MÉDICAMENS SIMPLES
. Pottt Etariptis fraides, onu Rhumatièmes.- Prenez semences d'aniss de fenouil, de toriandre et de persil, de chacune deux pihcées ; fnites-les infuser à froid au seréin, dans'un demi sep4 tier de vin blanc; pendant une nuity et le lendemain, faites béuillit le tout deux bouillohs sealemeit dans an pot vernissé;
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Médicamens simples. | 435
ptssez-le après dans ün linge, et le faites boire à jeun au malsde; le plus chaud qu'il pourra étant au lit : couvrez le bien : il suera et sera guéri.
* Le soir, én s’en allant coucher, ayez’ un sachet de petite sauge, faites-le chauffer dans du vin’; appliquez le tout chaud sur la partie; et mettez une serviette chaude par-dessus en plusieurs doubles. TR ‘à Eva Pour la douleur de bras et de jambes, fricassez des yèbles dans une grande poële, sans aucune liqueur, jusqu'à ce que les herlies soïent Bien amorties, et les appliquéz chaudement entré deux linges sur la douleur, qui cessera dans peu. à Faites bouillir une poignée de thyin, de marjolainc, de sauge étroite, et de camomille dans du vin rouge couvert, à la con+ somption de la moitié du vin ; frottez le membre, et appliquez dessus les herbes un peu chaudes, et r'éitérez. ME Pour Flurions chandes, ou'ardens internes.—Mettez dans un plat de terre vernissé ou d’étain, une once de cire blanche enr
‘petits morceaux, avec quatre onces d'huile rosat, ou au défaut,
d'hülfe d'otivé ; placéz le vaisseau sut un très petit feu : la cire étant fondue, on le retirera, et on agitern le tout avec une tpatule dé bois nette, jusqu’à ce qu'il soit figé ; alors on y mettra un peu d’eau fraiche; ou continuera à remuer pour fairé incorporer cette eau dans le cérat ; puis on y en versern beaucoup; et on le levera einq ou six fois, changeant d’eau fraiche à chaque fois, jrou'à ce qu’il soit bien blanc, et on le conservera pour le besoin. Ïl est propre pour calmer les ardeurs, pour guérir les inflammations, pour adoucir l’acreté des hémotroïdes, des aînes, des mamelles, pour les brulures, &c. Si Je châteur est extraordinaire, lavez le cérat avec de l'oxycrat, avant de l’appliquer. 2 LA Pour préserver di froid un membre blessé. —Faites cuire pendant longtems une plante entière d’ortie dans de l’huile, dont vous ciridrez chaudement la partie.
Pour fortifier un membre affaibli. —Mettez dans un pot de fétre neuf de la moëlle de bœuf avec du gros vin; couvrez bien le pot, ét le mettez sur de la cendre chaude pendant deux ou trois heures : il se fera dans ce pot un onguent dont vous ferez fondre une cuéillerée soir et matin sur de à cendre chaude, tt en frotterez les jointures les pius malades, avec un petit linge bien chaud. |
Pour un membre foulé.—Vaites pourrir dans du fumier bien chaud des fleurs de giroflée jaune, bien entnssées dans une. bouteiHe de verte double bien bouchée : il s’y formera une liqueur dont vous vous servirez avec avantage pour les foulures où meurtfissures caüsées par chûtes ou aütrement. +
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Détrompez de la poix de Bourgogne en enu-de-vie, et en faités un emplâtre sur du cuir, que vous appliquerez sur le mal, , Faites une décoction d’armoise, et en ayant bassiné, appli quez l’herbe chauderient sur lé mal. à . : Faites cuir à petit feu dans quatre onces d'huile d'olive une poignée de feuilles d’absynthe, et autanit.de celles de rue, jus.
