‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 168 sur 177 · Régisré Provinciak · texte numérisé non relu

Régisré Provinciak

des rues dé Paris, on lui conseilla de porter dés pistolets ; “ Les voleurs, dit-il, me les prendrhient”

Un financier avait amassé de très grands. biens aux dépens du public, etil disait â ün philosophe: 4 11 Faut, je crois, beau coup de force d'esprit pour mépriser les richesses.— Vous vous trompez, lui répartit le sage ; il suffit de considérer en-quelles mains elles passent.”

Un grenadier de l'érmée du maréchal de Saxe nyant été pris en maraude, fut condamné & être pendu. Ce qu’il avait volé. pouvait valoir environ six livres. .: Le maréchal le voyant condaire au supplice, lui dit qu'il-fallait qu'il fût bien miséra. ble pour risquer sa vie pour six francs. ‘ Parbleu,. mon géné ral, répondit le grenadier, je la risque bien tous les jours pouf six sous”. Cette répartie lui valut sa grâce.

(On demandait. à Fonrenrice qu'elle différence il y avait entrele bon et le beau? ‘Le bon, répondit-il, a besvin de preuves: Île beau nfen demande pas” «

Un. Limousin, maître-maçon, voyant sogepetit, manœuvre : tremper un morceau de pain tropsec dans. un sceau de mor« tier, pour lfatteudrir : 4 Qu'est-ce dont, s'écriast-il, je crois que tu donnes dans la friandise:”

RÉGISTRE PROVINCIAL

Mantfs:—A Maskinongé, le 10 de Mai dernier, Mr. O, B, Pertes, Marchand, de l'endroit, à Dlle. Éloise Maÿranp, de ln Rivière du Loup; À Montréal, le 11, Mr. Étoi Cuaanon, de Verchères, à Dile. Justine ise Brousszav, de Montréais :

. À Luis le mème jour, Mr: Maurice Scorr, Marchand, à Dlle,

Marie Émilie Dasirva ;

A Montréal, le 18, Wm. Hamitron, écr. Collecteur de 1n doüane à Stanstexd, à Dlle. Mürgaret M’MizLan:

Déctoés :—A Québec, le-10 de Mai dernier, à l’âge de 33 ans, l'hom Carleton T: Mowxron, capitaine au 24c. régiment d'infanterie ;

A St. Damase, le 14, à l'Age de 55 ans, Joseph Porzisr, éer. Juge de paix ei Mnjor de milice ;

Montréal, le 15, Diie. Louise Dezrsre. âgée de 18 ans; Cowmissionnés :--J. Rohinson HawiLton, éct. Avocat et Procureur ; Mr. J. D. Vazzés, Notaire Public ;

Mr. Eric, S. Fouanier, Arpenteur ; . MW. Fraser et Louis Tremssay, éers, Commissaires pour le jugement des petites catises dans Ja Seigneurie de la Malbaie ;

T. Wizsox, W. Hocwes, Louis Massus, écuyers, le révd: Archidiaère Mounwraux, et Mgnr. l'Évéque de Fussala, Commissaires pour les

réonnes aliénées et les enfäns trouvés, duns le district de Québec ; — F G. Ocnex, R. J. Kimsen et Chs. Larrenais, écrs, Commissaires

ur les mêmes dans le district des Trois-Rivières ;—Geo. Sezsr, R. ReLson et P. de RocursLavu, écrs, Commissaires pour les mêmes dans le district de Diontréal. we

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Toïe IX. 15 JUIN 1850. Nuueño XXIV.

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HISTOIRE DU CANADA

CONTINUATION

AussrTôr après que la capitulation eut été signée de part et d'autre, le général Amherst fit occuper une des portes de la ville par un détachement de ses troupes, sous le colonel Hai.- DIMAND. Le chevalier de Lévis partit pour Québec, le 16; le gouverneur; l'intendant et leurs suites, quelques jours après. Le marquis de Montcalm s'était fait estinier et chérir de.ses soldats et des Canadiens, surtout de ceux qui avaient combattu sous ses ordres: le chevalier de Lévis, d’une sévérité peu ordinaire et d'un zèle quelquefois outré, dut empprter: du moins l'estime des deniers, car il, la méritait par son activité, son courage et son habileté. . Il n‘en fut pas ainsi du* marquis de Vaudreuil ; il partit chargé de plus de haine et de mépris qu'il n’en aurait dû porter peut-être, si l’on eût voulu être rigoureusement juste à son égard; car a ré son favoritisme et ses liaisons avec des hommes perdus d'honneur et de réputation, on ne peut refuser à ce dernier des gouverneurs français du Canada, un certain degré de prudence et cet empire sur soi-mème qui permet à l’homme de choisir le meilleur parti, dans les ças à peu près désespérés, Les Canadiens durent le remercier de n’avoir pas youlu accéder à la proposition que lui fit le chevalier de Lévis de roïnpre toute négociation avec le général Ambherst; proposition peut-être pardonnable à un patriote zélé et à un militaire épris de la gloire des armes, tel

u’était le général français, mais on ne peut plus téméraire dans les conjonctures où se trouvait le Canada: qui peut dire en effet quel eût été le sort des habitans de ce pays et de lenr postérité, si Montréal eût été pris, d'assaut, ou obligé de se rendre à discrétion ? Îls lui doivent encore quelque reconnaiir sance d’avoir, dans son projet de capitulation, songé à leur assurer tout ce qui pouvait coutribuer à leur avantage et à leur bien-être futur: s’il demanda pour les Rabitans de ce pays plus que le vainqueur pe pouvait convenablement leur nccurder, ce n’est pas a eux de s’en plaindte ou de l’en blômer.

Tour IX. No. XXIV. ëo

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