CE L'ARBRE UNIQUE
On a vu fleurir de temp: immémorial, à Toluca, ville du Mexique, un arbre unique, d’une espèce particulière, le seul qu’on ait jamais vu, et dont on ait jamais entendu parler, Cet arbre est un objet de respect, sinon de vénération pour les naturels, qui, mus par une sorte d’affection, viennent de distances considérables, pour se procurer de ses fleurs, qui ressemblent à une main. L'histoire de cet arbre singulier a été donnée dernièrement dans uu ouvrage imprimé à Mexico, en langue espagnole, et dont il a été publié une traduction à Paris. Les fleurs de cet arbre unique ressemblent, avant leur épanouissement, à la main fermée, et ensuite, à la main ouverte. Elles sont d’un rouge foncé extrêmement brillant. L’avidité des habitans à se les procurer fait qu'il en arrive peu à maturité, et qu'ily a conséquemment peu de fruits : c’est pourquoi lon a posté des sentinellès ‘autour de l'arbre, afin qu’il puisse être obtenu quelques unes dé ses semences. Il y a quelque temps, les botauistes anglais envoyés dans la Nouvelle Espagne, ont
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Parlement Impérial. 19
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ET
THE FRENCH PRACTICE OF MEDICINE; BEING 4 TRANSLATION OF L. J. BEGIN's ISE
ON THERAPENTICS ;
With occasiona Notes and observations illustrative of the treatment of diseases in the climate of North America : by XAVIER T'ESSIER,
Ce n'est que capte quelques jours que nous avons vu la traduction:-que notre habile et laborieux compatriote, Mr. le Dr. Tessier, a faite et publiée à New-York, de la Thérapeutique du Dr. Becin, de Paris; ouvrage dont il a été parlé au long dernièrement, dans la Minerve. Autant que nous en avons pu juger par nous-mêmes, le Dr. Tessier n‘aurait pu s‘occuper d‘une manière plus utile qu'il ne l‘a fait, par cette traduction, pen les médecins et les étudians en médecine ; et il y a tout ieu d‘espéer que son travail ne sera pas perdu pour ceux de ses compatriotes qui exercent, ou se destinent à exercer la profession ; surtout pour ceux qui n‘entendent pas bien le français, ou qui n‘ont pas par devers eux l'ouvrage griginal. Les notes dont le traducteur a enrichi son ouvrage A Sent le rendre préférable à l‘ariginal même, pour ceux qui entendent également les deux langues. Le livre est à vendre à la librairie de MM. KE. R. Fagre & Cie. C'est un volume bien imprimé ct propre. ment relié de 480 pages in-8vo.
—Bn=—0 PARLEMENT IMPERIAL.
Depuis la publication de notre dernier numéro, il a été reçu des journaux cdBfenant quelques débats qu'il y 4 eu, le 5 Juin, dans la chambre des communes, au sujet du Canada. Les principaux orateurs sont. : M. Lagoucnerté, M. Wilmot Hor- 10), M. Sranzey, M. Husxisson et Sir Gronce Murray,
Parlement Impérial.
Nous ne pouvons donner qu‘un court résumé de ce que ces messieurs ont dit en cette occasion.
M. LasoucHene dit (en substance) qu‘il ne se levait pas pour entamer l‘importante question des affuires du Canada, mais pour demander au ministre des colonies quelle eonduite il se proposait de tenir par rapport à ce pays ; que comme il ne pouvait concevoir que les gouverneurs de ces colonies fussent autant à blâmer des difficultés qui s’y étaient élevées entr'eux et les habitans, ou leurs représentans, que le bureau colonial, il pensait que c’était de ce bureau qu'il fallait attendre les Me pes nécessaires ; qu’il croyait les provinces du Cana@issez avancées dans la politique pour recevoir le gouvernement le plus libre qu’il fût possible de leur donner; qu’il regardait avec défiance touts intervention du parlement impérial dans les affaires coloniales; que de tous les actes parlementaires passés depuis 1791 il n‘y avait aucun qui n‘eût causé du mal ; que la mesure requise présentement était la révocation de ces actes ; que quoique se propost le secrétaire d‘état pour les colonies, il espérait quil n‘avait aucun dessein de changer la constitution des Canadas ; que son honorable ami (M. W. Horton) avait fait une tentative de ce genre en 1822, et avait nppris par expérience que c'était un but auquel il était impossible de parvenir; & c.
