‹ La Bibliothèque canadienne ou Miscellanées historiques, scientifiques et littéraires [microforme] (volume 2)Chapitre 11 sur 81 · MOD'ELES DE PARIS ET DE QUEBEC · texte numérisé non relu

MOD'ELES DE PARIS ET DE QUEBEC

Ex 1798, est-il dit dans le CAoër de Curiosités, on montrait à Paris un modèle très-curieux de cette ville, qu’un artiste ingénieux avait été neuf ans à exécuter. Il ne s'était pas contenté de comparer et de corriger tous les plans de Paris, publiés jusqu’à-

lors, il avait encore mesuré toutes les rues, les places, &c. en sui- ;

vant dans ce procédé, le genre de mesurage géométrique le plus exact, et indiqué les inégalités du site de cette immense capitale, au moyen du nivellement. Le plus grand diamètre du modèle,

dans son étendue de l’est à l’ouest, était de quinze pieds: la hau- |

teur moyenne des maisons était de trois lignes.

Avant que je quitte (disait Mr. J. Lamsznr, en 1809,) le sujet des arts en Canada, pays plus capable, en apparence, de soutenir que de créer le génie, je ne dois pas omettre de faire mention d’un monsieur du nom de DusErGer, natif de ce pays, et officier dans le corps des ingénieurs et des dessinateurs militaires, pour lui rendre le tribut d’éloge qu’il mérite à si juste titre. , C’est un homme qui s’est créé lui-même son génie, (si l’on peut ainsi parler,) et qui n’a eu pour s’instruire d'autre avañtage que celui que lui four nissait la province; car il n’est jamais sorti de son pays. Il excelle dans les arts mécaniques et dans les plans et dessins de mesurages militaires, &c. Il a eu la politesse de me montrer plusieurs de ses grandes ésquisses du pays, et plusieurs de ses autres dessins, dont quelques uns sont d’une grande beauté, et sont déposés au bureau du génie. La seule carte correcte du Canada, qui a été publiée à Londres par FADEN, au nom de Mr. Vonpex- VELDEN, a été dressée par M (Louis CHarLaAND, Ecuyer,) dont les noms méritaient beaucoup

-plus de paraître sur l'ouvrage que celui qu’on y voit présente-

ment. | Mais le plus important de ses ouvrages est un beau modèle de

Québec, auquel il est occupé présentement, conjointement avec

un de mes anciens compagnons de collège, le capitaine By des in-

r. Duberger et un autre monsieur |

génieun aprés une gra ons.et.l rend :!

’endroi exactiti entièrel de sort qe ] déclivit minenc Anglet reçu p rite. (

et de nulles,

bloneuses,

à petite risablement hérissés de ; âlatète du canon.

montrait à ste ingéniontenté de és jusqu’à- À &c. Fret $ que le plus se capitale,

u modèle,

ds: lahau- &

)9,) le.sujei de soutenir À ention d’un officier dans our lui renun homme

| parler,) et ue lui four ys Ilexsins de mentrer plusi- >.ses autres et sont dé.

lu Canada, r, VONDEN-

e monsieur À t beaucoup | t présente-

modèle de ment avec By des in-

Figures de Rhétorique. .

génieurs, que j'ai eu le pois inattendu ile rencontrer en Canada, uprés une absence de dix ans., Tout le modèle est ébauché, et

une grande partie en est:achevée, particulièrement les fortifications.et les édifices publics. Il a plus dé 85 pied: de long, et com-

rend une partie, considérable des: plaines..d’Abreham, jusqu’à l'endroit où Wore a été tué; Ce qu’il y.a d’achevé est. d'une exactitude et d’un fini qui ne laissent “en à désirer;: le tout est entièrement taillé dans le bois, et.modelé sur une certaine échelle, de sorte que chape partie sera d’une extrème. exactitude, indiquant Ja forme même ct:la projection du cap, les élévations et les déclivités dans la ville. et duns les plaines, particulièrement les éminences qui commandent la garnison.. Il doit être envoyé en Angleterre, lorsqu'il sera achevé, et je ne doute pas qu’il ne soit reçu par le gouvernement anglais avec l'approbation qu’il mérite. (Ce modèle de Québec a été déposé à Woolwich en 1813.)

rl .

