FFETS REMARQUABLES DE EA FOUDRE DANS L'EGLISE DE MASKINONGE
Îl y a trois ans, la foudre est tombée sur l'église de Maskinongé, et y a produit dans l'intérieur des effets tout à fait curieux. Nous allons tâcher d'en donner de mémoire une idée au lecteur, bien que nous sentions que pour lès décrire exactement, il faudrait les avoir sous les yeux, et se servir de plusieurs termes d’ärchitecture qui ne seraient pas entendus. générale« ment. ÿ
Quoiqu'il en soit, la foudre étant tombée sur la partie la plus élevée du rond-point, la matière en a été partagée, par l'extrémité extérieure de l'aiguille, en deux portions à peu près égales, lesquelles, suivant, dans le grenier de la voute du chœur, si l’on peut ainsi parler, deux chevrons aboutissant aux parties soule. vées de l’architrave, près des angles du fond, ( l'arrondissement est en polygone ) sont entrées dans le chœur, en faisant éclater et tomber, au côté gauche, et en soulevant seulement, au côté droit, ces parties saillantes, composées de deux planches peintes et bordées de sculptures, à peu près quarrées: de la, la matière électrique a parcouru une sculpture en forme d’s avec fleurs, allant de bas en haut, ainsi que les ornemens de la frise, &c. également et symétriquement des deux côtés, jusqu’aux derniers angles, en gagnant les chapellees latérales ; en a noirci ou terni la dorure, et a peint ou plutôt picoté en rouge, ou couleur de pourpre, diverses parties des panneaux plans qui se trouvent entre les mas dont nous venons de parler.
usque-là, l'égalité et la symétrie que la foudre a observées dans-sa marche, des deux côtés du chœur, en laissant tout le’ fond derrière l’autel absolument intact, ont quelque chose de remarquable et de singulier en même temps ; mais ce n’est pas tout eneore : une portion de la foudre étant restée, il parait, entre le mur et la boisure du chœur, ou s'étant introduite entre diverses parties de cette boisure, elle s’en est dégagée en la faisant éclater en quatre endroits différents, encore symétriquement et à égale distance des deux côtés, c’est-à-dire dans l’'architrave, si nous nous en rapellons bien, et dans le bas des panneaux, vers le milieu du chœur. Les éclats enlevés pouvaient avoir de huit à dix pouces de longueur et se terminaient en pointe.
Un dernicr fait, et qui n’est peut-être pas le moins singulier, c'est qu’une partie de la dorure enlevée de la frise &c. au côté gauche, a été portée et pour ainsi dire, plaquée sur les baguettes des pilastres cannelés de la chapelle du même côté ; de manière que d’un peu loin on dirait que ces pillastres ont été marbrés par ln main de l'artiste ; et cela, sans qu’on apperçoive aucune traçe
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du passage de la foudre jusque-là. La même chose ne se remarque pas 4. la chapelle du côté droit, et il n’a manqué que cela pour que la similitude füt parfaite, et les effets absolument les mêmes, des deux çôtés de l’église. : é ET
INVENTIONS, &e
Une nouvelle voiture, coustruite dans les ateliers de la rye Notre-Dame des Victoires, a été vue à Long-champ. Elle offre cela de remarquable, qu‘au moyen d‘un procédé sûr et ingénieux, tout le chargement se trouvant en dessous de la caisse, on n'aura plus à redouter les accidens trop fréquents occasionnés par le balancerment de la voiture, dont la chute était le plus soue vent déterminée par lénormité du poids qui surchargeait l’im-
ériale: L’avant-train est si mobile et si bién combiné, que desiné à recevoir tous les articles d'argent, ils y sont introduits par un déplacement total de cette partie de la voiture, opéré par ün seul homme. Un nouveau procédé d‘énraiement, au moyen du: quel le conducteur, sans quitter son siège, assujettit les deux roues de derrière, fait de cette diligence un vrai modèle offert à l'émulation de tous les entrepreneurs de voiture. Elle contient uinze places, : UE eu PTE OS |