M. W. Horton, dit qu'il n’entreprendrait pas de défendre le gouvernement édlonial, mais quil ne pouvait se joindre à ceux qui le condamnaient généralement ; qu'il y avait une source de dissentions dans le conflit des actes du parlement, et qu’il pourrait être avantageux d‘en annuller quelques uns ; mais que tant qu'ils ne seraient pas révoqués, il ne corvenait point d'y désobéir et de £? conduire à leur égard comme stils n‘existaient pas.
M. Sranzsy dit que le gouvernement des colonies ne pouvait être conduit convenablement, si tous les ordres émanaient du bureau colonial, et s’ils étaient soutenus par le conseil législatif, sans égards aux circonstances, et souvent en opposition aux vœux des colons exprimés par l‘organe de la chambre d‘assemblée ; que le conseil législatif, en agissant comme créature du gouverneur du jour, était la cause de la plupart des maux dont on se plaignait ; &c.
M. Huskissos dit que quand il l‘agissait des intérêts de tout l‘empire, il convenait que le parlement impérial intervint; mais qu'il devait prendre garde de n'‘aller pas au-delà de ce point, c‘est-2-dire de ne pas intervenir sans une absolue nécessité, Il ajouta qu‘il pensait-que la nomination de Sir James Kempt comme gouverneur du Canada contribucrait beaucoup au bien« être de cette colonie.
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Sir Geonce Murray dit qu’on l'avait accusé à tort de fuire peu de cas des recommendations du comité du Canada ; qu’il avait le plus grand respect pour ce comité, mais qu'il doue tait que toutes ses recommandations pussent ètre mises en pratique dans une colonie ; qu'on lui avait aussi inputé à blâme d'avoir dit qu’en plusieurs cas, les plaintes des colonies étaient si vagues, u’il était souvent difficile de découvrir de quel grief immédiat elles se plaignaient, et quel remède il convenait d‘y apporter ; que pour faire voir combien c'était à tort qu'on l'avait blâmé sous ce rapport, il demanderait s4l pouvait y avoir quelque chose de plus vague. qu‘une de ces plaintes, qui était ‘que le conseil législatif avait rejetté des mesures ibinires passées dans la aatbre doubs à une grande majorité et très agréables au peuple;” une autre de ces plaintes va ues était “qu'on avait maintenu ou introduit dans les lo : ublics des personnes qui devaient notpirement en être ou EE ed dans-un autre endroit les pétitionnaires disaient ‘ qu'ils ne parlaient qu‘à regret de l‘absolue incapacité des militaires à gouverner civilement ces colonies ;” qu‘il ne pouvait y pr à ren de plus vague que cela ; qu'il suffisait aux personnes qui avaient envoyé cette requête en Angleterre de porter la vue de l'autre côté de leur frontière, sur la grande république qui les avoisine pour y voir un militaire chargé de la plus haute fonction civile de l‘état ;—que son intention avait été d'introduire, même daus la session actuelle, une mesure relative au Canada, sfil séétait trouvé en possession de xenseignemens suffisants pour en pré, parer une; mais qu'il avait été hors de son pouvoir de se procurer ces a ; qu'il avait été nommé un comité de la chambre, à l‘occasion des plaintes venues du Bas-Canada mais qu‘on n'avait pas donné avis à cette province qu'il y aurait une enquête en conséquence ; qu'il n‘en était venu personne ex-
près en Angleterre pour donner des renseignemens au comité ; que quant aux personnes qui avaient apporté la pétition quoi qu'elles fussent douées de beaucoup de talens et de connaissan ces, elles étaient venues dans ce pays liées d'avance dans la province à une opinion, et l‘on était naturel!ement porté à croire que leur opinion sur le sujet était toute formée dès leur arrivée
L finit en disant qu'il était disposé à recevoir des suggestions au sujet du Canada, n'ayant d‘autre désir que de lui procurer la plus grande portion possible de bonheur et de prospérité.
