ANTIQUITE'S
La société archéologique de Dieppe, sous le patronage de la duchesse de Berry, a fait récemment des excavations dans les environs de cette ville, près de ce qu'on nomme. vulgairement le Camp de César, le cite actuel de l’ancienne ville de Limes, qui peut être regardé comme le Pompeii de la France. Le résultat des premières recherches, faites par ordre de la duchesse, à Candecôte, tout près des portes de la ville, a été la découverte de quelques fragmens d’un vase d’une grande beauté. Celles qui ont été entreprises dans le cours de la présente année, et faites en présence de son altesse royale, ont révélé l’existance d’un bourg gallo-romain, dont les ruines sont situées entre” les villages de Braquemont et de Graincourt. Entr’autres restes d’antiquité, on a trouvé la représentation en terre cuite d’une femme assiseet allaitant deux enfans. Ona aussi trouvé en abondance des hameçons, des clous et autres instrumens, avec une belle urne de verre contenant une médaille d’Antonin le Pieux. Ona depuis découvert une maison spacieuse consistant en une grande salle d’entrée, et une nombreuse suite de chambres qui se croisent. Parmi les articles qu’on y a trouvés sont plusieurs médailles de bronze, une épingle d’or délicatement tournée, un style pour écrire, une boîte à parfums d'argent fin, et une agathe enchâssée dans un bel anneau d’or, sur lequel sont gravés un petit oiseau et un motto dont il n’y a plus de lisible que es mots, ave, mea. Cet bijou a eté présenté à la duchesse, sous la surveillance de laquelle il a été trouvé, et fait maïntanant partie de la collection d’antiqui-
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tés de Rosney. Le fauxbourg de la Barre et le voisinage de
Polet ont aussi ajouté à ces dépouilles du monde romain celle l’anciénne Gaule. Les riclies jardins qui occupent ces lieux
mettent pourtant des obstacles sérieux sur la route de l'anti- .
quaire: malgré cela, il a été trouvé occasionnelléement par les
propriétaires divers articles, qui ont été envoyés au musée de la
société. Une. des excavations faites à Candecôte a produit un nombre de petites assiètes d’or gravées en lozenges, en triangles et en quarrés, et dont plusieurs sont très joliment exécutées, et offrent des symboles. caractéristiques de l’ancienne Gaule. Un casque de bronze, une variété d’anneaux de métal, des clefs, des piècés de monnaie du siècle de Pompée, et une nombreuse collection de médailles depuis le premier César jusqu'à Valens, ne forment pas présentement la partie la moins intéressante du contenu du musée. M. Brocnrarr, de linstitut, et MM. Bzarvirce et FEeRET sont infatigables dans leurs efforts pour donner des éclaircissemens sur ces restes curieux des siècles passés, et l’on peut attendre de leurs travaux beaucoup de renseignemens sur la statistique et la topographie.
De VARIETES SCIENTIFIQUES.
D’après le calcul récent d’un astronome, avec un levier
dont le point d’appui serait à 2000 lieues du centre de la terre, et avec une puissance égale au poids de 200 Ibs, ou à la force
d’un homme ordinaire, et une vitesse égale à celle d’un boulet :
de canon, placée à la distance de quatre gradrillons de lieues, il faudrait vingt-sept milliards d’années pour faire mouvoir Île globe terrestre d’un pouce. {Crombies Natural Theology.)
La vitesse de la lumière est telle, qu’en une seconde de temps, ou durant une seule virbration du pendule d‘uns horloge, elle irait et viendrait de Londres à Edinibourg et d‘Edimbourys à Londres, deux cents fois, et la distance entre ces deux villes est de 400 milles. Cette vitesse est si étonnante, que lorsqu'il fut pour la première fois constaté que la lumière se mouvait dans cette progression, le savant Dr. Hooke dit qu'il croirait plus volontiers que le passage de la lumière d‘un lieu à un autre était instantané, pour quelque distance que ce fût, que de lui supposer un mouvement progressif si inconcevablement rapide, Cette vérité a néanmains été démontrée par un nombre de faits incontestables. ® Ærnof’s Elements of Physic.)