FIGURES DE RHE’/TORIQUE.,

J:J. Rousseau. prétendait qu’il n’y avait qu’un géomètre et un sot qui parlassent.sans figures... MARMONTEL s’est donné la peine de le prouver, en-examinant la remontrance un peu. vive qu’un homme du peuple adresse à s4.femme.. Ce morceau est assez curieux: “Si je dis oni, elle dit non; :soir et matin, nuit et jour, elle gronde, (antithèse ; ) c’est une furie, un démon, fkyperbole.) Mais malheureuse, (apostrophe, ) dis-moi donc, que t’ai-je- fait? :(interrogation.). O ciel! quelle fut ma folie, en t’'épousant! .(exclamand ue ne me suis-je plutôt noyé! .foptation.) ; Je ne te reproche ni ce ae tu me coutes, ni les peines que je me donne pour y suflire, (prétérition;) mais, je t'en prie, je t'en conjure, laissemoi travailler en paix; ({obsécraiion.) : Ou que je meure, si... tremble de me pousser à bout, (imprécation et réticence, ): Elle pleure! ‘ah!:la bonne âme! .vous allez voir que c’est moi qui ai tort, (ironie.) En bien! je suppose que cela soit; je suis trop vif, trop.sensible, (concession: ) j'ai souhaité cent fois que tu fusses laide; J'ai maudit, détesté ces yeux perfides, cette mine trompeuse qui m’avait affolé, (astéisme, ou louange en reproche;) mais, dismoi, si par la douceur il ne vaudrait pas mieux me ramener? (comwmuniçalion. ): Nos enfans,. nos amis, nos voisins, tout le. monde nous voit faire mauvais ménages (énumération ; ) ils entendent tes cris, tes plaintes, les injures dont tu.m’accables, faccumulation. ) Ils t'ont vue, les yeux égarés, le visage en feu, la tête échevelée, me poursuivre; me menacer, (description ;) ils .en parlent avec frayeur.. Le voisin arrive, on le lui raconte; le pas:ant écoute, et ve le répéter, (Aypotypose ; ) ils croiront que je suis un méchant, un brutal; que Je te laisse manquer de tout, que je t’assomme,

64 Le Langage des Couleurs.

bradation.) Muis non; ils savent bien que je t'aime, que j'ai ôn cœur, que je désire de te voir tranquille et contente, correc= tion.) ‘Va, le monde n’est pas injuste; le tort est à celui qui l’a, ( sentence.) " Hélas! ta pauvre mère m'avait tant promis que tu ui ressemblérais. Que dirait-elle, que dit-elle? car elle voit ce qui se passe. Oui, j'espère qu’elle m'écoute, et je l'entends qui te reproche de me rendre malheureux. Ah! mon pauvre gendre, dit-ellé, tu méritais un meilleur sort, (prosopopée. Jr Ainsi, voila dans le discours d’un homme de la dernière classe du peuple, qui querelle sa femme, les mouvemens de la plus haute éloquence, et toutes les figures de pensées que pourrait employer le plus habile rhéteur. La nature est ici, comme en beaucoup d’autrés choses, supérieure à l’art; et l’on voit que, sans avoir fait sa rhétorique, cet homme met, sans y songer, dans son discours, auütant d'adresse qu’un orateur, ; k

es LE LANGAGE DES COULEURS.

Puisque le diéu du jour en ses douze voyages,

Habite tristement sa maison du verseau,

‘Que les monts sont encore assiégés dés orages;

Et que nos prés riañts' sont engloutis sous l’eau, (ou plutôt ensevelis sous la neige;) en un mot, puisque les mois d'hiver nous offrent à peine, (dans nos demeures,) quelques fleurs décôlorées, il'faut y suppléer, en rappellant l’usage que nos bons ayéux savaient faire des ‘couleurs,

Dans ces tems heureux de la chevalerie, où la beauté distribuait des couronnes, où toutes les fêtes étaient des jeux guerriers, où tous les jeux étaient un hommage rendu à la gloire et aux dames, on sentit la nécessité de créer un nouveau langage qui pût, en ne parlant qu’aux yeux, rappeller des sentimens que Fa bouche n’6sait exprimer, Telle fut l’origine de cette ingénieuse union des devises ct des couleurs qui distinguaient les chevaliers. Qu’un amant désespéré se présentât dans là lice, il prouvait son amour par des prodiges de valeur; mais le gonfalon et Pécharpe, mêlés de rouge et de violet, annonçaient le trouble de son âme: que si, après la victoire, la dame de ses pensées était décidée à mettre fin à ses tourmens, elle paraissait, le lendemain, avec le vert de l'épine blanche, liée de rubans incarnats, qui signifiaient l'espérance en amour.

