do Montréal
quantité des préfens, ni à leur qualité, parce que tout ce qu'il
+ JAM. Mortier, DiCRoss, Lois! Gur,! Ju:DL Lacnorm et Fi A.
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dit le gascon, oid. , om-
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il lui fit don:
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nce, attendu aux de tigres roquin rouge ; r son esprit :
regardé à la e tout ce qu'il r'du roi.
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) Blise: Tascut,
Lonis Gapns,
FE, équyer, Agé
, Agé.de:71 arcs; l’âge de-60 ans, de st Grandeur; t:enclengement
reur et Avocat.
lotaires Publics.
LROGH, écuyers,
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TS — Tome IX. ler, Mal 1880. Numero XXL.
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HISTOIRE DU CANADA
(CONTINUATION
Arres que les Anglais furent rentrés dans Québec, les Français s’emparèrent de la crète des hautenrs, à environ trois cents toises de la place, et y passèrent la nuit. Aussitôt nprès l'action, ils envoyèrent prendre possession de l'hopital général, et y firent porter leurs blessés et ceux des Anglais.
Le côté de Québec, terminé par la côte d'Abraham et l’escarpement du fleuve, est le seul qui soit accessible : la distance est d'environ sept cents toises : il était défendu par une en-
ceinte de six bastions revêtus et presque sur une ligne droite :
un fossé peu profond, quelques terres rapportées sur la contrescarpe, et six ou sept redoutes, construites par le général Murray, couvraient cette encelaig Le terrain est partout : pierreux sur les hauteurs, et devient presque un roc vif en approchant de la ville, ‘
Après ayoir reconnu la place, le général français décida
von commencerait par une parallèle aux hauteurs au front des bastions de St. Louis, de la Glacière et du Cap au Diamont, et qu'on.v établirait des batteries, d'où l’on espérait faire brèche, malgré l'éloignement et la faiblesse du calibre des piècés, le revêtement étant mauvais dans çette partie, sup-
posé que les secours qu'on attendait de France ‘n’arrivassent
as. Pn + Les travaux préparatoires durèrent depuis, le 29 Avril jusqu'au 9. Mai; le 10, les batteries de canons et de mortiers commencèrent à jouer sur la place, et le firent avec assez d’açe tivité, mais sans beaucoup de succès, jusqu’au 15. (Ce même jour, le chevalier de Lévis fut averti que deux gros navires,
ui, paraissaient être anglais, venaient d'arriver entre l’île d'Orléans et la Pointe Lévy. Une frégate anglaise était entrée, dès le 9, dans le port de Québec. Sur cet avis, le général français envoya ordre aux bâtimens de. transport, où étaient les vivres, les munitions et une partie de l'artillerie, de se re- "Tome IX. N°9. XXL 60
403 Histoire du Canada. ‘
tirer, et aux frégates de se tenir sur leurs gardes. Il fit replier l'artillerie de la tranchée, et donna des ordres pour le déblaie. ment de l’armée. Soit que les ordres envoyés aux vaisseaux eussent été reçus trop tard, ou qu'on n'y eût pas cbéi assez promptement, les bâtimens anglais s'étant avancés le lende…. main 16, sous les ordres du cômmodore SwANTON, les fréga . tes françaises n’eurent que le temps dé s’échouer, l’une un peu au-dessus du Cap aux diamans, et l’autre vis-à-vis de la Pointe aux Trembles, où on les brula, pour empêcher que les Anglais ne s’en rendissent maîtres. . Une partie des transports et des petits bâtimens fut aussi détruite.