Nos remarques seront concises à proportion de la concision du résumé. Nous croyans que M. Labouchere rencoutre vrai grand il dit que c'est au bureau colonial que les colonies doivent attribuer les difficultés qu’elles éprouvent, (particulièrement au sujet des finances), plutôt qu'à leurs gouverneurs, qui recoivent leurs instructions de ce bureau, et sont tenus de cs
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suivre, Comme ce monsieur, nous nous défions de tout acte parlementaire relatif aux colonies : l’acte du Çommerce du Canada, celui des Tenures, quoique passés sans doute dans les meilleures intentions du monde, n’en sont pas moins préjudiciables à ce pays : qui sait si un nouvel acte parlementaire passé éntentionnellement pour l'avantage du Canada, ne serait pas dans le fait pour son désavantage ? ‘ Ce n’est pas, comme l’a dit un de fos journalistes, d'actes législatifs, mais bien d’acies administratifs que nous avons besoin, ” Il nous en faudrait un pourtant, il nous faudrait un acte législatif, comme le suggère M. Labouchère, pour annuller ceux qui sont à notre désavantage; car nous sommes obligés de convenir avec M. Horton, que tant que ces actes seront en force il faudra y obéir.
M. Stanley nous paraît avoir raison, s’il est simplement d’avis que notre conseil législatif doive être réformé, ou modélé sur un antre plan ; non que nous croyions qu’il soit constitutionnellement possible que les individus qui sont présentement membres de ce conseil cessent d’un coup de Pètre ; ce corps ne peut guère être réformé, suivant nous, que par l'introduction füture dans. son sei:1 de membres plus indépendans, plus immédiatement liés aux intérêts du pays, plus canadiens, en un mot. Si le désir de M. Stanley était que notre conseil législatif fàt supprimé, et qu’il ne restât plus que le gouverneur et la chambre d’assemblée en présence l’un de Pautre, ce désir serait plus ge républicain, et nous ne Eu le partager.
Qui pourrait s'empêcher de croire avec M. Huskisson que la nomination de sir James Kempt au gouvernement de ce pays ne lui ait été avantageuse? £lle l'aurait été beaucoup vuand elle aurait fais qu’éloigner l’une de l’autre deux parties irritées au point de ne pouvoir plus, nous ne disons pas, se voir de bon œil, mais se souffrir. (C'aurait été se faire illusion pourtant que d'imaginer qu'un nouveau gouverneur aurait instruction, où prendraii sur lui de défaire d’un coup tout ce qu’aurait fait, mème de généralement odieux dans le pays, son ou ses prédécesseurs: à moins d’une secousse en sens contraire de celle de Pavant dernière année, le précédent ordre de choses, ou un ordre meilleur encore, ne pourra se rétablir que petit à petit; mais il se rétablira infailliblement, si le présent est contre nature.
Quant à Sir George Murray, nous croyons que c’est bien sincèrement qu’il veut le bonheur de ces colonies. Malheureusement, un passage d‘une des pétitions envoyées du Canada se trouve vis-â-vis de Jui dans ce que les Anglais appelleraient a» awlrward position ; il se trouve qu’on y dit à un militaire ministre que les militaires sont absolument incapables de gouverner des colonies coinme celles-ci, Sans doute que quand ce passage a été introduit dans la pétition en question, qu'on avait inten-
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Nouvelles étrangères. 83
tion de présenter à des gens de robe, on ne prévoyait pas que des gens d‘épée en deviendraient les principaux juges ; Le était sans doute bien éloigné de sozpçonner que ce était devant un premier ministré militaire, et un ministre des colonies aussi militaire, qu'on parlerait des iflitaires comme de gens incapables de gouverner. Nous nexeroyons pas néanmoins que ph ci : constancé quelque awfward qu’elle soit, puisse influer ser sur l'esprit d’un homme comme Sir George Murray, pour qu’il en résulte quelque chose de réellement désavantageux à ce pue de
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NOUVELLES L'TRANGERES.
