‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 77 sur 177 · VON · texte numérisé non relu

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Nous apprenons avec plaisir, (dit le Quebec Mercury,) qu'à l'assemblée des marchands tenue à la bourse de cette Ville, on « ouvert une souscription, à l'effet de construire un vaissean à vapeur pour naviguer entre Québec et Halifax.

LIVRES ELEMENTAIRES.

Nous avons vu avec. plaisir, ces jours derniers, à la librairie de MM. E. R. Fanne & Cie. le Maitre Français, imprimé pour la-seconde fois, par Mr, L. Duvennax, mais sur ün plan beaucoup amélioré, quant au papier, à l’imptession, ‘et surtout au contenu. Ce petit livre renferme, autant que nous en avons pu juger en le feuilletant, tout ce qu’il faut à un enfant, pour apprendre, non seulement à lire Correctement, mais encore à bien orthographier. La-petite grammaire, qui en forme comme : la seconde partie, uous a paru rédigée avec beaucoup de soin: plusieurs articles y sont traités avec plus détendue que dans la grammaire de Laomons:; it il y en a un sur la prononciation, quitre se trouve pas dns cette dernière. En unniot, nous éroyons que ce petit livre sera pour nos écoles élémentaires une ncquisis tion précieuse, qui mettra les maitres et les écoliers en état, les uns d'enseigner et les autres d'apprendre les élémens de leur langue, beaucoup plus facilement que par le passé, Un tel livreins troduit dans toutes les écoles élémentaires, en supposant qu'il y eût de ces écoles partout où besoin serait, améliererait de beaucoùp; nous n’en doutons pas; dans l’espace d’un certain nombre d'années, le langage des classes ouvrières et agricoles. le

Mr. Duvernay a aussi imprimé, dernièrement, une Métode courte et facile pour apprendre bien lire le Latin, petit livret, au moyeu duquel un enfant tant soit peu intelligent, peut en effet apprendre à lire correctement en litim dans l’espace de quelques jotrs, , 1

Où nous dit que le mème Mr. D. se préposé d'imprimer aussi (sans doute plutôt dans Ja vue d’être utile à ses eompatriotes,.que d’y fire du profit) un livrét contenant lés quatre premières règles dé l’Arithmétique, et peut-êtré aussi une petite Géographie élémentaire, Ce serait bien, en effet, le moÿen de mettre lés parens peu fottunés en état de procurer, presque pour rien, à leurs enfans, une espèce de pétite bibliothèque, qui. pourait leur être très utile et contribuer à arnéliorer de beaucoup leur sort futur.

bus ”oubliions de parler du Nouveau Traité abrégé àè 18

heures.

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Sphère, sorti de la mème presse, et aussi à.vendre chez MM,

Régittre Provincial,

. Fabre &:Cie. C’est encore un de ces petits ouvrages HE recommandent par eux-mêmes, et qui valent à ceux qui les ge

chètent. infiniment plus qu’ils ne leur coûtent,

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ESSAI EPIGRAMMATIQUE.

Plante-moi là cette Gazette, -

Qui n’est bonne qu’à m’ennuyer, Et qu'il té faut pourtant payef ; Disait, à son mari, Lucette,

D'un ton approchant du courroux.

J'ignore ce que dit l’époux :

Quant à moi, j'eusse dit : : “Mamie, Si vous n’en êtes point l’amie, Pourquoi, diable, la lisez-vous ? ”

REGISTRE PROVINCIAL

Mariés : À St Gilles, le 2% d'Octobre dernier, Jean Bte, Laronrr, éét, Seigneur du Cap. Blane, à Dame veuve Darroine

ontréal, le 31, Mr. Jofin Siwrsox, Négociant, à Dlle Éléonore Bannon, fille de Thomas Barron, écuyer.

Commissionnés: Mr. Z. J. Trursau, Notaire Public :

J.B. R. Henrez vs Rouvitze, écr. Lieutenant Colonel Commiandant du Bataillon de Milice de Bedford ;

Mr. Gédéon Counsozuss, Lieuteuanit et Adjudant au même Bataillon.

