ToME
nier numéro |
Médevcine de é et rédigé Mr. Frana province, le louer ausque son zèle ion médicale aucoup aug- | nous avons
ronal de Médrcine, | \ #iÿ
{louer éncore je Dé. Tessier de ses connnissrices ét de ses talens éomiié iédecih et commiè écrivain, et à lui soubaiter dans sa louublé entreprise tout.le sdccès qu'il à pu se promettre, et qutil parait néviter à sf justes titres. Un Püranl de médecine ait devenu, ce nous seiblé, nécessite” datis le pays, auquel il donné un fouveau degré d'importance sous le rappôrt de la scien« ce et de la littérature’ et, comrné:on l'a dit ailleuts, c‘ést une pen< sée heüreüse que d'avoir entrépris la publication de celui dont il s'agit. Le nômbre des médecins, cr gtee Pope &c. est devenu, depuis qtetqués années, assez consi érable pour qu'ils pussent souténir à peu près seuls par leur ay souséription anis nuellé de vingt schelins pe aû,: um ouvrage de cé genre; mais uit tel ouvrage peut être utile don seulement à ceux qui professent
D art de guérir, mais encore aux membres éclairés de la société,
ét il doit trouver nt eux dans ce pays un bon nombre d'abon< nés, - Ce que nous pourrions dire de plus du Journai de Médecine de Québec, pour faite conhnitre davantage cé qu'il sera; né van“ drait pas ce qu'en dit l'éditeur lui-même; c'est pourqüoi nous crox ons à propôs de mettre la préface et le plan de l'ouvragé sous les yeux de nôs lecteurs. | S'RORE Se? A rs ." Préface. Quiconque s'intéréise du progrès deséctences, à dû réarquer, avec satisfaction, lès améliorations qui depuis quel: ués ahnées, $e sont succédéés les unés Aux autres dent là proession de la Médeciné en Cañidda: ausst à t-il dû êtré pre nr que les membres qui la composent doivent. redoublér d'éfforts, pour seconder l'impulsion que lé téms et des cifconstatices heu-
reusés viennent de lui donner... /* “" : à ‘ Déjà se sont élevées partai nous dés iüstitütions qui, par de légers sacrifices, doiverit produire lés plus heureux résultats, et
di
hppartenons, en lui a Lord la facilité dé communiquer avec lès LA
une et l'autre Hémisphère; et au Publié
nos confrères. La bonté avec laquelle ils ont applaudi à nos tüeé et l'offre généreuse qu'ils ont bien voulu fire, de nous souteñit de leurs talents.et de leùrs lumières, ont fait disparaître l‘obsta: cle qui s‘opposait à notre projet, notre jeunesse. Ainsi soutenus, nous nous sommes, dé RE à à solliciter la protection des amis des sciences, et la favenr dû public en général, tout en leur sous mettant le plan que nous nous proposons dé suivre. Plan de ce Journal. —Qüelqué soit riotre désir de nous renfermer scrupuleusement dans l'érdre suivi par toutes les publica: tions de cette nature éh Furobe et en Amérique, nots sommes persuadés. que le public éclairé verra avee nous que les circon- ‘stances particulières où noûs nous trouvons, noûs obligent à suis vre une route un peu différente dahs lés détails, sans pourtant dé: vier entièrémenit de la marche ordinaire des Journaux de Médecine; c‘est pourquoi nous diviserons notre ouvrage en trois parties, … La première sera consacrée à l‘analysé des ouvräges du jour, dans lesquels nous puiserons tout ce qui nous paraîtra devoir in« téresser le Médecin. , | e 6 . Nous regrettons fort d‘ètre obligés pute le fiomeñt de nous borner à dé simples extraits pris dans les journaux de l'endroit +æi.çes ouvrages commencent à paraître. La barrière qui nous sépare de-d'ancien: continent, ne nous permettant pas de nous procurer les ouvrages mêmes avéc autant de facilité que les jour. haux qui les révisent, nous prive du plaisir de pouvoir excercer
Jourdal de Médecine.
nous mêmes un choix qui dans bien des cas serait mieux adapté
à nos besoins. Et ‘. Quelque soit d'ailleurs la tâche de la critique, nous nous engageons à l‘entreprendre aussitôt que nous serons en état de nous .procurer-les ouvrages originaux à tems QE ‘La seconde i
artie sera un recueil de toutes les nouvelles dé- ‘couvertes, soit |
s le traitemént des maladies, ou dans toute au- : fre branche de la Médecine, ainsi que des cas extraordinaires qui
méritent de fixer l'attention. ce que La troisième enfin, et celle à laquelle nous promiettons une at: tention particulière, comprendra tout ce qui intéresse de plus près le Médecin et le public Canadien. , C‘est dans la vue de mériter, autant qu‘il sera en rious, l'en: couragement qüe noùs avons dieu de rencontrer dans toutes les classes de la société, et plus particulièrement celle de nos cônfrères, que nous donnerons d'abord un apperçu des maladies qui auront prévalu dans la saison passée; après quoi, noùs nous pertnettrons quelques réflexions que ‘occasion pourrait exiger, sur ce qui regarde plus immédiatement la conservation de la santé ans chaque individu; puisqu'il est vrai que c'est à des préjugés trop généralement répandus, que nous devons rapporter ces obstacles qui le plus souvent entravent les vues du Médecin. Le reste de l‘ouvrage sera entièrement dévoué à tous les écrits
dont 1 ja scie Le ( po raiéen leurs o teurs:
discusi.
justes | a tout « d‘opini signatu qe veu e nous la libér:
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Erin a plus fiférmis que nos ‘nique plus dib Aprè entrepre pir, nou tion, qui tribué à oûter ien de tendons
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ns toutes. les > de nos cônmaladies qui jus nous per t exiger, su n de la santé des préjugés orter ces ob sdecin.
