‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 3 sur 177 · URE · texte numérisé non relu

URE

aurent, j'ai se connaisarde la mad'étendre le rer, ne l’y

passé ; de a substance évaporation r la surface

Mauvais Procédés 1 Agriculiure. 13

du sol. Chez d’autres, d'assez zrands tas de fumier restaient aux portes des éÉtables, sans doute pour y pourïir inutilement; ou être emploÿé aussi peu judicieuseñent que chez les premiers. C’est surtout dans le bas de la patoisse de Berthier, dans une.partie de celle de St Cuthbert, et dans la nouvelle paroissede St. Barthélemy; que j'ai eu occasion de faire, avec mes compagnons de voyage, des observations peu favorables sur la manière de cultiver de quelques uns de nos compatriotes, J'ai observé aussi das tes quaïtiers, un esptit d'imitation, qui,

our être indifférent de soi, ne lisse pas d’être assez singulier. Pendant une certaine distance; par ekemple, tolis les fours sont couverts et tous les puits entourés de la même manière: plus loin, cette manière pour les puits, les fours, &t est différente de la première: plus loin envore, vous voÿez üne autre mé thode généralement suivie. Cet esprit d'imitation dans ces gens me porte à croire qu’ils imiteraient les bons exemples, en fait d'économie rurale, s’il leur en était donné de tels. En ättehdanty il serait à désirer que les personnes instruites qui se trouvent parmi eux, et particulièrement Messieurs les curés, voulussent

ien se donner la peine de leur donher quelques leçons quel: ques renseignemens, sur la meilleure maniètre de tuültiver la terre; et particulièrement d'employer les engrais. Il est probable qu'ils profiteraient des bons avis qui leur seraient ainsi donnés gratuitemement et charitablement, et qu‘l en résulterait un avantage général.

J'ai aussi entendu diré; dans ma tournée, que la mouche hes soise, ou les puces, comme disent les cultivateur, commen: aient à faire des ravages, dans quelques endroits de Berthier,

e la Rivière du loup, de Nicolet, de St. Hyacinthe, &c. J'ai appris depuisqu'ilyavaitdel‘exagération danstequ‘onm‘avaitdit, quant à cette dernière païdisse. Néanmoins, il me semble y avoir encore un grand défaut de jugement dans l‘obstination des habitans de cette paroisse à vouloir semer du bled sur des terres où il a été détruit plusieurs anr.ées de suite, et surtout l'année dernière, par cette vermine:;

Le bled froment est; en apparence, la principale, sinon l’unique nourriture de la mouche hessoise ; et il paraît n’y avoir d'a: tre moyen de détruire cette vermine que de lui soustraire l‘alis ment dont elle se nourtit, S‘l nty avait pas de feuilles sur les pommiers, on n‘y verrait point de chenilles ; de même si l‘on ne semait pas de bled dans un champ, les germes ou les œufs des puces de l'année précédente y périraient, Que les cultivas teurs de St. Hyacinthe, &c. sèment donc des pois, de l‘aveine; du bled-dinde, des navets, &c: sur les terres où les puces ont détruit le bled ; ils parviendront très probablement à faire pé tir cette vermine destructrice; et pouront recommencer ensuite

UE Les Ecoles Elémentairés.

à y semer du bled, sans craindre de le voir détruit comme ais paravant.

Dan autre côté, j'ai vu avec plaisir que la paucité de la der: nière récolte a été une laçon utile pour les cultivateurs. Dans toutes les paroisses” par où jai passé, tant au sud qu‘au nord du St. Laurent, il a été semé beaucoup plus de bled-d‘inde et dé

“patates que d'ordinaire, M. D.

LES ECOLES ELEMENTAIRES.

J'ai étédernièrementtémoin, particulièrement dansledistrict des

rois-Rivières, de faits qui m‘ont paru un contraste frappant ; j‘y ai vu de grandes paroisses, des villages considérables, sans une seule école élémentaire, du moins sans une seule école franç-ise ; * tandis que dans d'autres paroisses et dans des parois: ses où il n‘y a pas à À jan parler de villages, on en voit jusqu'à deux et trois, dans quelques unes desquelles on compte de soixante-dix à quatre-vingts écoliers: Les paroisses de St. Grégoire et de St. François, au sud du fleuve, sont celles qui m'ont paru se distinguer le plus sous ce rapport. L'état floris: sant de l‘enseignement, dans ces paroissés; est dû, en plus grande partie, au zèle de messieurs leurs curés, qui sont les directeurs; et qu'on peut regarder comme les principaux fondateurs de ces écoles, ;

Cet état de choses fait espérer un grand changetnent; au su: jet de l‘éducation, pour l‘avenir, et même pour un avenir assez prochain ; mais à moins qu'il ne s‘établisse des écoles dans toutes les paroisses, il y aura encore ce contraste, que tous on presque tous les habitans sauront lire, écrire, &c. dans certains endroits de la province, tandis qu‘en d'autres, il règnera encore la même ignorance que.présentement, On peut néänmoins s‘attendre que l‘exemple déjà donné par tant de patoïsses sera bientôt suivi par toutes les autres. Jamais du moins les circonstances n’ont été plus favorables, et il y aurait quelque chose de pis qu’une simple apathie à n’en pas profiter;

Un Voyaceun.

*]1 y a des écôles anglaises à Sorel et à la Rivière du Loup ; mais je crois ue ni l’un ni l’autre endroit ne possèdent une école française même méiocrer

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