William Henry Scorr, écuyer, de St. Eustache, a été éln, sans opposition, membre de l’Assemblée, pour le comté d’York, en remplacement de feu J. Bte. Lersavrs, écuyer.

Jecidens.—Hier (11) dans l'après midi, peridant qué les travailleurs occupés à l'Eglise Paroissiale de vette viiic, étaient À défaire les échafauds, uné poutre qui manqua fit perdre pied à trois d’enñtre-eux. L'un; nommé Ls- Mouneux, jeune homme de 16 ans, reçut'un coup mortel.en tombant, et expira quelques instans après. Le second a reçu une blessure dangereuse, mais on espère qu'il en reviendra: il est à l’'Hôtel-Dieu. Le troisième en À été. quitte pour üne légère contusion.—La Minerve.

Vendredi dernier, (80 Octobre) il s'est tenu une enquête du Coronaire sur les corps de Julie Eléonore et d’Adeline, enfans jumelles dé M. Olivier Fiser, marchand dansla rue St. Jean... Les jurés rapportèrent la déclaration de-« empoisonnés par de l’opium administré aux défuntes, par mégarde.».

11 fat déposé que deux phioles de sirop de pavot avaient él achetées des religieuses de l’Hotel-Dieu, pour le prix'de 12 sous chacune, afin üe faire repuser les enfans pendant la nuit. On acheta une troisième phiole chez les religieuses, mais malheureusement celle-ci se trouva être, par m e,

une forte solution d’opiüra, dont la première dose " raÿtS en quelques elle

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aire sur Olivier léclaragarde.».

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Toue IX. ler. DECEMBRE 1829. Numero XI.

HISTOIRE DU CANADA

CONTINUATION

Une grande partie des Acadiens, ou Français neutres de la Nouvelle Ecosse, comme on les appellait, s’étaient retirés, ainsi qu'on l’a vu, de la presqu'île sur le continent. Les An glais etles Français travaillaient, les uns à faire repentir les émigrés de leur démarche, et à les faire rentrer dans leur pays natal, les autres à faire que leur exemple fut imité du reste des Acadiens. Ces derniers, qui ne pouvaient sympathiser avec leurs souveaux voisins, ni ne voulaient consentir à perdre le nom de Français, prirent en effet la résolution de passer aussi sur la terre-ferme de l’Acadie, et ils se préparaient à mettre cette résolution à exécution, lorsque les- autorités anglaises, voulant prévenir ce qu’elles appellaient une désertion, les assemblèrent, sous le prétexte de leur faire renoüveller’ 4e serment qu'ils avaient autrefois prêté au nouveau souverain de leur pays. Ils ne furent pas plutôt réunis, qu’on les cHEREAUS sur des vaisseaux qui les transportèrent dans d’autres colonies anglaises, où le ds grand nombre, dit l’abbé RaynaL, périt encore plus de chagrin que de misère. Une partie de ceux de Miramichi, craignant d’éprouver un sort semblable, s’embarquèrent sur les vaisseuux qui leur avaient apporté des provisions, et arrivèrent à Québec, dans l’automne de 1755. Ils furent confiés aux soins de M. Cadet, qui, suivant l’historien anglais du Conada, au lieu de leur fournir des provisions saines, ne les nourrit que de chair de cheval, On leur avait promis des terrés, et l’on en donna à ceux qui en voulurent prendre, mais avec cette’différence, au dire du même historien, que ceux qui consentirent à s'établir sur la seigneurie de M. de Vaudreuil et sur celle de M. Péan, obtinrent des faveurs qui furent refusées af autres.

Cependant, le gouverneur général ayant appris que les Anglais avaient construit un nombre de petits forts sur la route d’Oswego, pour la sureté du transport des provisions, et qu’ils ayaient dessein de construire des vaisseaux à l'embouchure de

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