On a dit que dans des circonstances favorables, une personne pouvait voir sur la surface de l’océan, à la distance de cent cinquante milles. On peut demander dans quelles circons-
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tances un objet placé à le surface de la terre ou de la mer peut
re apperçü à cette distance, vu. qu'à cause de la conyexité
e la terre, il faudrait une élévation de près de trois milles pour le mettre au niveau de l'horison, pu dans la ligne du rayon visuel, mettant à part l'aide de la réfraction. Peut-être les limites de la vision sont-elles inconnues, la distance à lagpeiir an corps peut être apperçu dépendant de sa grandeur, de
intensité de sa lumière, et de l’état du milieu par lequel les ray. *
ons passent de ce corps à l’œil, Les planètes, quoique trop éloi-
guées pour que leurs figures soient distinguées par l’œil nu, se * Jaissent néanmoins apparcevoir en FORMAQUENEe de la lumière qu'elles réfléchissent ; au lieu que les étoiles fixes seraient abso- ‘lument invisibles à cause de leur’inmense distance, si comm
8 planètes, elles ne brillaient que d’une lumière réfléchie,
Magazine of Natural History, in , : Le Dr. Fonsrer a fait dernièrement une découverte très
urieuse, Ce philosoplie ingénieux, ,en:renouvellant quelques
expériences avec des télescopes à réflexion imparfaitement achromotiques, a trouvé: qué lorsqu'on faisait vibrer le verre objectif de manière a changer rapidement l’inclinaison de son plan par-rapport aux objets célestes qu’on regarde, il en résultait une pR des couleurs prismatiques. Quand ce mouvement . de rotation était donné.au verre de façon à faire prendre à l'étoile l'apparence d’un cercle de lumière, le cer-
cle lui-même, formant un ‘anneau en partie coloré, servait à .
distinguer ne ou directe, de la lumière réfléchie. (Crombre’s Nat, Theol.) | ‘#4 , Les, bptanistes ont énuméré environ cinq cenfs variétés d'herbes, ef ont spécifié le nombre que choisissaient de préférence les différentes espèces. d’animaux herbivores. Les cheyaux, qui, paraissent être plus. délicats que les bœufs, les moutons, &e. mangent de 26% variétés, et en nr Les fleurs-offrent des phénomènes curieux. Les variations de l'atmosphère ont une influence constante sur: le safran, et l'on peut produire les mêmes effets par des moyens artificiels. Entr'antres résultats, les suivants ont été. obtenus des expériences que nous avous faites sur le safran jaune, le printemps dérnier. Les fleurs ayant. été cueillies. la nuit, lorsque leurs corolles étaient entièrement fermées, elles furent placées à la “distsnce.de près de trois pieds de,deyx chandelles allumées, et dans une température de cinquante degrés du: thexzmomgtre de Fahrenheit. Elles furent deux: heures dans cette situation et à | Éstn ,3 de chaleur, mais leurs pétales demeurèrent presque
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Recettes utiles, 418
mises, sañs lumière, à une chaleur élevée progressivement de soixante-cinq à quatre-vingt-quinze degrés. Quoi qu'elles fus— scnt demeurées deux heures dans cette situation, il s’opéra en elles très peu de changement. D’autres fleurs furent aussi placées entre deux chandelles allumées, à environ quatre pouces . l’une de l’autre, et à une température de soixante-dix à soixante-quinze degrés. ÆEn moins d’une heure, ces fleurs furent aussi épanouies qu’elles l’auraient été au soleil de midi. (Botanic Garden.)
. M. Robert Grant professeur d'anatomie comparative à Londres, a levé, dit-on, dans une lettre à l’Académie royale de Paris, toutes les difficultés qui ont été éprouvées dans la classification du groupe de monottèmes, nom donné par M. Grorrroy à une classe d'animaux qu’il place entre les mammifères, les oiseaux et les reptiles M. Grant décide que ces monotièmes ne peuvent convenablernent être mis dans l’une
\des quatre classes d'animaux à vertèbres,
Affections nerveuses. Une impréssion fuite ‘sur une partie du corps produit souvent une affection nerveuse ailleurs et loin du siège original du mal. Une maladie du foie produit une douleur à l’épaule droite; une maladie du cœur occasionne une douleur au dos. Le Dr: WoLLaston ‘avait coutume de raconter le fait suivant : -Il mangea un jour après le diner une crème à la glace .que son estomac ne put digérer. . Ayant laissé
la table pour se rendre au salon de compagnie, il se trouva boiteux en conséquence d‘une douleur, aiguë à la cheville du pied. Peu après, il eut des nausées ; il s’en suivit un vomissement, et il se trouva tout à coup délivré de sa douleur au pied.