tous les écrit
Langue Française n5 dont les personnes qui prennent quelqu‘intérêt à l'avancement de ja science en Canada voudront bien faire part au public. Le désir que nous avons de donner une carrière aussi étendue ue possible à la discussion, nous oblige d'informer ceux qui voudraient bien nous faire part du fruit de leurs récherches; et de leurs observations, que nous n‘exigerons les noms de leurs auteurs: mais le bori ordre que nous désirons voir règner dans des discusions où il est quelquefois difficile de se contenir dans de justes bornes, nous oblige d'interdire l‘entrée dans notre journal â tout écrit anonyme, qui comporterait une critique trop sévère d‘opinions avancées par un correspondent qui aura paru avec: sa signature. . La connaissance dont le public est redevable à celui qu veut travailler à l‘avantage de ses concitoyens, semble exiger e nous cette protection; mais nous avôns uné trop haute idée de la libéralité dont s‘honore la classe de ceux qui sont chargés de veiller au bienrêtre de leurs concitoyens, pour croire que nous aurons jamais occasion de faire valoir une condition qui, nous Kespérons, ne paraîtra. ici que pour la forme, da Gapsridant, comme nous aurons souvent occasion de traiter nous-mêmes, des matières qui par leur nouveauté demanderaienf
% L'an grande latitude dans les discussions, nous croyons devoir info
rmer nos lecteurs, que tout écrit anonyme qui-n‘ättaquerait que nos propres opinions, recevra un accueil fâvorable; notre u+ . plus libre champ, à une discussion honnête.et raisonnée, Après avoir soumis au pAblic les motifs qui nous ont engagé a
nique désir étant, eommie nous venons de le dire, dé donner uy
| entreprendre cette publication, et la conduite que nous devons te-
pir, nous attendrons avec empressemient les effets d‘une émulation, qui nous donnera lieu de nous réjouir d‘avoir peut-être con« tribué à en éveiller le mobile. Heureux si nous pouvons un jour oûter la douce consolation d‘avoir fait quelque chose pour ke ien de nos concitoyens; c'est de ce sentiment seul que nous at» tendons notre unique résompense.” L
Nôvs tâcherons de donner dans notre prochain numéro, quelques extraits du discours préliminaire, qui nous a paru également bien pensé et bien écrit.
On souscrit a Montréal chez Messrs. E, R. FaBRE et Cgnie, ggens pour Ja ville et le district.
EANGUE FRANCAISE.
Par publié dans an autre journal, il y a une huitaïîne d‘années,
trois où quatre morceaux, où je tâchais de faire sentir leur tort à ceux qui en parlant où écrivant en français, emploient des mots
jh Langue Françaisa
et des taurnures anglaises ; comme ces écrits n'ont pas eu en nppa rence tout l‘effet que j'en attendais, ou ne trouvera peut-être pag mauvais que jen remette ici quelques extraits sous les yeux des lecteurs de la Bibliothéque Canadienne, uvec quelques légers va
gemens dans le dernier,
“ La manière d‘écrire de Mr. de Caunv4r me plait beaucoup, non pas parce qu'elle est élégante et recherchée, mais bien pars ce qu'elle est simple, maturelle, et ce me semble, adaptée au sujet, Si je né savais que les Notions aur la Boranigus sont écrites de; puis longtems, les écarts, les transitions subites, et la pégligence apparente que j‘y remarque, me feraient croire que Mr. de Cour. val a youlu imiter le style et la marche du Manuscrit qu'on dit venu de Ste. Hélène. Ce qui me plait surtout dans ce style, c'est que je n‘y remarque auçun angliçisme;.çce n'est pas pou de chose dans un pays et dans un tems où l‘on semble ne faire plus de façons d'introduire à foison dans les diaçouxs çt.les écrits, des
mots êt des tournures anglaises,” or “ Rien ne dépare tant. ur. idiome que les mots et les tours bar. bares qu'un y introduit mal à-propos; et les persannes qui ont à cœur la pureté de leur langue, devraient reprouver de tout leur pouvair, et tourner en ridicule, cette manie d‘anglifier le français, ui paraît devenir plus générale de jour.en jour. Il ya, ilest vrai, ns la langue anglaise, et surtout dans Ÿe style de palais, certains mots qu'il est difficile de rendre par des mots français -ab-
solument correspondants; mais ces mots presque intraduisibles
sent en. très-petit nombre; et si on ne pouvait pas les traduire
par des mots qui auraient exagtement le même sens, an pourrait c98 mains [6 £enûre par des périphranes, Cats difrulké de ver ui signifient exacte
atrer dans les deux langues des mats rent le même chose, surtout en ce qui regardle les lois et les procédures judiciaires, vient de ce que ces lois.et ces procédures n'étaient pas Les mêmes en France et en Angleterre. Mais quoiqu'elles. ne soient pas absolument les mêmes, elles se ressemblent pourtant, surtoui à J‘époque actuelle, Les termes qui ne se rencontrent F; dans les ariciennes lois peuvent se trouver dans les nouvelles
es mots Maire et Mayor, Echevin et :4iderman, exprimnient les |
même: dignités, quoique les fonctions des dignitaires ne fussent pas exactement les mèmes en France et en Angleterre {1 : pissentement en France, un Parlement, des Jurés, &:. 6:11 doi donc savoir comment il faut rendre les termes, ill, verdict, foreman, &c. On ne devrait pas être plus en peine de rendre exactement, warr: rt, presentment, indiciment, emprachment, &c. car les lois crimine’\cs de Franc se sont beaucoup rapprochées.des lois anglaises, qu: -: à ] mani: de procéder. Jl y.a-à notre bar. reau des h:imes trés capaliles de faire la txaductiou çu question;
de conue
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HN ln man
l'éducati étudié, d de eons en écrive qui choc crits, oes terme plusieurs chargera la rempli