Le gouvernement vient d‘accorder un brevet pour de nouvelles diligences à une seule roue, et pourtant inversables, Elles pour. Font contenir trente-à quarante personnes, dont chacune aura un coin, et seront suspendues de manière à ce que, quelle que soit la vitesse de leut marche, les voyageurs puissent écrire sans difficulté. Les magasins seront Sd, e chaque côté de la roue. L‘économie dutir sera d‘un tiers, et celle du personnel de moi tié, Lés plus habiles ingénieurs oùt donné de jastes éloges à cette invention, qui doit, assure-t-on, produire une révolution complète
dans l'art du carrossier. L'auteur est un Marseillais, et sa dé« couverte est le fruit de longues méditatiops, "2"
Un M. Scuvuzzr, de Paulinzella, a inventé. une nouvelle ma+ chine, qu'il appelle Cylindre à vent, pour être mise en opération au moyen de la vapeur, et remplacer les soufflets d‘orgues ordinaires, Il croit que la supériorité de son invention pour les grands instrumens he peut être contestée, attendu que la machine envoyée, depuis le commencement jusqu’à la fin, une égale quantité de vent, qu’elle est d’une construction simple, occupe peu d'espace, et ne se dérange pas facilement. Le travail. des ariches serait bien plus puissant et plus certain que présente.” ment, et les grands tuyaux auraieut une fermeté et une profon-
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Lesdein, Bois 19 eur éxtraordinsiraires j'orgue le plus. gigantesque pourrai deur éxtraordinairaires… L'orgue le plus, gigantesque pourrai crre mis en Joy an moyen de ce cylindre, at ayepteur a @bvié à la difficulté de ls'touche, ges pourrait appréhender comme le résultat de sa méthode, Une petite machine & vapeur de | manufatture-de, Perkins suffirait bout le plus grand orgue. M Schulze croit qu'un m çanisie de la force LA] cinq chevaux pourrait, au moyen de dix livres de charbon, envoyer du cylinre à vent “environ 1,200,000 pietls d'air en une heure : ce qui sufBroit pour faire jouer pleinentenf un orgue de vingt touches, pendant dix jours es dix Huits sans intermission. à
. 3 uné assemblée de la Société Royale d'Edimbourg, tenue le
6 Avril, le Dr. Hope, vice-président, à présenté au Dr. Brcws- TER, le prix de Keith, consistant’en une médaille et'une superbe soucoupe, qui lui avait été adjügé antériéurement, pour avoir découvert dans les minéraux deux nouveaux fluides. possédant des Ropit physiques très remarquables, ‘ Dans le discours que le vice-président a prononcé en cette occasion, il a fait allusion à l'influence éténdue de ces découvertes dans les, théories géologiques; et comme un de rt quables fluides s'étend trente fois plus qué l'eau, ét passe de l'état de liquide à celui de vapeur a moyen d'un change lent de température de quelques
egrés seulement, À a en fait Yemärquef l‘importance comme un agent mécanique, qui, s’il pouvait être obtenu en quantité suffisahte, mettrait entiérement fin à l'usage de la vapeur. Comme la chaleur de la bouches été, en uñe occasion, suffisante pour faire éclater le crystal. ‘de roche ‘qui contenait le fluide, et les: ser La personne qui a DURE AE chaleur animale du corps | dé in serait le seul chäuffage nécessaire pour mettre une pui nets machine en môuyement. Comme ün tel Auide existe réellement, ét que par le sacrifice de quelques beaux €chantillons de minéreux, on pourrait l‘obtehir en quantité suffsante pour l'analyse Chimique,’il nest pas déraisonnable d'espé. qu'il puisse être recomposé avec ses élémens, et devenir de
rer q se étre reco! \ la plus grande utilité dans le commerce de la vie.
mn, “LES DEUX FOUX.
Un événement singulier est arrivé, ily a quelque temps, dans la maison des foux de Lancastre. ‘Un gentilhomme des environs de Middleton, attaqué d’une maladie mentale, avait été confié, par les magistrats de là ville, aux soins d’un offitièr pute au pus ‘éonduit dans cet hospice. : Par égard.
out sa famille, on' lui avait ti ré urie voiture, et on‘lui per: à Towr IXZ=NC.T din dix | F
\s *Les deux Fout.