€ A Europe. D'après des lettres de Corfou da 29 Mai, Missolonghi s‘est enfin rendu aux Grecs. Lépante et son château sont : * L2 LU [2 au Rouen des vos depuis le ler. Mai. Le bruit courait que la ts ou ordres du général Scheider devait se rendre pu es murs d‘Athènes pour faire faire la remise de cette place. 4 ruit LE se concilie point avec la décision prise par la France de ne pa aire sortir ses troupes de la Morée ; mais il s‘accor de avec l‘extension qu‘on paraît vouloir il ke uloir donner à la Grèce €
AT r à la Grèce con-
Le combat le plus sérieux qui se soit livré entre les Russes et les Turcs, depuis le commencement de la campagne st ce lui de Pravadi : les deux parties reclament la victoire A y eu aussi une affaire sanglante dans les environs de Wid à ‘ les Turcs ont été repoussés ; mais les Russes n‘ont pu ec tuer le passage du Danube sur ce point. Les Tures et 1es ie La faisaient marcher de grands corps de troupes vers Sislis Me, et il est probable qu'il se livrera, ou plutôt qu'il séest déjà livré sous les murs de cette ville, une bataille importante don dE cisive. Le combat de Pravadi s‘est donné en Lin or 4 et les Tures y ont montré qu‘ils avaient fait de rands prog è dans la tactique européenne. A er me
Amérique. Des lettres de la Havane portent quil se préparait, contre L Amérique du Sud, une autre expédition pus. sée d‘un vaisseau de 74, de deux frégates, de pludeurs b ins, de bâtimens de transport, et de 4,000 honmes Te escadre devait ètre jointe par des bâtimens de la Trinité spi Porto-Rico. Le bruit courait à la Havane, mais sans pr x | ga lui assigner une source authentique, que le ptemièue Pau à en Lg ellectué son débarquement, et pris possession de la
841 Petite Chronique Canadienne.
Des lettres de Truxillo en date du 12 Mars, de Piura du 7, et de Coluisaco du 5, s‘accordent à annoncer que l’armée pé: ruvierie, sous le commandement du général La Mar, avait, dans une bataïile ranyée, défait l'armée colombienne; cotnmandée par le général Sucre:
PETITE CARONIQUE CANADIENNE.
Les Messieurs suivants ont été nommés Syndics de la Maison d‘Industrie de Montréal, pour l‘espace de deux années :
EF, Desrivisres, H. M'KeNz1E, J, BourTaizier, H. Gares, Ls. Guy, js. Miizar, J, Try, J6. Dewirr, J. Quesxez, C, Wacner, F, DgsaureLs, A. JoBin.
Le 31 du mois passé, Son Excellence, Sir James Kerr, est arrivée au manoir de l‘honorable P. D. Depar1rzen, à St. Charles, à 10 heures et demie du matin, et a été saluée, à son approche, par 21 coups de canon tirés du quai de J. T. Drorxt, écr. de St. Marc. Un corps de miliciens, commandé par le major L. C. Duverr, a aussi tiré trcis décharges en son honneur. Après avoir visité l‘école du lieu, Son Excellence a diné chez l‘hon. P. D. Debartzch, où se trouvaient sept membres du clergé des environs. Son Excellence à témoigné à plusieurs reprises sa satisfaction de la réception qu‘on lui a faite.