Pres Inditt Bill of “To inc Tnpeac To 1m À Writ e
Langue Franpeisa ait
en App et en la faisant, ils rendraient, selon moi, un servios impertant à -être pag leurs confrères plus jeunes et moins expérimentés qu'eux; car op yeux des est toujours tenté de rire, quand on entend un avocat plaidant en rers chan français, dire, le presentment, le foreman des jurés, un wwit d'exr M, écution, un D11/ déindictment, ou d‘indict et même (ndiater! dar et plusieurs autres mots anglais prononcés souvent comme atls beaucoup, étaient français, Si quelques uns des termes Français Qui cor bien par; respondent à ces mots anglais, semblaient d‘äbord nouveaux, qe je au sujet, sty-aocoutumerait pourtaut peu à peu, et ils deviendraient à la écrites des fin techniques”. -” ul pégli ence pére FLE à | . de Cours 4 Qn ne peut s'empêcher d'être surpria en voyant comme 08 : qu'on dit défigure dans ce pays, la première comme la plus universelle de s ce style, langues de J'Eurur e Le: étrangers se-font gloire de bien parler as pou de D le français; et cette laugue-est présentement dans presque tous e faire plus les pays de l'Europe, une branche essentielle de l’éducation; et écrits, des nous qui avons l'avantage de la parler naturellement, nous en fair n: sons assez peu de cas pour lg défigurer. Il y 8 certainement jai | un grand nombre de personnes qui parlent et, qui écrivent bien tours bar. D je français; mais combien de fautes ne remarque-t-ou pas dans 8 qui,ont à ln manière dont prononcent cette langue des personnes rgu .. Je tout leur D J'éducation qu’elles ont reçue et les maîtres sous lesquels:elles opt le français, D étudié, devraient la pranoncer parfaitément bien; que de . géet “4 Ailest vrai [5 de construction et d’anglicismes surtout, d’autres ne font-ils pes palais, çer- D en écrivant? Mais ge sont. surtout les mots tout-à-fait étrangers yançais ab- D qui choquent le plus, soit dans la conversation, suit dans les:ér RPadu Lliles Mrits Puisque personne n’a encore entrepris de faire disparaître. les traduire D ces termes barbares, en faisant connaître au moyen d’un au de on pouvait D plusieurs papiers publics, les termes ed. équivalents, je me ulté de rene DE chargerai de la partie de Ja tâche qui est à ma portée; car pour exactement D ls remplir en entier, il faudrait être plus versé que je ne le suis dons s procédures D le connaissance des lois françaises et anglaises, dJe-traduie danc, n‘étnient pas Preseniment-——-pnr dénonciation, (simple.) iqu'elles. ñe Indittrient—accusation, (farmelle.) mt pourtant, Bill of indictment——scte d'accusation. , Û rencontrent D Yo indict—accuser, (formellement ou juridiquement.) j es nouvelles, Tripeachment-—accusation, ben) | primaientles RE To impeech.——aceuser, (pu liquement.) Li. s ne. {5200 Writ est un ordre écrit émanant du Prince, d’une Cour de Jp ere i p, . d4%ioe, © «un supérieur compétent. k &c, on dou
1 n’y a ni difliculté ni ambiguité, quand le mat rwrié eat suivi d'un autre; comme Writ of execution-ordre d'exécution, au lettres exécutoires Writ of election——ovdre d'élection, ou lettre circulaire, HWürrant, signifie aussi ordre, Mois de même que wrif, ce mot a plusieurs sens différents; 1 signifie autorisation, quand il émane de l’Orateur de la Chambré
verdict, forendre exacte- , &ce. car les hées des lois -à notre bare 1 çu question;
its Langue Française,
des Communes, d’üne Cour de Justice, on d’un magistrat: à sis gnifie aussi contrainte, et prise-de-çorps; on le rend par brévet, quad il s’agit d’une fees la Cour; procuration, quand il est question d’une lettre de procureur.
Verdict signifie déclaration, rapport ou jugeinent; ainsi il n’y ‘aura pas d’amphibologie, quand il s'agira de jurés, et que le mot sera #xprimé; le rapport ou la déçlaration des jurés; les jurés ont. fait leur rapport. *. Si l'officier qu'on nomme ep anglais Sherif, n’était chargé que de l'exécution des lois civiles, il n’y aurait pas de difliculté; il fau. drait Jui donner le nom qu’on donnait en France à l'officier char. é dés mêmés fonctions. Mais le Shri est aussi chargé de l’ex- Seution des lois criminelles; il faut donc lui laisser son nom, pour: vu qu’on de frantise un peu, en l’écrivant schérif, comme on. écrit schelin après le mot anglais shtlling, | Un bill, en terme de législation, n'est autre chose qu’un projet. de loi. Le mot anglais est plus court; mais ee n'est surement. pas une raison pour lui donner la préférence, | " :… En terme de palais, ou de jurisprudence criminelle, ot a déja. vu que biX of indictment signifie acte d’aceusation: or rien de plus .comæun que d’entendre dire à quelques uns des nôtres, les grande jurés ont trouvé, ou n’ont pas trouvé 0s{// pour signifier qu’ils ont reçu, ou rejetté l'acte d'accusation, Les mots fre bill, ou no bill, endossés sur ces actes d'accusation, lorsqu'ils sont rapportés ex cour, veulent dire simplement, les premiers, que l’acte est reçu, ou qu'il y a matière à procès, et Les deyniers, qu'il n’y a pas matière à procès.
Poll signifie, les voix ou les suffrages; cependant d'après le sens |
w’on lui donne ici, on ne. peut guéres le traduire que par élec: tion. Je crois poürtant qu’on peut dire, l’état des voix ou des suffrages.
« Foreman, veut dire premier, chef, président &c., The foremar of the jury, le premier juré, ou le président des jurés, ou du jury; the foreman of a comity, le président d’un comité, ou d’un bureau. On appelle encore en anglais, foreman dans une imprimerie, &c celui que nous devons appeller maitre-compagnon.
