‹ La Bibliothèque canadienne [microforme]Chapitre 90 sur 177 · LE SOLEIL · texte numérisé non relu

LE SOLEIL

Verité qu’on fuyait, il est temps de renaître |

0 monde, aggrandis-toi; Copernic va paraître; Jl paraît ; il a dit: l‘univers est changé ;

Seul, au centre du monde, à son poste rangé,

Le Soleil voit de loin notre terre inclinée Conduire obliquement les signes de l‘année;

Et montrant tour à tour ses divers horizons,

En cercle au tour de lui promener les saisons. Soleil, quelle est ta force? Elle entraine, elle guide Les mondes l‘un par l‘autre attirés dans le vuide : Depuis l‘ardent Mercure en tes feux englouti, Jusqu'à ce froid Saturne au pas appesanti, Qui prolonge trente ans sa tardice carrière, Ceint de l‘anneau mobile où se peint sa lumière, Tu les gouverne tous. Qui peut te gouverner:

Quel bras autour de toi t’a contraint de tourner? Rien n‘existzit encor ; la parce éternelle Perce au fond du cahos, et l‘ébranle et t‘appelle; Il s'ouvre, tu jaillis de ses flancs entr‘ouverts ; Tu cours donner sa forme au naissant univers ; De sept rayons premiers ta tête est couronnée ;

. L'untique nuit recule, et par toi détronée, Craignant de rencontrer tun œil victorieux, Te cède la moitié (*) de l'empire des cieux

‘Je ne te peindrai point conduisant les années,

240 Le Chat Reconnaïssent,

Et les heures en cercle à ta suite enchainées,

Sœurs d‘un âge pareil qui mesurent le jour;

C'est au brillant Ovine à décrire ta cour; :

De ton char fabuleux qu'il peigne les prestiges,

Qu'il t'élève un palais tout peuplé de prodiges,

Et qu'‘embellit surtout la ponpe de ses vers;

Roi du jour, ton palais n’est-il pas l‘univers ?

Mais que dis-je ? Au-delà des bords que tu fécondes,

Règnent, environnés d‘un - de mondes, 14

Détinombrables Soleils, plus éclatants qué toi ;

Etparvenuprès deux à peine je te voi.

Qui dira leur distance, et leur nombre et leur masse ?

Lüimagination en tremblant les embrasse ; 12

Sa faiblesse se perd dans leur immensité.

iii RU EU es De Fonraurs.

ES

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