Le 21, le chevalier de Lévis, désespérant de voir arriver prochainement des renforts de France, et voyant son armée presque réduite aux seules troupes reglées, par la désertion de la plus-grande partie des miliciens, et sur le poir* !e manquer de vivres, se détermina à la renvoyer dans le gouverne: ment de Montréal, à l'exception d’un corps d’environ dix-huit cents hommes, qu'il laissa aux. ordres de M. Dumas, pour occuper la Pointe aux Trembles, le fort de Jacques-Cartier et l’église de Déchambault. Re Le siège de Québec, quoique de courte durée, donna lieu à plusieurs traits de bravoure et de générosité, (*) et suivant Mr. Smith, fournit à plusieurs des employés du gouvernement l’occasion d'augmenter leurs richessés. ‘ Les estimations les plus frauduleuses, ditx* historien, quelque considérables qu'elles fussent, étaient approuvées et payées par l’intendant à Montréal. ” 11 cite pour exemple un compte de trois cent mille livres que Cadet présenta au gouvernement, par le canal de son commis, pour trois cent mille paires de souliers de chevreuil, qu’il prétendait avoir été fournies pour les sauvages, 6 D'après ce compte’seul, continue-t-il, il est aisé de concevoir jusqu'où s’étendit ce péculat, chacun cherchant avidement à amasser de l’argent, etse montrant à peu près indifférent sur les moyens de le faire. Il se faisait constamment pour le service du roi, de grands approvisionnemens, dont la plus grande partie devenait Sr Ep Mrs des contracteurs, qui révendaient au gouvernement, à des prix exhorbitants, c° qu’ils avaient si effrontément dérobé.” |
(*) Nous ne citerons que celui-ei : M. Dumuisson, officier eanadien, ayant été blessé grièvement, se retirait du champ de bataille. Ses deux fils, l’un âgé de 14 ans, et l’autre, de 15, servaient avec lui: ils apprennent l’accident arrivé à leur père, et sans diflérer, ils gr leurs rangs,
et.se rendent en larmes auprès de lui. Le père, attendri d’abord, les embrasse et les serre contre son cœur : mais reprenant bientôt plus de force et de courage, « allez mes enfans, leur dit-il avec autorité, retournez à votre poste ; vous avez satisfait à la nature ; votre devoir et l’honneur vous appellent à la tranchée. »—Et ils retournent au combat.
Il fit replier ir le déblaie.
uX vaisseaux as Cbéi assez és le lende….
N, les fréua.
lune un peu de la Pointe que les Antransports et
voir arriver t son armée la désertion o'r* !e mane gouverneron dix-huit Dumas, pour es-Cartier et ,\ donna lieu ) et suivant gouverne - >s estimations onsidérables l’intendant à is cent mille le canal de iers de cheles sauvages, de concevoir ividement à différent sur pour le serplus grande révendaient Ïs avaient si
iet eanadien, le. Ses deux : ils apprent leurs rangs, bord, les emus de force et urnez à votre jeur VOUS ap-
‘ Histoire du Canada. . 407
Aussitôt sprès le départ des Français, le général Murray envoya un petit parti pour abattre les ouvrages qu’ils avaient élevés, Ii sortit ensuite de la ville avec ses troupes, dans l'espo de joindre leur arrière-garde; mais elle avait déjà passé a rivière du Cap Rouge. Le lendemain, il émana une proclamation dans laquelle, s‘adressant aux habitans du pays, il disait, entr’autres choses : 4“ Qu'il avait donné aux Canadiens assez de temps pour réfléchir sur la fo/ie de leur conduite passée, et qu'en ne suivant pas l'avis qu'il leur avait donné, ils s'étaient attiré de nouvelles calamités ; que sil avait écouté la voix du ressentiment, ils avaient mérité par leur conduite le châtiment le plus rigoureux ; mais que, guidé par des senti mens d'humanité, s'efforcerait de les retirer de l‘abime où ils
. S’étaient plongés ; que la nation la plus généreuse du monde
leur offrait de nouveau sa protection, et que leur conduite passée serait oubliée, s’ils faisaient voir, par leur comportement à l'avenir, qu'ils étaient dignes d’une clémence’aussi marquée ; que le roi d'Angleterre, en même temps qu'il voulait se rendre maître du Canada, ne désirait pas régner sur une province désolée ; que le libre exercice de leur religion, leurs lois, leurs coutumes seraient assurés aux habitans, s'ils se soumettaient