Pourquoi dire stage, quand on peut dire d iligence, ot sfeam-boat, ou Aorse-boat, quand on peut.et doit dire, bateau-â-vapeur, ou à chevaux? Les mots français sont plus longs, à la vérité, mais ce n’est pas une raison de leur préférer les mots anglais. S/eam-bo se francisera sans doute tôt ou tard, comme packel-boat s’est francisé en devenant paqueliot; mais en attendant, ik faut se servir dé ‘la seule expression avouée par la langue, surtout en écrivant.
Rien de plus.choquant, et pourtant rien de plus commun, que d'entendre dire un Watch-man, les Wüutch-men, où mème la Watch, Rien de plus aisé pourtant que de dire le guet, un homme, ou les hommes, ou les gens du guet,
trouve ques.
qui ont gés lui établiss jours’ e maient
ls ob
Les !
E libérati
ai mots RiÈme … Bic sde-b
Les qui en être la ‘clairiè:
bourgs sée, en peut-êt Mississ ces ma; teur, et ‘ort, o appeare broussa $emés ç ordre e la main de leu même L'est u étonne
Dow:
. Un (
rats À si bar brévet, land il est
insi il n'y que le mot
Eriaits 1?
. Sawcepan, Bowl, &c. étant des ustensiles d’un «sage général, ces imots ont passé dans le langage du peuple qui les croit français, de mème que les termes sauvages, micouan, orogan, mitas, &c... ‘Bien des personnes qui sauraient comment rendre en francais side-board ne veulent pas s’en donner la peine.” dE
:s jurés ont. | - | EXTRAITS | Fi De la Découverte des Sources du Mississipi, &t.
Les Etats-Unis et le Canada, avec toutes les régions immenses qui en dépendent, présentent unè forêt non interrompue, et peutêtre la plus vaste dr. monde,’ eutrecoupée setlement par des clairières, où sont pour ainsi dire, encadrés—des villages, des bourgs, et des villes, des champs, des étangs, des lacs, et traversée, en tout sens, pe des rivières. De vingt parties il en existe peut-être encore dix-huit dans un état sauvage, et les forêts du Mississipi ei sont aussi une continuation. Eh bien, au milieu de ces massifs d'arbres, qui dérobent la terre aux yeux du spectateur, et dont la’ nature seule dirige la naissance, la vié et la
chargé que 1tés il fau.
icier char.
irgé de l'exnom, pour:
me on. écrit
qu'un projet bat surement.
e, of a déja, | rien de plus
es, les grands ‘ort, on' rencontre de vastes et riantes prairies, dénuéés dé toute fier qu'ils ont D: penrence non seulement d'arbres, mais même ‘d'arbustes et dé ill, où no bilh broussailles ; et, ce qui est plus étonnant, on y trouve par fois pare Fes ss $emés ça et là des bosquets et des bouquéts, disposés avec un tel 1e es °
ordre et une telle symétrie, qu’il serait impossible de croire que la main dé l’art né les ait pas placés à déssein, si lesilence mortel nr de leur solitude ne venait nous assurer du contraire. ‘On voit d'après le sen à âme que l'herbe n’est jamais tombée que sous la faulx du tems.
Test un phénomène qui embarrasse mon imagination autant qu’il
a pas matière
que par élec:
voix où dt ééonne mes regards.
The foremar
és, ou du juryi u d'un bureau.
mprimeries 8e.
” Doùze miles pius haüt, sur le bofd occidental du Mississipi, on trouve d’autres mines de plomp, qu’on appelle les mines de Dubuques. | DE ; . Un Canadien de ce nom était l'ami d’une tribu de Renards qui ont dans ce lieu une espèce de village. En 1788, ces sauvagés lui accordèrent la faculté d’exploiter ces mines. Il y fit des établissemens qui fleurissaient; mais les parques tranchèrent ses jours et sa fortune. Il n’avait pas d’enfans, les sauvages’ n’aie maient que lui, et pour se débarrasser au plutôt de ceux qui les obsédaient pour lui succéder, ils brulèrent ses foürnaux, ss magazins, et sa maison, et ils firent voir, par cette mesure énérgique et persuasive, qu’ils ne voulaient d’autrés blancs Parmi eux, peuples rougés, que ceux qu’il leur plairait d’agréer. Les parens et les créanciers de Dubuques provoquèrént une dé- {libération du congrès dés Etats Unis, afin que la propriété de ces.
e, ot steam-bonh vapeurs OÙ
vérité, mais ce is, Sfeam-bou boat s’est franfaut se servir G sn écrivant.
is commun, que mème la Watch, a homme, ou lei
150 Eairaiis.
tinés Jeur: fût adjagéé; on dit que leur réclamation était fondée far un traité de céssion, du d'acquisition passé entré Dübuques et les Indiéns, que ce traité avait été sanctionné paf dn acte du ba- Fon de CAfONBÉLET, alôté gouverneur pour l'Espagne de là Loui. siane-à ouest du Mississipi, et que le général MARAISON l'avait confirmé, lors qu’il en prit possession pour les Etats-Unis, en 1804 ; mais le congrès jugea en faveur des sauvages. Ce qui est aux sauvages est, en quelque sorte, aux Etats-Unis, et il n’est pas ordingire qu’on-juge contre ses, propfés intérêts. : AUGUSTE s’ab. stint-de statuer dañs üñe cause où 1 aurait été partie ét juge, et il perdit son procès. Un gouvernement aussi libéral que celui des États-Unis aurait dû limiter. | \ ., Les sauvages gardent ençore. ces Mines exclusivement pout eux, ét âvéc beaucoup de jalousie ; téllément qué j'ai dû aVoir recours du ouE-puiéiant ordinaire, au Whiske: peus obtenir’ de: les: voir. - Îlsevalént'eux-mêtnes lé plomb dans des trous qu'ils créusent dans le thf pour le réduire ‘ef Siumons. ‘IIS Les-échatigeht avéc' lès A go) éôhtre des articles dé prérnièré nécessité: mais 435 1ëÿ téû portent éuf-mêthes de l'autre côté de la rivière, ét feur dé: féndent dé ln pnsser. Malèré. toutes ces précautions, je. doute Que ces sativägés patent encore lorigtems.cés mines: ent Elles shit top riches, et les Américains trop spéculateurs.