La cotte d’armes, teinte d’un gris rousseâtre indiquait le chevalier que la gloire éloignait de plus doux combats. : Le jaune, uni au vert et au violet, témoignait qu’on avait tout obtenu de la beaus aimée, et ne devait jamais se rencontrer chez le guerrier mo-

este. +

Mais nc Jes couleu avait été femme, de vre gothic

«6 Et, |:

qui signif Jémontre ciel, lequ de prude de couray gants ser ture doit ra de.tar nous son

(: Et, t touffles « aux dam orgueil.

porter le propos mais ne être d’ doivent couleur dentes «

«6 E qe rep es ; v'elle L Voil cle les nos be des ha que no homm qu'on

* Le til, pou

Ù . j'ai Ds f CONT'ECS ui qui l’a, is que tu lle voit ce nds qui te e gendre,

ière classe plus haute employer beaucoup s avoir fait discours,

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é distribu… erriers, où 1x dames, )ût, en ne uche r6-

union des -

. Qu'un on amour pe; mèlés >: que si, nettre fin t de l'éspérance

le chevaune, uni la beau.

rier mo-

Le Langage des Couleurs. 66

Mais nos pères allaient encore plus loin; et l’art dé faire parler les couleurs avait été porté à un si haut point de perfection, qu'on avait été jusqu’à composer un habit moral de l’homme et de la femme, dont nous rappellerons ici quelques traits, d'après un livre gothique, aussi curieux que singulier .*

Habit moral de l’homme, selon les couleurs,

« Et, premièrement, la toque ou bonnet, doit être d'écarlate, qui signifie prudence; le chapeau doit être de couleur perse, qui démontre science, en signe que science vient de Dieu qui est au ciel, lequel ciel est couleur perse; et, par ainsi, science sera près de prudence. Le pourpoint sera noir, qui signifie magnanimité de courage, qui doit enclore le cœur et le corps de l’homme; les gants seront jaunes, qui dénote libéralité et jouissance; la ceinture doit être violette, qui signifie amour et courtoisie; la saye sera de.tanne obscure, qui signifie douleur et tristesse, desquelles nous sommes toujours vêtus.”

Habit moral d'une dame, selon les couleurs.

“ Et, tout premièrement, dame ou damoiselle doit aoir ses "an touffles de couleur noire, qui dénote simplicité; ce qui démontre aux dames qu’elles doivent marcher en toute simplicité, et non en orgueil. Et, en après, la dame, de quelque état qu’elle soit, doit porter les jarretières, qui seront de blanc et noir, dénotan: i: me propos de persévérer en vertu; et, ainsi que le blanc et rair, jamais ne changent naturellement. Après ces choses, la cotte doit être d’un damas blanc, qui démontre l'honnêteté et, chasteté qui doivent être un une dame; idem, doit être la pièce de devant soi de couleur cramoisi, qui sera appellée la pièce de bonnes pensées ardentes envers Dieu. .

‘ Enfin, la robe pour une grande dame, doit être de drap d’or, qe représente beau maintien; car, tout ainsi Le l'or plaît à la vue

es gens, à soi pareillement le beau maintien d’une dame est cause qu'elle est prisée et regardée.”

Voila des vêtemens dont la morale est parfaite; mais notre siècle les trouvera-t-il assez galants? N'inspire: ::t-ils aucun effroi à nos belles? eu un mot, la mode ôsera-t-elle jirais leur présenter des habits qui les environnent de tant de vertus sévères? Voila ce que nous n’ôsons dire. Il y a bien longtems qu’on vante la bonhommie de’ nos pères,.et cependant nous n’ayons point ençore vu qu’on se soit empressé de limiter.