à ses ordres ; que la France, presque sans marine, était incapa- |
ble de les secourir ; que s’ils désiraient la tranquillité et la paix, leur unique ressource était leur union avec une nation riche et florissante, vu surtout le discrédit où était tombé le papiermonnaie dont le pays était comme inondé ; que ce qu’ils avaient de mieux à faire était de mettre bas les armes, de demeurer tranquilles chez eux, et de ne donner aucune aide aux Français; qu’à ces conditions, il ne serait plus commis de ravages, et que le Canada serait à l'abri des maux et des horreurs qui, autrement occasionneraient inévitablement sa désolation et sa ruine. ” ;
Cette proclamation, dit Mr. Smith, à laquelle on donna toute la circulation possible, eut d’autant. plus d'effet, qu’on apprit en même temps que le général Amherst devait descendre prochainement le St. Laurent avec une armée formidable, et que les nouvelles reçues de France, loin d’être rassurantes, ‘étaient de nature à porter l'inquiétude et le découragement dans toute la colonie : on y apprenait non seulement que les secours qu'on avait attendus n’arriveraient point, parce que le peu de vaisseaux qui restaient à la France étaient bloqués dans ses ports, mais que les lettres de change tirées, l’année précédente, sur la trésorerie n'avaient point été payées, et que le pouvoir de l’intendant d’en tirer de nouvelles était suspendu. Le systéme financier de M. Bigot était devenu depuis longtemps 1 objet de l’animadversion publique, et la cour de France avait fait
408 Avadémie des Sciènces, Sc.
passer M. de TReMEs en Canada, pour prendre des informations sur le sujet. Ce commissaire, homme de talent et de pénétration, découvrit bientôt les frauduleuses manœuvres de la société d‘accapareurs dont il a été parlé plus haut, et la cou-
pable,connivence de l‘intendant. D’après le compte qu'il ren--
dit au ministre dé la marine et des colonies, il fut décidé dans le conseil d'état, qu'il ne serait plus fait de paiemens avant la
lus mûre considération; mais comme il était nécessaire que le crédit du papier-monnaie. se soutint dans le pays, tant que
les troupes du roi y demeureraient, le gouverneur .ét l‘inten-
dant eurent'ordre de faire connaître aux habitans les arrange mens qui avaient été pris concernant les lettres de change et les ordonnances, Comformément à leurs instructions, ils adressèrent conjointement aux habitans du Canada une circulaire portant, ‘qu'ils venaient de recevoir'une lettre du ministre des colonies, , par laquelle il leur était ordonné de fairé connaitre
que les événement qui avaient eu lieu mettaient sa majesté dans .
la nécessité de suspendre le paiement des lettres de change tirées sur la trésorerie; que celles qui avaient été tirées en 1757 et 1758 seraient payées trois mois après que la paix aurait éié conclue; que celles de 1759 le seraient dix-huit mois après, et les ordonnances aussitôt que les circenstances le permettraient ; qu'ils avaient ordre d‘assurer les habitans du Canada que rien qu‘un manque total de fonds dans la trésorerie n‘avait pu contraindre le roi à adopter ce plan de conduite envers des sujets qui lui dvaiënt donné tant de preuves de fidé-
“lité et d‘attachement, ‘et que sa majesté était persuadée qu'ils attendraient avec patience et résignation le moment où tout ce qui leur était dû leur serait payé.”
Le dérangement des finances de la France était réel; et il n'y a guère à douter que le péculat qui avait eu lieu dans ce pays n‘y eût contribué jusqu'à un certain point MM. De
audreuil et Bigot, et particulièrement le dernier, purent appercevoir dès lors l‘orage qui se formait au-dessus de leur tête ; mais il n‘y avait plus moyeu de l’éviter.
( À Continuer. ) ACADE’MIE DES SCIENCES, &c.