Dubtiques téposé en roi dans une caissé dé plomb renfermée
daris ün'mansolée :ces Indiens le lui ont érigé sur le sommet d’une
fie cofliné qui süronte ledr camp ét domine le Heuve, Cet borfyné était devenu leur idole, parce qu'il avait, ou leut avait fait éroire qu’il possédait un antidoté contre la morsuté des sérpens 4 si tes. Un Mônsieur très féspectablé, qui était l'ami de aques, à voüilu me.persuader qué ce jongleur brenait.étitre nains lés sérpens à sonnettés, "ét qu’en léur parlänt un lanage. impératif et à leur partée, il les apprivôisait-et lés rendait Li comme des çolomb®s. . Je-me bornai à lui observer que je doyais tout cela, parce qu'il me disait l'avoir vu lüi-mème, mais que stje le Voÿais de mes propres yeuf,je hè le croiruis pas.
Après avoit parcoutu un espate d'environ 67 milles de dé-
sétté, cet endroit j'a Prairie du Chien) se présente cémme par’
étithähterient, et le contraste ést d'autant plus fappant, eh. ce
qu'il Antiohce tiné certaine civilisation; la dahgue française est la
dMmirnante, et'on y est très bien reçu. | Je né puis ét jé ñe dois quitter la Prairie du Chien sans rap- Eten hônnêtetés qui m'ont été prodiguées g* M. Rauzer (RoLeëtr£), agent ét associé de la compagnie S. O. : * Les AméKicäins en énéral régardent les Canadiens comme d' ignôtans. J'ignbre s'ils le sont ; mais je sais qu'ils sont très po-
lis et frés obligeants, où du inoins, jé les ai toujours troûvés tels,
rhème phrii-la basse elasié,
Tom
Ce:
la piét tans, heuret la fin les jés HAULT ment ( ses pa
- même Québe écrivir offrirer fut ac Angla fa
et que Enân la joie coloni Québ regret han À Nouv tion, son P plus « dans tems de l’é voit, rien « ve ul “vec a ‘ile don
LouibN l'avait Unis, ‘en e qui est L n’est pas sTE s’ab.
t-juge, et que celui
pour eux, où? recours > lés” voir.
eusetit dans it avéc'lès mais is ls s, je. douté sé: "ent Elles
) ‘renférmée nmet d'uüpé ur avait fait des serpèens ait Fami de renait étre tant un lant lés réndair erver que. je ‘ais pas.
illes dé dé-
> comme pat
ppant, "en. ce
anÇaise est là
jen sans rap-
M. Rauzer
1 comme d' sont très potroûvés tels,
‘vec attention, un écrivain judicieux, un bon ““bile homme de mer. Il ne manqua à M. de Champlain pour
Tone Il.
MARS, 1826. Nomero 4.
HISTOIRE DU CANADA
CerENpanT la Nouvelle France se peuplait de jour en jour, et la piété, dit Charlevoix, y croissait avec le nombre de ses habitans, Rien peut-être, continue-t-il, ne contribua davantage à cet heureux progrès, qu’un établissement qui y fut commencé vers la fin de Fariée 1635. Dix ans auparavant c’est-à-dire lorsque les jésuites passèrent pour la première fois én Canada, René Ro- HAULT, fils ainé du marquis de Gamacue, ayant obtenu l’agrément de sa famille pour entrer dans la Compagnie de Jésus, ses parens qui l’aimaient avec tendresse, et qui apprirent de lui-
même qu’il souhaitait avec ardeur que l'on fondât un collège à
Québec, voulurent encore lui donner cette satisfaction. Ils en écrivirent au P. Mutio Virecceskr, général des jésuites, et lui offrirent six mille écus d’or pour cette fondation. Le présent fut accepté avec reconnaissance, mais la prise de Québéc par les Anglais suspendit Pexécution du projet. Fo fallut ensuite attendre que la capitale eût pris quelque forme, et que ses habitans fussent en état de profiter de ce secours.— Enân l'affaire fut commencée .au mois de Décembre 1635; maïs la joie Er en ressentit fut bientôt troublée pat la colonie fit, quelques jours après, de son gouverneur. Il mourut à Québec, vers la fin du même mois de Décembre, généralement regretté, et à juste titre. M. de Champlain fut sans contredit un homme de mérite, et peut être appellé à bon droit le père de la ‘Nouvelle France. Il avait un grand sens, beaucoup de pénétration, des vues droites, et personne ne sut mieux que lui prendre son parti dans les affaires les plus épineuses. Ce qu’on admira le plus en lui ce fut sa constance à suivre ses entreprises, sa fermeté dans les plus grands dangers, un ccurage à l'épreuve des contretems les plus imprévus, un zèle ardent et désintéressé pour le bien de l’état, un grand fond d'honneur, de probité et de religion. On voit, dit le P. Charlevoix, en lisant ses mémoires, qu‘il n’ignerait rien de ce que doit savoir un homme de sa profession; on y trouve un historien fidèle et sincère, un voyageur qui observe tout aomètre, et un ha-
rte que la
donner à la colonie du Canada des fondemens plus solides, que Tome II.—No. 4. 10
122 Histoire du Canada.
d’être plus écouté de ceux qui le mettaient en œuvre, et d’être se. couru à propos. Lescarbot lui a reproché d’être trop crédule; c’est, rémarque joliment Chaïlevoix, le défaut des ‘âmes’ droites, et dans l'impossibilité d’être sans -défauts, il est beau de n’avoir que ceux qui seraient des vertus, si tous les hommes étaient ce qu'ils devraient être.