* Le Langage des Couleurs, en armes, livrées el devises, livre trôs-utile et sube til, pour savoir et connaître de chacune couleur, propriété et vertu,

Ertraits.

bour n’éts LETTRE DE HENRI IV. [1 fit d’at

Tour intéresse dans les grands hommes, dit M. l'Abbé Bron D fi" il se 1 TIER; et personne n’a jamais inspiré plus d'intérêt que Henri IV, circonsta Le meilleur des Rois de France est toujours présent à l'esprit et JR me he | au cœur des Français, où l’a été du moins jusqr’à l’époque de la Apr révolution. ‘Ils aimaient, ils recherchaient tout ce qui pouvait M Ce VAIs5e rappeller-les détails de sa vie,. son esprit; ses. sentimens, son hé. village, a roïsme. La lettre suivante, fidèlement copiée sur l'original de la gant IV! maig du Prinoe, fait connaître son style, son orthographe, sa tuer gaité naturelle, ses. égards pour la Reine Marguerite, après leur M 1289 °t: séparation, Si l’on. mpprec e les jours de chasse de la date de ns h la lettre, on voit que Elenri IV l’écrivit à Monceaux, maison roy- es échai

ale.près de Meaux, le Dimanche, 10.d’Août 1603. meer “À ma seur ls Royne Margueryte. du vaiss

& Ma seur, jay-ete byen ayse daprandre de vos nouvelles par le. de çe

“ sr. de suyjac par le quel vous aprandres des myennes & come. ée Pi ‘ la goutte mayant quyte aus pyes ma prys au genoux mes mayn- be ; N |

“ tenant je man-porte myeus k espere demayn coure un cheu-W "°° “ reuyl & mardy un cerf & sy de la.au hors je vays en amandant à Ft il “.oome je lespere je sere pour vous voyr dans ls. fm de la semene a 4 & cependant je vous.dyre que cest la moyndre chose que vous pou- CARTE $ ves atandre de moy.que le comandemant de lespedysyon du don Pare #6 Ew je vous ay fet pour le rapt quy a ete fet de la petyte fylle te sè

“ dudyt sr. de suyjac encore que avant, la receptyon de la. vre y paie: sl

cruren et les

ues $ d’une côtés.

“HENRY M vis su

‘.eusse pourveu de facon qu an. aura, tout: centantement sy est } $6 ce que-conoysant que vous lafexyones yl vera come pour:lamour $6 de vous je lafexyone & ce resantyxa de lefet de vore pryere & $ recomandasyon come vous par tout ce quy depandra de moy << quys suys ÿ

“ vre byen bon père.

66 ce xttaut a monceau”

n etqu au va

EXTRAITS. D desc

en pi

. 4 | he et i {Du Voyage de Franchere. ) pas (

Quecques jours après le départ de Mr. Huxr, le vieux chef Æ 7, ComcomLe vint nous annoncer qu’un sauvage de Gray's Harbour, | rends qui s'était embarqué sur le Tonquin, en 1811, et qui avait seul é- } que: clappé au massacre des gens de ce vaisseau, était revenu chez sa t

nation, Cominé la distance dela rivière Columbia à Grey's Har- st

Ertraits. o7

bour n’était pas bien grande, nous envoyämes chercher ce sauvage, IL ft d'abord beaucoup de difficulté de suivre nos gens; mais à la

bbé Bron

fin il se laissa persuader. Il arriva à Astoria, et nous relata les er IV. circonstances de’cette malheureuse catastrophe, à peu près com« à l'esprit et MR me suit: *

« Après,” nous dit-il, que je me fus embarqué sur le Tonquin, ce vaisseau fit voile pour Noufka.+ Arrivés vis-à-vis d'un grand village, appellé Nowity, nous jettûmes l'ancre, Les naturels nyant invité Mr. M’Kay à aller à terre, il y alla, et fut reçu de lg manière la plus cordiale: on le retint même plusieurs ve au village, et on le fit coucher, chaque nuit, sur des peaux de loutres de mer. Pendant ce tems-là, le capitaine (T'HonN) s’occupait à faire les échanges avec ceux des naturels qui fréquentaient le navire; mais ayant eu quelques difficultés avec un des principaux chefs, sur le prix de certaines marchandises, il finit par le mettre hors du vaisseau, et lui frotta le visage, en le repoussant, avec les peaux elles par le ue celui-ci avait apportées pour l'échange, La chose fut regarnes rs dée par ce chef, et par ses gens, comme une insulte des pr gru-

mes mayn. M ves et ils résolurent d’en tirer vengeance,, Pour venir plus sürere un UE D ment à bout de leur dessein, ils dissimulèrent leur ressentiment, in amandant Bet vinrent, comme à l'ordinaire, à bord du vaisseau, Un our, de de la semene M très bon matin, une grande pirogue, contenant une vmgtaine

