‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 157 sur 177 · FETE DE L'AGRICULTURE · texte numérisé non relu

FETE DE L'AGRICULTURE

‘Les Chinois la célèbrent vers le milieu du mois de Janvier, Un des magistrats les plus distingués, revêtu de ses habits de cérémonie, et couronné de fleurs, sort par la porte de la ville exposée au levant, accompagné d’un grand nombre de musiciens et d’une foule de peuple. Les uns tiennent.en mains des flimbeaux, les autres, des banderoles et des drapeaux. Derrière lui, on porte, sur des leviers, des statues de bois et de carton ‘enrichies d’or et de soie, qui représentent plusieurs personnages qui se sont distingués dans l’agriculture. ‘Le magistrat, après avoir marché quelque tems, toujours vers l’orient, rencontre une grande vache de térre cuite, d’un poids si ériormé, que ‘quarante hommes peuvent à peine la porter. Auprès de cette vache ést un jéune garçon qui a une jambe chaussée d’un brodequin, et l’antre nue, ‘et qui frappe ‘éontinuellément l'animal ; c’est le’génie de l'agriculture : il ést suivi

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de plusieurs cultivateurs qui portent tous les instrumens are. toires. Ces cérémonies ont un sens allégorique, Le jeune homme qui donne des coups à ln vache apprend au laboureur qu'un travail continuel peut seul féconder la terre. 11 a une jambe nue et l’autre couverte, pour marquer que l’empreise. ment pour ce travail utile doit à peine laisser:le tems de s'habil. ler. Ensuite le magistrat s’en retourne à In ville, conduisant en triomphe cette vaclie mystérieuse, et s’arrête devant le palais de l’empereur, La, on ouvre le ventre de l'animal, où sont renfermés plusieurs petites vaches de la mème matière, L'empereur'les distribue à ses ministres, et adressse un peiit discours à ses sujets pour les exhorter à cultiver la tèerre sans relâche, On prétend mème que ce prince ne dédaigne pas de labourer lui-même ce jour-là, et que le blé produit par son travail est employé à faire du pain pour les sacrifices. Cette cérémonie, au reste, se réduit À un vain ‘appareil.

On pratique tous Îles ans, dans le royaume de Siam, une cérémonie assez semblable, ‘ Autrefois, dit LALOUBERE, les rois labouraïent chaque année les premiers la, terre ; mais ils laissèrent passer cette fonction à un de leurs officiers. C’est un roi imaginaire qu’on crée exprès tous les ans, Il monte sur on. bœuf, suivi d’un cortège d'officiers subordonnés, et s’en va faire l'ouverture des terres pour le roi. Dans cette cérémonie, moitié civile et moitié religieuse, on prie tous'les esprits bons et mauvais, qui peuvent être favorables ou nuisibles aux biens de la terre. L’officier qui représente le roi brule, én pleine campagne, , un tas de riz; ce qui est regurdé comme un sacrifice eu l'honneur des divinités qui a à l'Agriculture, ”

Au Tunquin, le roi, accompagné de ses courtisane, suivi de plusieurs corps de troupes et d'une multitude prodigienèe ‘de peuple, donne sa bénédiction aux fruits de la terre, et ne dédaigne pas de tracer quelques sillons avec une charrue préparée exprès. Cette cérémonie est suivie d‘un repas champétre que le roi donne à toute sa cour.

Quelques iconologues représentent l’Agriculture, ainsi que Cérès, couronnée d’épis, avec une charrue à côté d'elle, et un arbrisseau qui commence à fleurir ; quelquefois tenant une corne d’abondance remplie de fruits de toute espèce, et les deux mains sur une bêche.. D'autres la peignent appuyée sur le zodiaque, pour marquer que Îles saisons règlent ses travaux, et revètue d’une robe verte, sympole d’espérance. Sur plusieurs médailles, elle est désignée par une femme qui môntre un lion et un taureau couchés à ses nieds, l’un emblème de la terre, et l’autre du labourage. Une pierre gravée : dans les dessins connus de la bibliothèque du Vatican, désigne l’Agri-

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Combustions Spontand:s, 483 è vail où l'onmme trouve du loisir pour la méditation. Le génie de l'Agriculture se symbolise par un enfant n d'une physionomie riante, et couronné de fleurs de puvots. ni tient d'une main des épis, et de l'autre uue grappe de raisin,

ne COMBUSTIONS SPONTANL'ES,

Σ est rapporté plusieurs exemples de ce phénomène dan l'histoire des liqueurs enivrantes contenue danse troisième vor Jume du Cabinet Cyclopædia du Dr, Lauvnen Dans ces cas, le corps humuin devient tellement saturé de liqueurs spiritueur ses, qu'il prend feu, soit âpontanément, soit par la proximité de la flamme, qui, autrement, n'aurait cuusé aucun mal,. Nous extrayons les exemples suivants, br