© Pourrevenir au collège de‘Québec, les jésuites ne différèrent pas à remplir les obligations qu’ils venaient. dè contracter. en acceptant cette fondation Ils en comprenaient toute l'importance, et rien en effet ne.pouvait venir plus:à propos pour l’avancement de la colonie. ‘Ün grand nombre de Dates assurés de pouvoir procurer à leurs'enfans une éducation qu’on: ne. trouvaitipas alors dans bien des villes de l’ancienne France, se fixèrent dans Ja Nouvelle, et les sauvages auxquels ôn eut soin de faire-envisage l'utilité qui pouvait leur revenir d’un tel établissement, se ren-
irent de toutes parts en grand nombre aux environs de Québec. On ne manquait jamais, lorsqu'ils venaient au collège, de les bien régaler, et on les disposait par là à confier leurs enfans à des personnes qui voulaient bien se.charger de les nourrir et de les élever. Cependant.ce ne fut qu'avec la,plus grande-peine qu’on réussit. à en réunir.un petit nombre.
M. de Champlain eut pour successeur dans. le gouvernement M. de. MonrMacny, chevalier de Malte, ainsi que M. Decisce qui commandait aux Trois-Rivières. Ces deux hommes montraient, suivant l‘histoire, pour le bon ordre un zèle dent leur fermeté et leur exactitude assuraient le succès.
Un des premiers soins du chevalier de Montmagny, quand il eut pris connaissance des affaires de son gouvernement, fut de met- «tre .en règle le séminaire, qu‘on avait projetté l‘année précédente, pour les enfans des sauvages dans le collège des jésuites; et on crut devoir commencer par ceux des Hurons, dont plusieurs familles venaient d‘embrasser le christianisme. Onjuga d'ailleurs
que ce seraient autant d’otages. qui répondraient de Ja fidélité de ‘ deurs parens: on invita donc les
urons chrétiens à envoyer leurs -enfans à Québec pour y être instruits: des principes de la religion, et formés aux bonnes mœurs. Îls ne ent d’abord aucune difficulté; ils promirent tout; mais quand il fut question d‘exécuter leurs promesses, d’un assez grand nombre d’enfans sur lesquels on avait compté, à peine le P. Daniel, qui s‘était. chargé Re rs conduire, en put embarquer trois ou quatre, dont les parens étaient absents: encore, ne put-il les mener que jusqu'aux Trois-Rivières, où leurs. pères les ayant rencontrés, les lui enlevèrent, quoiqu‘ils eussent consenti à leur voyage. | . Cependant les missionnaires continuaient, leurs travaux parmi les Hurons, et avant la fin de. cette année 1686, il y en:ayait déjà six de dispersés dans leurs différentes bourgades, où plusieuss Français les avaient suivis, :: . Yi Amants
: L'occ blisseme mandaie cœur, el tait entr quait d' leteries, les trait:
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Histoire du Canada. 133 : L'occasion était fivorable pour faire dans ce:pays un bon établissement; l‘intérêt des sauvages et celur des Fnnouis le demandaient également: M; de Champlain n‘avait rien eu tant à cœur, et M; de Montmagny sur cela, comme sur tout le reste, était entré dans toutes les vues de son prédécesseur; mais il manquait d‘hommes:et de finances. Excepté le commerce-des pelketeries, qui allait ass:z bien, mais qui n’enrichissait guères que ks traitans.et un petit nombre de colons, tout languissait faute de secours.
‘ Il nest pas aisé de comprendre par quelle fatalité une compagnie aussi puissante que celle qui régissait le Canada, et qui regardait ce grand pays comme son domaine, abandonnait ainsi une colonie dont on avait conçu de-si grandes espérances, et où le merveilleux accord de tous les membres qui la composaient, le seul peut-être qu'on avait vu aussi parfait dans le Nouveau Monde, répondait du succès de toutes les entreprises qu‘on y aurait tentées, si les cent associés avaient voulu faire les avances nécessaires. Ge qu'il y eut de plus triste, c‘est que les espérances dont plusieurs tribus sauvages s‘étaient flattées, que l‘alliance des Français les mettrait en état de réduire leurs ennemis, fut ce qui les fit plutôt succomber, parceque comptant sur les secours qu‘ellès attendaient de leurs alliés, et qui leur manquèrent au besoin, elles ne furent pas assez sur leurs gardes. Les Iroquois, de:leur côté, ne s‘endormirent: pas, et pour ne point donner aux Hurons le tems de profiter de leur union avec les Français, ils- s’avisèrent d‘un stratagème qui leur réussit. Ce fut de les diviser,. pour les détruire ensuite les:uns après les autres. Ils commencèrent par traiter de paix avec le corps de la nation; puis, sous différents prétextes, ils attaquéèrent les bourgades les plus éloignées du centre, en:persuadant aux autres qu‘il ne s‘agissait que de quelques querelles particulières où elles n‘avaient aucun intérêt d‘entrer. Celles-ci n’ouvrirent les yeux que quand elles virent: pour ainsi dire à leur porte, un ennemi vainqueur, .et dont le nom seul jettait l‘alarme dans tout le pays. Alors les Iroquois levèrent le masque, et la frayeur augmenta de jour en jour parmi les Hurons: ils perdirent le jugement à un point que toutes leurs démarches étaient des fautes grossières..
: Ce fut au commencement de l‘année 1636 que les Iroquois cessérent. de feindre, et parurent en armes au millieu du pays des Hurons.. Cette première irruption ne leur réussit pourtant pas autant qu’ils se l'étaient promis: le peu de Français qui avaient suivi les missionnaires dans ces quartiers firent si bonne contenance, que l’ennemi jugea à propos de se retirer. Cette retraite replongea les Hurons dans leur première sécurité, et les Iroquois en profitèrent pour continuer à suivre le plan qu’ils s‘étaient fait d'abord dans’ cette guerre.
Sur la fin de l‘année suivante, un renfort de jésuites arriva à $.