> vous pou- M d'hommes, vint le long du navire; les sauvages qui étaient dedaris syen du don tenaient chacun, à la main, un paquet de fourrures, et ils dirent

beque de la qui pouvait | ns, son hé.

iginal de la bgraphe, sa , après leur la date de aison roy.

| w’ils venaient por trafiquer. Les gens qui faisaient le quart, les PT ste ihissèrent norte, Peu abèès, il nerf une seconde Mirogue, porement sy est M tant à peu près autant d'hommes que la première, Les matelots pour:lamour crurent que ceux-ci venaient aussi pour échanger des fourrures, e pryere & [M <t les laissèrent monter comme les premiers, Bientôt, les piroden: de moy que se succédant ainsi l’une à l’autre, l'équipage se vit entourré

’une multitude de sauvages, qui montaient sur le navire, de tous . côtés, Alarmés de la chose, ils furent en prévenir le capitaine et ENRY Mr. M’Kay, qui s'empressèrent de monter sur le tillnc, J'y montai aussi; et craignant, par le grand nombre de sauvages que je vis sur le pont, et par les mouvemens de ceux qui étalent à terre, et qui s’empressaient d’embarquer dans leurs pirogues, pour venir au vaisseau; craignant, dis-je, qu'il ne se tramût quelque mauvais dessein, je fis part de mes soupçons à Mr, M’Kay, qui lui-:ême en parla au capitaine. Celui-ci affecta un grand air de sécurité, et ki, qu'avec les armes à feu qu’il y avait à bord, on ne devait pas craindre même un plus grand nombre de sauvages, Cepen-

vieux. chef | * Bien entendu que je francise an peu le Inngnge de ce barbare, et que

$ Hürbour, rends par des mots et des phrases les choses qu'il ne pouvait nous faire entendre vait seul é- ! que par gestes ou par signes.

nu chez sa + Grande peuplade de sauvages, parmi lesquels los Espagnols svelent envoz ras Har- des missionnaires, sous la conduite de Signor Quapna ; mals d'où lle furent chus-

sés par le capitaine Vancouven, en 1702,

68 ÆErtraits,

EX oi nn ç Ca

et voyant le nombre des sauvages au À i capitaine se laissa enfin. sr Er ol ae ati gens de l’équipage de lever l’ancre, et aux autres de mur « Le vergues, pour déferler les voiles. I] avertit, en même tobn ps pair A eme peine que le vaisseau allait gagner la Sleing 1er. -ci se levèrent, en poussant un grand cri, tipus Jes couteaux qu’ils avaient cachés sous leurs han à ourrures, et fondirent sur les gens du vaisseau. M « M'Kay fut

la première victi ils i ë À ,P ère victime qu’ils immolèrent à leur fureur, Deux sau-

vagess que j'avais vus, du couronnement du tillac, où j'étais assis . ù 3 7 td Re ir se jettérent sur lui,.et luj ayant donné p de potumagane (espèce de sabr lère de la tête, ils le renversère t ht Dé naquern de ! . rent sur. le pont, le prirent. i

jettèrent à la mer, où les femmes, qui étai + sr me ‘à ls me , qui étaient restées dans les pirogues, Heure Une autre troupe se jetta. sur, le cabine qui se défendit longtems avec son couteau;- mais, qui périt aussi

sous les coups de ces meurtriers, accablé par le nombre. Je vis |

Pme et c'est la, Lpouse chose dont je fus témoin, avant de tter le navire, je vis les gens qui étaient û quitte au haut du mât, se gli er Jobs les cordages dans, les écoutilles. L'un d'eux —. senc ant, un Coup de couteau dans le dos. Je sautei aldrs à la men Le Dal un sort pareil à celui du capitaine et de Mr : les femmes m’attrappèrent, et me di vitement sous des nattes qui it Léman het it so! na il y avait dans les pirogues; .c j fis. ends après, j'entendis le bruit des pe deu: les rca ges s'enfüuirent du vaisseau,. et regagnèrent le rivage. Le Lndes eh co quatre hommes s’éloigner du navire, dans une che , ils envoyèrent quelques pirogues à leur p \taret che , ) ur poursuite; et j'ai tout lieu de croire que ces quatre ho : À out lie C | mmes furent rattr Meg A je miel vu gucun d’eux ensuite, Les si ss rant maîtres absolus du Tonqguin, se rendi e k À D a : Tonquin, se rendirent en foule à son .. Mais bientôt, lorsqu'il y en avai :