Mary CLues, figée de 50 ans, était très sujette à s'ennivrer Son peuchant pour les liqueurs furtes était tel qu’il se passait peine une journée qu’elle ne bât.au moins un oinion de rum ou d’anisette, Sa santé dépérit graduellement ; elle fut attaquée

arder le Lit; mais elle ne perdit pas pour cela son ancienne 1 de boire. Un matin, elle tainba sur le plancher, et la faiblesse l’empêcha de se releyer, Fe démeura ainsi étendue, jusqu'à ce qu‘il entrât quelqu'un qui là remit sur sou dit Le lendemain soir, elle. demanda à être laissée seule. Une femme, en la quittant, avait mis du Charbon sur le feu et placé une chandelle allumée sur une chaise à la tête de son lit. À cing heures du matin, on vit sortir de la fumée par la fenêtre, et la porte ayant été forcée, quelques flammes qu'il y avait dans la chambre furent aussitôt éteintes. Les restes de l‘infortunée Clues furent trouvés entte le lit et la cheminée. . Une jambe et une cuisse étaient encore ent'ères,. mais il ne restait rien de la peau, des muscles et des viscères. Les vs du crâne, de l'estomac, du dos et des extrémités étuietit entièrement calcinés. Les meubles n'avaient presque pas été endommagés ; la couchette, du côté de lu chez minée avait été brulée légèrement, mais le lit et les couvertures n'avaient point de mal. En un mot, il n’y avait que le corps où l’on appercût de fortes traces d'incendie. - : see

Grace Pirr, âgée d'environ 60 ans, avait l'habitude de descendre de son lit, à demi habillée, pour fumer une- pipe de tabac.

absence que le lendemain matin. Ætant desceudue dans la cuisine, elle y trouva sa mère étendue sur le côté droit, la tête

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Sa fille, qui couchait avec elle, ne s'apperçut de son.

#5 Médicament Smples.

près de la grille; ayant l’appareñce d'une btche de Lois corn. aumiée pur le feu; sans flamme apparente, L'odeur fétide et |a fümée.qu'exbalait le corps suffoqtèrent presque quelques voi. sitis qui étaient vents au-secours dé la fille.” Le tronc était à peu près consumé, et ressemblait à un tas de charbons couverts de cendre. La tête, kes bras; les jambes et tes cuisses avaient aéfssi souffert du feu. Cette femme avait bu une grande quaptité de liqueürs spirittenses: - IF n'y avait pas de”’feu dans la grillé, et la chimdelle avait fonte brulé dans le chandelier, qui était près d'elles “Zn trouva de plis, près du corps corisümé, les hardes d’un énfaut et un papitre,’ qui n'avaïent pas été en« domragés L'habillement de cette femme consistait en une robe dé coton: | sms N'eheat dr RME AR.

* 'Lw Car rapporte ün autre ekemple de éombüstion sportafée arrivé en 1749. Mudume DE Borsson, âgée de 80 ans, ex-: trêmement maigre, et qui ne buvait, depuis quelques années; é des liqueurs spirittieuses, était assise dans sa dits à bras, dévant le‘feit, "tutdis que’ sa servante était allée dans une autre éhambre pout” quelques minutes. À son retours toyant sa maitrésse ‘en feu; elle donna aussitôt l'alarme ; et quelques Yétsonnés étañt venues à son aide, lune d'elles essaya d'éteindire les flammes avec sn main, mais elles y adherèrent comme # He eût été trempée dans de T’éau de vie. On jeta de l’eau ét la dame ent abondante ; mais le few n’en parut que plus dioletit; er né s'étéighié que: quand toute la chair eut été con: fumée: ‘Bon squeleté; extrêmement noir, demeura entieé datis Id chaise; qui héétait que roussie. ES | #: La éombastion est qtelquefois générale, et quelquefois, quoi: te plus rarement; seulement partielle. ‘Les pieds, les mains et le soiminet de la tête sont les seules partiés qui ont été prékétées Qiroïqu'il faille ane ‘erande quantité de bois pour brüler tit cofps; cette espèce de combustiôn se fait srñs enfümmer les matières les plus combustibles. Il est démontré rte la présence de Pair n’est pas nécessairé, ét l’eau, au lieu étendre le feu; ne ii donne qué plus d'activité: Qaañd ls féitne à disparu; la combustion continue dans l’intérieur du éotps:" * É Fe À

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