124 Histoire du Canada.
Joseph, ét il:s'en trouva dssez four les principales bourgades li. ronnes, et même pour des excursions chez les tribus voisines Ces excursions se firent principalement du côté du Zac Nipissing: mais les PP. GaRNIER et CHATELAIN, qui en furent chargés, n’y trouvèrent guères que des fatigues et des privations extraordi. naires. Cependant, sans se rebuter du peu de fruit qu’ils avaient tiré de leurs premières courses, les missionnaires les continuèrent Jes années suivantes, mais presque toujours avec aussi peu de succès.
- Ce qui retardait principalement les progrès du christianisme dans ces contrées éloignées, c’est que les Iroquois infestaient tous les chemins, et tenaient toutes les tribus en alarmes. Quelques précautions qu’eut prises le chevalier de Montmagny pour Jeur cacher la faiblesse de la colonie, ils en furent bientôt informés, et non seulement ils n’appréhendaient plus que les Français les empêchassent de pousser à bout leurs ennemis, mais au mois d’Août de cette même année 1637, cinq cents de ces barbares eurent l’assurance de venir insulte: le gouverneur, aux Trois-Rivières, où il était, et enlevèrent à sa baïbe, sans qu'il lui fût possible de s’y opposer, trente Hurons qui descendaient à Québec chargés. de pelleteries.
L'année 1638 commença pour’ les missionnaires des Hurons, de façon à leur faire ir une abondante moisson qui les dé-
pr ris de la stérilité des années précédentes. Le pays fut aflligé d’une maladie qui d’une bourgade se communiqua a toutes
les autres, et menaça la tribu entière d’une mortalité générale.— C'était une espèce de dyssenterie, qui, en peu de jours, conduisait au tombeau ceux qui en étaient attaqués. : Les Français n’en furent-pas plus exempts que les sauvages; mais ils guérirent tous ; ce qui produisit deux bons effets: le premier, que ceux ‘d’entre les Le ares qui persistaient à croire que tous les accidens qiii leur arrivaient étaient causés par des maléfices dont ils soupçonnaient les missionnaires d’être les auteurs, se détrompèrent; ‘en voyant qu’eux-mêmes n’avaient pas été préservés du mal: le second; que les sauvages apprirent à se gouverner mieux qu'ils ne faisaient dèns les maladies,:en observant que les Français en guérissaient facilement au moyen du régime qu’ils y observaient.. Enfin, «la charité et la générosité avec lesquelles ils virent les missionnaires se dépouiller de tout ce qui leur restait de remèdes et de rafraichissemens, pour les soulager, leur gagnèrent les cœurs de ceux-
‘mêmes qui jusque-là s'étaient le plus Eautemeté déclarés contre eux.
Ce n’était pas. seulement en Canada qu’on s’intéressait à la conversion des naturels du pays; les jésuites, dans les léttses qu’ils écrivaient en France, avaient représenté que s'ils étaient en état de soulager la misère de quantité de sauvages, ils en converti-
raient beaucoup au christianisme ; que pour cela, il n’y avait qu’à
rassemb plus sé terres € vivre et l'effet q a la cot leurs vi d’établi nombre vives in tion di sèxe, e!
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s Hurons, qui les dée pays fut a à toutes rénérale.— ‘conduisait ais n’en fuirent tous ; ux ‘d’entre ns qii leur Jçonnaierit en Voyant econd; que e faisaient uérissaient
Enfin, :la sionnaires de rafrais de ceuxrés contre
itä la contres qu'ils nt en état Convertiavait qu’à
Histoire du Canada,
rassembler tous ceux qu’on pourrait résoudreà mener une vie plus sédentaire, afin de les accoutumer peu à pou à cultiver la terre, et à se procurer par leur travail et leur industrie de quoi vivre et se vètir. . Ces représentations des missionnaires eurent l'effet qu'ils en attendaient: tout ce qu’il y avait de plus grand à la cour, des princesses du sang, la reine môme entrèrent dans leurs-vues, et sur quelques propositions que firent ces religieux d'établir à Quebec des Ursulines. et des Hospitalières, un grand nombre de filles de ces deux instituts sollicitèrent, avec les plus vives instances, d’être préférées, quand on en viendrait à l’'exécution d’une entreprise si capable d’effrayer les personnes de leur sèxe, et si nouvelle pour celles de leur profession, Mais nul autre ne seconda plus efficacement alors le zèle des prédicateurs de l'évangile, que le Commandeur de Svizenr, Ce seigneur gouta extrêmement le projet. que les jésuites lui communiquèrent d’une peuplade sauvage qui ne füt composée que de chrétiens et de prosélytes, et où ils fussent également à l’ubri contre les insultes tles Iroquois, par les secours qu'ils pourraient tirer des Français, et contre la famine, par le soin que l’on prendrait de leur faire cultiver la terre. A cet effet, il envoya des ouvriers à Québec; en 1637, et il recommanda au P, Le Jeune, à qui il les adréssa, de choisir un lieu Na pour les y placer. Le supérieur les conduisit, aussitôt après leur arrivée, à quatre milles de la ville, sur le bord septentrional du fleuve, et ils y travaillé. rent d’abord à se loger. ‘Ce lieu a toujours porté depuis le nom de Sylleri. Ces préparatifs, dont on n’avait pas jugé à prapos d'apprendre aux sauvages quel était l’objet, flrent d’abord naître à quelques Montagnais la pensée de profiter de ce nouvel établissement, et ils s’en ouvrirent au P, Le Jeune: celui-ci les assure que de sa part ils ne trouveraient aucune difficulté à obtenir ce qu’ils désiraient;. mais il ajouta qu'il ne pouvait rien décider sans le consentement du maître de l'habitation, Le P, Le Jeune .savait-bien quelle était l'intention de M, de Sylleri; muis son expérience lui faisait juger cette réserve nécessaire avec les sauvages, qui se persuadent aisément qu’on leur doit, ou qu’on a quelque intérèt de leur accorder ce qu'on leur donne avec trop de facilité. Le consentement du commandeur arriva l’année suivante, parle retour des vaisseaux: de France, et douze familles chrétiennes très nombreuses prirent possession de l'emplacement qu’on leur avait destiné, et s‘y logèrent. Elles n’y furent pas longtems les seules, et en peu d'années, cette habitation devint une grosse peuplade, composée de chrétiens fervents, qui défrichèrent un assez grand terrain, et s’accoutumèrent peu à peu à la pratique de tous les devoirs de la société civilisée,