tre et cinq cents, tant dessus qu’alen Dog ar u’alentour, le nav NU Bi GENE qu alentour, avire sauta avec un cas . J'étais sur la grève,. quand l’explosi et je vis des bras, des jambes ge li re U et des têtes, voler en l'ai côtés. Cette tribu perdit ré ra epe te près de 200 de ses. gens, en, cett bu pert , en, cette ren- So pa Quant à moi, je demeurai leur prisonnier, et j'ai été l : esclave pendant deux ans.” di ins

( De la Découverte des Sources du Mississippi, &c. P. JC Beltrami. )

Marietta, 48 milles plus bas }

ta, 4 as que Welling sur le b ris

Mur Ge l’'Ohio,) ne date pas de bien loin; A hr ell st 1 ef-lieu du comté de Washington dans l’état de l'Ohio, Cette

ace ne Ci yille de E courage ri ses habitai car dans | villages co Une églis toute cette augmente tuation: es se jette de dans les t La situ té, est trè ar des E américair des fruits tant fait | au vain f à J'Espa, mème al culottes, L’iled ageur, € qui ench malheur Un g

tion ens

D vint s'ét

teur du un terri beau ps douleu le nom combie perte C

| dant à | l’'Amé Gal

des pr l'Ohio existât qu'il ment d'une L’e turité

instant, le partie des ter:sur les e tems, les r la pleine and cri, ti.

Puchons de

M'Kay fut

étais assis, ayant donle derrière suite, et le dans les pi.

8 capitaine, périt aussi Dre. Je vis avant de ât, se glisreçut, en ai alors à la et de Mr, me cacher s: Ce que je les sauva.

Le lende ns une cha.

ursuite; et ttrappés et auvages se oule à, son entre quas ta avec un n eut licu, et de tous cette ren ai été leux

Beltrami. )

septentrielle est le Oo, Cette

vaient pur e en mer; |

Deux sau. |

L vint s'établir dans cette île avec toute sa famille.

| beau palais qu’il y avait bâti.

Extraits. 69

lace ne comptait que ‘peu de familles en 1800; maintenant elle rille de beaux édifices publics et privés. Une académie y encourage l'instruction, et urte bibliothèque assez bien choisie, invite ses habitans à la lecture. Une imprimerie n’y est jamais oisive; car dans les Etats-Unis, les papiers publics occupent les petits villages comme les grandes villes, la chaumière comme le palais.— Une église presbytérienne, quoique vaste, ne suffit plus à contenir toute cette population, qui déja monte à près de 2000 âmes, et qui augmente PSN PE AR les années avec la ville, Sa situationest des plus belles, des plus riantes, et le Muskingum qui se jette dans l'Ohio, lui offre l'avantage d’une longue navigation dans les terres. | *)"h

La situation de Belpré, sur le mème bord et dans le même comté, est très agréablement d’accord avec son nom. 11 lui fut donné par des Français, qui, après avoir combattu pour l'indépendance américaine, s’établirent dans cetendroit, pour jouir aussi en paix des fruits de leur valeur. Quand on pense que les F at ont tant fait pour la liberté des autres; qu’ils ont immolé leur bon roi au vain fantôme, de la leur, et que maintenant ils forgent des fers à J'Espagne et. au. Portugal, et peut-être à eux-mêmes, avec la même alacrité qu'ils offraient des victimes au terrorisme des Sansculottes, on est frappé de mille sentimens opposés et choquants.