À Ia dernière séance de l’Académie Royale des Sciences, il y a eu Quelque discussion relativement aux questions propo- -séess par M. LacHausse’r, qui prétend avoir fait la décou-
verte du mouvement perpétuel, pour laquelle il demande une pension. Il paraît qu’il y a quelque temps, l'Acadéinie avait
s informalent et de œuvres de
et la cou.
cidé dans s avant la ssaire que , tant que ét l‘intenarrange inge et les ils adrescirculaire inistre des conbhaitre
jesté dans
e change tirées en , paix auhuit mois stances le bitans du trésorerie conduite de fidéée qu'ils jù tout ce
réel; et dans ce MM. De urent apleur tête ;
bnces, il propo— a décounde une nie avait
Académie des Sciences 409
déclaré qu'elle ne s’aceut raît plus de cette question, nôn plus que de celles de la ‘qu: itüre du cercle et de la trisection de l'angle, proolèmes dori «lle regarde Ja solution comme im—, possible.—M. de BoisBerTRAND a soumis à l’Académie on plan inventé par M. Dupera, graveur de Conflans, pour èmpècher la contrefaçon des billets de banque. Ce plan consiste à appliquer simultanément deux impressions sur les deux côtés du billet.—M. Félix DurüT a présenté un mémoire rélatif à l'emploi des chlorures d’alkali pour la désinfection des objets imprégnés de miasmes. pestilertiels ; e MM. Tnenarp et MaAyENDIE ont été chargés de faire rapport sur le sujet.—I à été lu une lettre de M. PELLETIER, portant qu’il a extrait du carbonate de magnésie dans la proportion de cinquante pour cent de la production calcaire magnésienne des Vosges. Ilespère qu'on pourra bientôt en obtenir suffisamment pour se passer de celui d'importation. Il à aussi préparé avec les mêmes substances du sulphate de magnésie qui a été vendu avantageusement sous ke-rmom de sel angiais d’Epsom.—M. CHEVREUL a présenté en son nom et en celui de M. Thénard, un rapport relatifà un mémoire presenté dans la séance du #7, par M. SERULAS, ayant pour titre. ‘ Action des différents acides sur l’iodate de potasse,. et il a été décidé que son nom serait inscrit sur la liste des savans étrangers. M. Sérulas a ensuite communiqué les résultat d’une expérience très impor tante qu'il venait de faire sur l’acide iodique, qu’il a obtenu dans un état de christallisation. Ce chimiste s’efforce de prouver dans son mémoire que les acides iodo-sulphurique, iodonitriqué et iodo-phosphorique, mentionnés par Davy, n'existent pas. * |
Un apothicaire de Bordeaux a annoncé à la Société pharmaceutique, à sa dernière séance, qu’il a découvert dans le bois, et particulièrement dans l’écorce du bouis, un principe alkalin, auquel 'il donne le nom de buccine. Ce principe, qu’il n’a pu obnir qu’en poudre, suture les acides, et forme avec eux des sels inchristallisables. Ce nouveau princine, extrait du bouis, peut être employé en médecine : il a une action très sudorifique ;, et dans le vrai, on voit le bouis classé parmi jes sudorifiques, dans les anciens ouvrages sur la médecine et la pharmacie, ‘La buccine a un goût très amer. A la société philomatique, où cétte cornmunication a été faite, M. Durerir- THouahs a remarqué que la buccine pourrait probablement être employée avec avantage dans la manufacture de la bière.”
Le Dr, SieBoun, envoyé du roi des Pays-Bas au Japon, a présenté à la Société Asiatique de Paris; un ouvrage contenant le résultat de ses quatre années de résidence dans ce pays, lequel
410 | Antiquités.
doit être imprimé aux dépens de la Société. Il a aussi-recneilli une bibliothèque japonaise de quinze cents volumes, un musée zoologique de 3000 échantillons, et un musée botanique de 200 espèces. Son compagnon, le Dr. Burezs, a formé ure collection dé minéraux.
Le capitaine Beauzreu, officier français au service du pacha d'Egypte, a envoyé à un de,ses amis en France, une collettion d’antiquités et de curiosités, parmi lesquelles étaient quelques œufs de crocodiles. Pendant le passage ou la quaran-
taine, les œufs ont éclos, et lorsque la boîte a été ouverte à ls
douane, il en est sorti trois petits crocodiles., Ils avaient dévoré sur la route plusieurs rouleaux de papyrus et les -bandages de la mommie d’une ibis, dont il ne restait rien que les ængles et quelques plumes. On prend beaucoup de soin de ces animaux, et l’on espère qu'ils arriveront vivants à Paris,
Journal Français.
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