suada sans peine ‘q\'il ne s'agissait que d’une partie de plaisit, Il paraît néanmoins que, ‘pén ant la route, notre fou conçut quelques soupçons. ‘Arrivé à Lanénstre trop tard pour être 4 inené de suite à sa destination, fl déscehdit dans une auberge D où l’on convint de pdssér là huit. Lé lendéfnain matin, de bonne heure, le fou ‘ke lève} soit ‘curiosité, soit tout autre motif, il fouille dans les pôches de l'officier qui dormait profondément; quelle est sa surprise d'ÿ trouver uñ ordre des magistrats, d’après lequel il doit être enfermé| Notre homme serre ‘soigneusement le fatal écrit ; il'se‘rentt en'diligente à la maison 4 des foux, demande un inspecteur, et lui annonce tranquillement 4 qu'il est Chargé d’amener à Lancastre un malheureux privé de 4 sa raison ; qu'il se-propose de le présenter ‘dans la journée ; puis " il ajoute : “ Je dois vous prévenir que sa folie est singulière ; 4 cet homme a les idées Îles plus extravagantes ; je nè serais. pas étonné qu’il prétendit que c'est moi qui suis le fou; et qu'il a reçu l’ordre de m’amener moismème dans cette Ygaison, Ainsi ne fuites pas attention à'ce qu'il Vous dité, et veillez sûr lui.” 1 exhibe alors son ordre, ‘et l'inspecteur, sahs rieh Boupçonner,
ui promet de ne pas oublier sa recommandation. , .
‘Ravenu promptement à l’auberge, notre homme réveille Αof- 4
Hicier, ‘auquel il reproche de dormir trop long-tems. On déjeu- ## ne, et l’on ‘convient d’aller faire un tour de promenade. L'of” 4 . Ficier, saïsissant l’occasion, se dirige naturellement vers la mai- (N
ton des foux ; et son compagnon, loin de le détourner, mani- 4 feste le désir d’ên visiter l’intérieur. C'était justement ce que À désirait son conducteur, qui s'applaudiséait en lui-même de pou- ! Voir exécuter si facilement la mission qui lui avait été confiée; À ils arrivent à la Dore * sbnt reçus par l'inspecteur. L’officier fouille dañs, ses poches, cherche son ordre, he le trouve plus, | témoigne sa Surprise j Rs pendant ce tems; so, compagnon l'avait déjà présenté à l'inspecteur ; et, lui tappelant ce qu'il Jui avâit dit le matin, il s’écrie en mohtrant l'ofieier W Emparez-vous de lui; rasez-lui la tête, et meiteg-lui un gilet e force.” Deux hommes ée jettent äussitôt sur le malheureux, qui reclâmé inutilement contre cette violence,.en soutenant que le véritable fou, c’est l’autre, et qu’il est son conducteur. On ne tient nul compte de ses cris ; on l’entraîne ; on le rase ; on lui met la camisole ; il est confiné dans une loge ; et l’autre satisfait se retire. ! dy ll Svrra. da %
Il retourna paisiblement a l’auberge, paya la dépense, et re- . É QT 214) 6 ; prit.la route de Middleton, où l’on ne fut pas médivcrement étonné de le revoir. On s’imagina d'abord u’il avait tué son conducteur; on lui demanda ce qu’il en avait fait: ‘Ma foi, dit-il, je l'ai laissé à la. maison des foux de Lancastre; On l’a rasé ; on lui à mis la camisole de force ; il est fou à lier.” No:
tie de plaisits > fou. conct rd pour , être une auberge in matin, dé it tout autre rmait profon- [re des magishomme serre ie à la maison ranquillement reux privé de jour e; puis st singulière ; nè $erais pas fou; et qu'il a lez sûr lui.” Il | Soupçonner,
Je réveille l‘ofs. On déjeuenade. L'oft vers la mai- QUrAgTS : RMANIT bment ce que même de pouit été confiée ; eur. L’officier
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sait Singuliers 9
véritable fou ne se tompai guère. L'officier de paroisse, avait’presque perdu l'esprit; les mauvais traitemens qu'on lui avait fait éprouver Pavaient réduit, à peu‘de chose près, au même état que le gentilhomme. Cette affaire s'éclaircit enfin ; l'officier fut mis en liberté après une déténtion de plus d’une semaine. Il revint. chez lui âle, exténué, la tète couverte d'un mouchoir, plus semblable à un fou échappé qu'à un ofticier de paroisse qui vient réprendte ses fonctions. Ladghronique ne dit pas si le ‘vrai fou fut enfermé, ou si la joie de s’ètre si bien vengé lui rendit la raison. :