Le ler. de ce mois, nn incendie a détruit quatre maisons et quelques bâtimens, sur la rue Ste. Radegonde, entre les fauxbourg St. Antoine et St. Laurent. [Les maisons, ainsi que les meubles qu'elles contenaient, étaient assurés à différents bureaux.
Le 3 de ce mois, J. Bte. Lerevrr, Ecuyer, M. P.; Mr. Cnr’Nier, son oncle, Mr. et Mdelle SARRAULT, tous de Vaudreuil, se sont noyés, en descendant les rapides de La Chine, dans un bateau. Les corps ont été retrouvés depuis, en difiérents endroits, et transportés à Vaudreuil, pour y être inhumés. Cet accident déplorable doit ètre un avis à ceux qui préfèrent la ‘oute du fleuve à celle du canal de La Chine, de ne pas s'y ei: varquer saus s'être pourvus de guides sûrs et expérimentés.
Æarié à Montréal, le 10 du courant, €, R. Ocpen, éer. Solliciteur-géuéral, à Dile Suzax, fille ainée de feu FE W, CLak, écr.
Décédés, à Québec, le ler. de ce mois, Mr. Augustin Ger- MAIN, fils, âgé de 24 ans ; A Montréal, le 1f, Dile Marie M'Beaw, âgée de 21 ans.
Commissionné, Mr. J. Bte, Grenier, Médecin et Chirurgien.
ura du 7, rmée pé+ ar, avait, comman-
la Maison es :
H. Gares:
ESNEL, Cs
s KEMPrT, Z2CH, à St.
uée, À soh , Drozxt, dé par le n son hon- Ilence a dit membres à plusieurs e.
Maisons et re les fauxinsi que les fférents bu-
f. P.; Mr.
us de Vau- La Chine, is, en différe inhumés.
ii préferent ne pas s'y périment6s.
N, éer. Bol- W, CLamk,
rustin GEr-
e 21 ans.
Chirurgien.
Towe IX. ler, SEPTEMBRE 1829. Numero V.
HISTOIRE DU CANADA
(Continuation. )
: Dès l’année 1708, il avait été émané un édit royal, par lequel il était défendu aux communautés religieuses d’acquétir des biens fonds au-de là d’une certaine valeur :-par un édit subséquent, toute acquisition de ce genre fut interdite aux gens de main-mor-, te, à moins qu'ils n’en eussent préalablement As À et obtenu la permission par écrit. Enfin, en 1743, il fut émané un troisième édit royal, prohibant strictement tout achat, mutation, et aliénation en main-morte, sans une autorisation du roi ou de la justice. s
H fut aussi émahé, la même année, un ordre du conseil supérieur, défendant aux curés de marier les mineurs sans permission, et leur enjoignant de se conformer en tout aux règles canoniques concernant la publication des bans de mariage.
L'année suivante, le roi de France, persuadé a juste titre, que. toute: le; lois et ordonnances du royaume n’étaient pas convenables aux colonies, écrivit au gouverneur et à P’intendant dela Nouvelle F:ance, une lettre portant que sa mäjesté entendait qu’à l'avenir les ordonnances et édits royaux auxquels elle voulait que ses sujets du Canada obéissent fussent enrégistrés au. conseil supérieur de Québec ; et que conséquemment, aucun édit, arrêt, déclaration, lettres-patentes, &c. ne fussent enrégistrés au dit conseil, sans un ordre exprès de sa part, signifié par le ministre de la marine et des colonies.
La mème année 1744, en conséquence d‘une lettre écrite à l‘évèque de Québec par M. de Maurepas, d’après des représentations envoyées en France par les autorités civiles de la colonie, ce prélat supprima ou abolit plusieurs des fêtes qui se célébraient dans son diocèse. Ce sont celles dont la solennité est présentement remise au dimanche suivant.
Une ordonnance datée du 28 Avril 1745, nous paraît mériter d'être rapportée à peu près en entier, d‘autant plus que nous croyons qu'elle n’a pas été annullée; et qu‘il y est contrevenu présentement, d‘une manière préjudiciable au bien du