: qu'a ce que l’huile soit toute verte ; passez-la par un linge et la conseryez pour en frotter chaudement devant le feu les foulures et les plaies nouvelles. £
Pour l'anévrisme.—Imbibez des linges pliés en, plusieurs doubles dans les sucs de morelle, plantains joubarbe,, bourse de pasteur, bouillon-blanc et renouée ; appliquez-les sur l‘ané. vrisme,. que vous comprimerez médiocrement avec des bauduni Lorsque l‘anévrisme est petit, comme celui qui arrive après une saignée mal faite, il suffit de mettre dessus une petite lame de plomb, une pièce de monnaie, où un morceau de papier mâché, qu’on enférine dans une compresse, que l‘ôr, tient bien dandée, Le vitriol de Chypre, ou huile de: vitriol, appliquée avec un peu de coton, est encore un remède sûr et éprouvé, ;
Pour Nerfs piqués.—Le baume de mille-pertuis seul ou mêlé avec de l’eau de vie, appliqué. |
L'huile distillée de térébenthine, ou urfe once de térébenthine de Venise mêlée avec autant de vieille huile et un peu d'eau dé vie. 7
Pour Nerfs coupés.—Pilez des verres de terre avec de l‘oing de porc, et appliquez l‘onguent sur les nerfs coupés ou noùvellement retirés, pour les faire reprendre, ou bien de la poudre de sauge, ou de la sauge verte pilée, marcet jus. »
Pour nerfs contus et'contors.—%Le suc et les feuilles pilées Ju bouillon-blanc appliqués sur les contusions des inembranes les guérissent promptement.
La râcinie du sceau de notre-dame ou de couleuvrée pilée et a)pliquée, guérit les contusions et contorsions des nerfs.
Pour Nerfs duulvureux.—Oignez les membres douloureux et foulés avec le jus de matricaire incorporé avec. huile rosat et üun peu chauffé. | :
Pilez des racines de mauve sauvage avec du vieux oing, et en appliquez sur les nerfs doufoureux.
Le pérsil pilé et appliqué, appaise la douleur des nerfs, et guérit promptement les coupures.
Pour Nerfs durcis et retirés.—Pilez la racine de guimauve ; faite-la cuire dans du beure frais, et en oignez le al jusqu'à
uérison.
Tuites cuire des racines de guimauvye dans du vin blanc ; pi-
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L'Isle St. Jean, Sc. 43?
lesries ensuite avec de la graisse de poule, et en appliquez sur le maï, .
Frottez la partie malade chaudement soir et matin avec le baume appellé du Samaritain, c‘est-à-dire parties égales de vin et d‘huile d‘olive bouillies ensemble, jusqu'à la consomption du vin, et l‘enveloppez avecdes linges chauds.
Pour meurtrissures aux mains ou aux pieds.—Lavez la partie. écrasée ou meurtrie avecde l'eau de vie ; broyez ensemble des feuilles d‘artichaut (des jardins) et du sucre, et en appliquez sur le mal. \
Pilez des feuilles de scroplulaire aquatique-ou bétoine d‘eau, ou des feuilles de plantain long, ou de tabac vert, et les appliquez. .
Appliquez sur la contusion de la racine de couleuvrée ou de celle du sceau dé notre-dame.
Broyéz du persil avec du selet un peu d‘eau de vie ; frottez le mal avec le jus, et appliquez le marc dessus.
Bassinez les endroits meurtris avec une décoction de:persil en eau
Pour une contusion mème avec plaie, lavez le mal avec du vin tiède; et appliquez dessus le jus etle marc des feuilles de: bouillon-blanc pilées. Se
Pilez bien du persil; arosez-le d’eau de vie; appliquez le sur la contusion.et l’y laissez vingt-quatre heures: il otera l’enflure et la meurtrissure. …'
Sn = L'ISLE Sr.-JEAN, &c.
LoRsQuE les Anglais s’emparèrent de Saint Jean, situé dans le golfe St-Laurent, ils eurent la mauvaise politique d’en
chasser trois mille Français qui, depuis peu y avaient formé.
des établissemens. La propriété de l'île n’eût pas plutôt été
assurée au vainqueur par les traités, que le comte d'Ecuenr
désira de’‘s’en voir le maître. 11 s’engageait de fournir à ses frais douze cents hommes armés pour 1
pourvu qu’il lui fût permis dé céder aux mêmes conditions et en arriêre-fiefs des portions considérables de son territoire. Ces oîfres étaient agréables à la cour de Londres; mais une loi portée à l’époque mémorable du rétablissement de CHARLES IT, avait déféndu la cession du domaine de la couronne, sous la redevance d’un service militaire où d’un hommage féoda:. Les jurisconsultes prononcèrent que ce statut regardait le nouveau monde comme l’ancien, ét cette décision fit naître d’autres idées at gouvernement.