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Phénomèmes Naturels et artificiels

On trouve des plantes dont les seules émanationé soi ini: flammables. Combien de plantes aromatiques, dont où voit les exhalaisons s‘enflammer, lorsqu'on en approche üne bougie allumée? La frasinelle est très propre À cètte épteuve. On Ta faite plasieurs fois à Trianon. Ce dut être un spectui cle plus singulier et À surprenant er.core, lorsqu'on vit naître une véritable inflammation du mélange de deux liquetrs froides. Voici le procédé dout les chimistes se servent pouf

roduire ce phénomène : on prend trois gros d'huile de téré: Letthine ; On les verse dans un verre; dans un autre, of mêl ensemble un gros de bon esprit de nitre et autant de vitriu concentré ; or: verse en deux ou trois temps, mais à très péii de distance l’un de l’autre, cé mélange sut l'huile de térébenthine : ces deux liqueurs prennent feu ; il en soft une flimme qui s’élance jusqu’à la hauteur de quinse à dix-huit pouces,

C'est sur l‘iñflammabilité de l‘esprit de vin qu'est fondée toute la magie de ces bateleurs, qui brulent un linige aux yeux du peuple, sans que jamais il se consume. On trempe d‘abord le fige dans l'eau ; on l’exprime un peu, afin qu‘il ne soit qu‘huinide ; ensuite on l‘inibibe dans l'esprit de vin : lorsqu'on met le feu, l'esprit de Vin brule, et l’eau empèche la flamnie d'attaquer le linge.

Peu de temps après la conquête du Canada, un officier inktruit employa un stratagème bien simple pour faire rentrer dans le devoir des sauvages révoltés. Après les avoir rasséinblés ; Savez-vous, leur dit-il, quel maître vous ôsez braver, et quel est mon pouvoir? Vous allez en voir les effets : qu’on im’apporte un sceau d‘cat.” Ses gens, qui avaient le mot, lui présentent un sceaü rempli d'esprit de vin. 11 y met le feu ; les sauvages étonnés tombent à ses pieds. ‘ PerÉdes, djoutätil, c‘est ainsi que je brulerai votre grande rivière (de St Laurent), si vous avez seulement la pénsée de vous écartét de l’obéissance qui m'est dûe.” ;

Entre tous les tours de passe-passe, les jeux et les specta-

cles que présentent au peuple les charlatans et les sultinbanques,

il leur est ordinaire de faire voir une aiguille aimanté, cachée

dans un morceau de liège, et nageant dans un bassin rempli .

d‘eau. Là, sans être touchée de personne, elle se rémué au gré des aimans qu’ils tiennent cachés dans leurs mains, et qu'ils promènent autour du bassin. Voici la même those exécutée Er ingénietisement. On a vu dans le cabidet du marquis de

ERVIERES, savant mécanicien, une QUES du centre de laqui était un bassin rempli d‘eau. Une tortue factice, posée

ans ce bassin, ullait indiquer l‘heure qu'il était; ce quise faisait par le moyen d‘une mécanique fort bien imäginée, à laquelle était adapté un aimant. ee

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Récréations Mathématiques. 475.

Saint-A uaustin rappporte qu'étant chez un évêque, nonimé Sévére, il lui vit prendre une pierre d'‘aimant, et la tenir sous une assiète d'argent, dans laquelle il y avait un morceau de fer, qui suivait exactement tous les monumens de la main qui retenait cet aimant,

Avant que lés puits artésiens fussent connus, les habitans du bourg de Thaiti, en Sunvoïié, voulant se procurer de l’eau, créusèrent, en 1825, un puits duns cétté cominune ; ils ne pureht et à y trouver utie source assez abondante pour remiplir tous leurs besoins; mais, à défaut d’eau, ce puitss pat une singnlarité bien remarquable, offré toutés les variations dé l'atmosphère, et remplace presque le baromètre pout lés indications du temps. Si la grèle ou la neige menacent le territoire de ‘Fhairi; un vent impétueux sort du puits avec le fracas d’un torrent qui éntraîne dans son cours des piérres et des ro: chers, ét ce vent dure d'autant plus que la neige ou la grèle doivent tomber long-tems ét en abondance, Quañt ce vent cesse après avoir soufflé légèrement, le vent du sud est près dé se faire sentir. Lorsque le veut sort du puits subitement, d’un seul trait et gvec violence, une bourrasque ou un ouragan est imminent, Lorsque le temps est beau et que lé vent de nord domine, le puits est tranquille, et l'air y.est dans une espèce de stagnation. Plusieurs naturalistes, attités par ces effets merveilleux, ont cherché à en expliquer la cause; lès corps académiques, ou les savans de Turin, Chambéri.et Grenoble, sont venus constater les faits, et vnt établi, par des expériences successives, la propriété incontestable qui vient d’être si-

, gnalée,

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