L'ile de Blamerhasset, (ou Blennethasset;,) arrête l'intérêt du voyageur, et par sa longueur, qui est de trois milles, et par sa beauté qui enchante, et ps: le souvenir qu’elle rappelle de la catastrophe malheureuse qui lui donna ce nom. -

Un gentilhomme irlandais, fuyant les horreurs dont la révolution ensanglantait sa patrie en 1801, se réfugia en Amérique, et Riche et amateur du beau, il en fit un Tivoli, un Paphos. En Décembre 1810, un terrible incendie ‘ensevelit sa fille unique sous les ruines du H abandonna aussitôt ce séjour de douleur; et cette île ne rappelle maintenant sa splendeur que par le nom de l’infortunée qui y périt: et tout y périt après elle. . Ciel! combien on sent ce que ce père malheureux a dû éprouver à cette perte cruelle. Ayant ensuite trempé dans une conspiration ten dant à renverser la grande Union, il fut obligé de quitter aussi

| l'Amérique.

Gallipolis, fondée aussi par des Français fuyant aux approches des premières terreurs de la révolution, également dans l’état de l'Ohio, est aujourd’hui chef-lieu d'un comté, quoique cette ville existât seulement dans le livre des destinées en 1780. Mais ee qu’il y a vraiment d'étonnant, c’est Burlington, qui, à l’âge seulement de cinq ans, est chef-lieu du comté de Lawrence, et le siè d’une cour de justice.

L'enfance de Cincinnati paraît promettre beaucoup pour sa mnturité, Quoique Columbus soit la capitale de l’état de l'Ohio, né-

rÙ Extraits.

anmoins Cincinnäâti en est la première ville, et la plus commet. Bt

çante, ne le cédant qu’à Pifésburg, en richesses, et en manufactnres; mais elle est beaucoup plus jolie et plus charmante. Sa si. tuation brille, pour ainsi dire, sur un plateuu, qui surmonte le bord de l'Ohio; des côteaux l’éenvironnent au nord, et l'Ohio la baigne en demi-cercle au sud. . C’est notre Gênes en petit; et ses

environs sont également décorés de riautes maisons de campagne. |

Ses bateaux à vapeur parcourent l'Ohio et le Mississ'oi, L’acti. vité et l’industrie se montrent partout. Une académie et ua musée annonce‘t soh amour pour les sciences et la littérature; et cinq cents écoliers que j'ai trouvés, réunis dans une institution ie EE TE mutuel, sont une preuve que l’instruction y est générale. fai été surpris d’y voir les jeunes filles mêlées avec les venes Nonobstant le respect dû aux mœurs des Américains, et j'ai toujours vu que là où la malice se tait, la nature parle un langage encore plus séduisant, On m'a dit que c'est à Mr. Wen: GENTON, qui fut le premier a s’y établir, vers la fin du dernier siècle, et dont la vertu lui mérita peut-être le surnom de CiNcINNarus, qu’elle doit le nom illustre qui la distingue, de sais tenté de croire que le nom d’un Romain si illustre et si républicain,

ut avoir contribué, parmi un peuple nouvellement républicain, à la rendre si promptement florissante, Elle compte déja environ 12,000 âmes. de population, pour la plus grande partie émigrés de la Nouvelle Angleterre.

Je ne puis m’empècher de vous arrêter un instant aussi au petit village dé Rising Sun, (Soleil Levant,) situé sur une petite heu-

teur: il brille vraiment comme lui, et les sites ren LT qui |

l’environnent justifient parfaitement son noïn, Ïl est dans l’état

de l’Indiana, sur le bord septentrional,

est toujours à craindre que l’occasion l'emporte: sur l’austérité, |

Et Vévay!-Ce nom qui rappelle la Nouvelle Eloise, où le grand |

Citoyen de Genève, en peignant les faiblesses de l'humanité fait }

connaître de combien la vertu leur est supérieure; où il montre que l'amour peut être aussi pur et irréprochable qu'énergique et élevé; où l’homme montre des caractères extraordinaires et en même tems très naturels; où Julie est le modèle à la fois des éperses des amies et des mères. Cette petite ville, quoique dans e sein de l'Amérique, est habitée par des Suisses, comme celle du pays de Vaud. Ils ÿ prospèrent dans l’agriculture. Ces Suisses cultivent aussi la vigne. Ils sont les seuls qui aient, jusqu’à présent, obtenu .quelque succès dans ce genre de culture,

Louisville est la clef principale du commerce de l’état du Kentucky. Si Pittsburg est la T'yr de l’'Obio, et Cincinnati la Carthage, Louisville en est la Syracuse,

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