INSTITUT DE FRANCE
Mr. Gzorrnoy Sr. HiLaiRe fait, au nom de la c } mission
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soyée en Grèce, un’ rapport sar lés opérations decetie exp£-" dition . | ur #3 ae", -Sous la direction de M. Bory DE SAINT- VINCENT se trouvaient Mr. VinLeT, pout la minéralogie et la géologie ; M Desrre'Aux, pour la botanique ; M. Prcror, médecin, et: M. Brusce, pour la zoologie; M. DELaunay, pour la géographie et la géologie ; et M. Baccuer, dessinateur, pour toutes les pare ties. La traversée a été longue et pénible ; ce n’est que dans ls derniers jours de Mars que l’expédition a vu les côtes de Navarin. Après quelques jours d’un repos nécessaire, nos savans se sont livrés à l'examen intérieur et extérieur de la rade de Navarin. La commission a adressé au ministère la descrip sion de différens poissons et coquillages qui peuplent cette rade, et des côtes qui Ja bordent.
: L'expédition s’est ensuite divisée en deux parties. MM. Pector et Delaunay ont été chargés d'explorer tout le littoral de la Messénie en partant de Modon. M. Despréaux, resté malade à Navarin, a été remplacé par un jeune chirurgien, M. PANa- GET, auquél M. le maréchal Marïson a permis de s'adjoindre à l'expéditon. M. Bory de Saint-Vincent, accompagné de MM. Virlet, Bruslé, et Baccuet, ont exploré l’intérieur des terres, à travers des montagnes et dés vallées jusqu'ici peu fréquentées. ‘Fous les voyageurs avaient pour instruction de prendre constâmment trois hauteurs bârométriqués par jour. ras Partout nos voyageurs ont trouvé les Grecs bons, hospitaliers, humains, intelligens ; partout ils ont vu les Français accueillis avec reconnaissance et empréssement. Les Grecs [font précéder leurs prières publiques d’une prière pour la famille royale de France, | L'expédition a remarqué et signalé des débris de monumens de la plus haute antiquité. Un premier rapport, daté du 10 mai, contient le détail des observations que nous venons d’indiuer. k k Bans un second exposé, M. Bory de Saint-Vincent rend compte de nouvelles excursions, et décrit d’abondantes collectiors de produits du sol, qu’il adresse au Muséum d’histoire naturelle. L'expédition, augméntée d’un nouveau membre, M. GoqueT DE BourLey, envoyé par le ministre de l’intérieur, s’est encore partigée en deux sections : la première s’est embarquée pour explorer les côtes, la seconde a visité l’intérieur de l’Etolie. Le rapport sign&le un grand nombre d’erreurs dans les cartes que nous pôssédons. L'expédition continue à se louer de l’accueil qui lui est fait partout par les Grecs ; elle fait les plus grands éloges de . leur caractère moral et de leur capacité.
* Dans ta Laconie comme dans la Messénie, dit M. Bory, les Français sont l’objet dé la plus vive affection et d’un culte de
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gratitude qui porte les habitans, jusque dans les moindres villa. es, à ne plus commencer l'office divin que par une prière génés L< pour la famille royale de France., Les Mœurs des Maniotes, dit. M. Bory, nous ont singulièrement intéréssés. Leur histoire sera.certainement l’une des. parties les plus piquantes de notre relation. Nous reclamons l'honneur d’avoir parmi les Europé. ens, pénétré les premiers chez ces. déscendans des Spartiates, chez lesquels nous avons observé les mœurs des temps anc'ens modifiées par des coutumes féodales dont l'esprit. nous reporte. rait au treisième siècle, . ! ca 1 4 La Laconie est susceptible des plus grandes améliorations ; les terres y rendent considérablement, quoique mal tenues: Toutes les pratiques de l’agriculture et du jardinage y sont dans l'enfance, les fruits et les herbages d’une. qualité très inférieure ; les moindres terres sont délaissées et abandonnées, aux roseaux et à toutes les plantés croissant spontanément. Quand on pense qu’on pourrait remédier à ce qui est là si défectueux, y prévenir l'insalubrité de beaucoup de terrains marécageux en y rapportant un grand nombre de plantes exotiques, dont on ignore mème le nom, on juge qu’une commotion, politique et le moindre changement dans les usages sont un bienfait pour cette partie de la Grèce, et deviennent ainsi secourables à l’humanité.” Cependant l'excès du travail et les fatigues sous un ciel ardent devinrent enfin funestes aux voyageurs. M. Baceuet tomba d'abord -dangereusement malade ; puis M. Virlet, que son zèle emportait trop souvent. À notre arrivée à Monembasie, conti. nue le directeur de l’expédition, MM Bruslé et Delaunay, tous deux si pleins de zèle, tombèrent aussi malades. M.. le docteur Pector resté en arière dans son expédition maritime, ne put alors donner ses soins à ses collaborateurs. Ce fut un jeune médecin bavarois, Succharini, attaché aux troupes grecques régulières, qui fui appelé, ou plutôt envoyé expressément par M. le président de la Grèce.” Les A A au départ du courrier, ont été conduits par M. ledirecteur Bory sur un bateau à vapeur à Tisio, île de l'Archipel, à quinze heures de la côte. ” Des récoltes abondantes ont été faites pendant ce voyage d’Arcadie et de Laconie; mais il n’en a encore été rien envoyé en France. . et Ep M. le rapporteur termine par une énumération des richesses scientifiques qu’on doit à la commission. … Elle sont aussi nombreuses qu’on pouvait s’y attendre dans un pays connu depuis si longtemps, quoique d’une manière imparfaite, si voisin du nôtre et sous une latitude si peu différente. La commission de l’Institut donne les plus grands éloges au zèle, à l’activité et au savoir profon du directeur de l'expédition, ainsi que de tous les membres qui la composent, Il rappelle que c’est l'autorité qui a eu l’heu-
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Statistique de la Rresse èn France. ” 227 °
idée d’une expédition qui doit faire beaucoup d'honneur ils France. L'Académie des sciences, consultée pour le choix des sujets, n’a qu’à s’applaudir de ceux auxquels elle s’est fixée. . M::BroNGNzarr fait à son tour un rapport sur deux mémoires de M. Virlet, relatifà la géologie de la Messénie, et notamment i celles des envirous de Modon et de Navarin. La lecture de ce apport n’a pas été términée; nous en donnerons une idée dans ls prochaine séance.