Le voisinage de Québec et la conduite exemplaire de ses citoyens ne contribuèrent pas peu à faire des nouveaux habitans de Sylleri des hommes religieux, et à leur inspirer une sorte de po-
126 Ælisioire du Canada:
lice proportionnée à leur génie. Tout le monde sait de quelle fanière se sont formées quelques unes des colonies de l'Améri. rique; mis on doit rendre cette justice À la Nouvelle Trance que h source de presque toutes les familles françaises qui sont venues s’y établir ést pure,.et n'a aucune de ses taches que l’opulence a bien de Îa peine à effacer., -Ses premiers habitans ont été ou des ouvriers qui s’y sént toujours occupés de trayaux utiles, ou des
personnes de bonne famille qui s’y transportèrent dans ln seule
vue d'y vivre plus tranquillement, et d‘y conserver plus surement leur religion. Je crains d'autant moins d'être contredit sur cet article, continue Charlevoix, que j'ai vécu avec quelques uns de ces premiers colons presque centenaires, de leurs enfans,.et d’un. assez bon nombre de leur petits-fils; tous gens plus respectables encoré par leur probité, leur candeur, lp été solide dont ils faisaient profession, que par leurs cheveux blancs et le souvenir des services qu’ils avaient rendus à la colonie,
Deux choses mariquaient encore à uno colonie si bien réglée; savoir, une école pour l'instruction des jeunes filles, et un hopital pour le soulagement des malades, Il y avait déjà quelques années que les pe ge se donnaient de grands mouvemens pour lui procurer ce double avantage; mais ils portaient leurs vues encore plus loin: 'en sollicitant la fondation d'un hopital, il avaient bien: dessein de soulager les colons, la plupart fort pauvres, et sans ressources dans leurs maladies, mais leur but était encore de s’attacher de plus en plus les sauvages par les soins qu’on prendrait de leurs-malades, dans une maison toute consacrée à lu charités et dans le projet de faire venir des uraulines de l'rance, ils sonqu autant à l'éducation des filles sauvages qu’à celle des filés-françaises.
Le premier de ces deux prajets fut presque aussitôt approuvé:
ue proposé, et son exécution ne soufirit aucun retardement. — Made: la Duchesse d'AiauiLLon voulut être la fondatrice de l'Hotel-dieu; et, pour avoir des sujets propres à une telle entre prise, elle s’adressa aux hospitalières de Dieppe, Ces religieuses acceptèrent avec joie et avec reconnaissance .une si belle occasion: de faire le sacrifice .de tout ce qu'elles avaient de plus. cher au monde, pour le service des pauvres malades du Canada, Toutes s’offrirent, toutes sollicitèrent d'être admises; mais on n’en choisit que trois, qui se tinrent prêtes à partir pur les premiers vaisseaux. G 4 continuer. :
par de L4 par 4
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nos Jec eux en qu‘on 1 aussi b Le concito vaux d avoir d et s‘en triotes.
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approuvé ément.— latrice de le entre ligieuses occasion:
.cher au
Toutes en choiers vais
- quante exemplaires, et la seconde, vingt-cinq.
Traduction libre et abrégée des LECONS de CHIMIE, données par le Chevalier HumpHrEex Davy à la Société d'Agriculture de Londres; dédiée aux Sociétés d'Agriculture du Bas-Canada; par À G. DoucLas, Capitaine à demi-paie. Pp. 123, 8vo.
Si l'ouvrage ci-dessus était aussi connu et aussi répandu dans le pays qu‘il nous semble mériter de l'être, nous n’en parlerions as présentement, vu qu’il y a déjà cinq ou six ans qu'il a vu le Jour: mais comme nous sommes persuadés que la plupart de nos lecteurs ne l‘ont pas vu encore, il nous semble qu'il vaut mieux en parler tard que de n‘en pas parler du tout, ou du moins qu‘on ne trouvera pas mauvais que nous en fassions içi mention aussi brièvement. que possible, u Le Capitaine DoucLas, devenu depuis plusieurs années notre | concitoyen, est un de ces hommes en petit nombre qui aux.travaux de Mars ajoutent le soin de cultiver les Muses; qui, après avoir défendu la patrie l‘épée à la main, savent prendre la plume et s‘en servir habilement pour amuser ou instruixe leurs compatriotes. Ce militaire devenu citoyen a d‘autant mieux mérité du Bas-Canada, en lui donnant l‘ouvrage dont on: vient-de lire le titre, qu‘il.ne.pouvait guères SARÈTEE d‘ètre dédommagé pécuniairement des peines qu‘il lui a dû couter, ou même qu'il avait renoncé d‘avance à tout dédommagement de cette sorte. Qu‘on novs.permette de répéter ici ce qui: a été dit ailleurs, ‘qu'on doit à l‘auteur dedire que son ouvrage est un présent digne de Îa re: connaissance des agriculteurs et de la jeunesse studieuse, à,qui il est principalement destiné.” . On doit dire aussi à la louange des Sociétés d‘Agriculture de Québec et des Trois-Rivières, qu'aus- . sitôt après l'annonce de l‘impression et de la mise. en vente. de . l‘ouvrage, elles se sont empressées d‘en acheter, la premiere, cins
On. doit voir par le titre énoncé ci-dessus, que l'ouvrage traite de Chimie et d‘Agriculture: peut-être même aurait-on pu l‘ntituler,. “La Chimie appliquée àl‘Agriculture.” . Le traducteur et abréviateur a dû rencontrer et Ha. Ho d‘applanir des difficultés
ue l‘auteur original n‘éprouvait pas à Londres, parcequ‘il stae sr à une société presque intièrement composée de savans: il lui a fallu, comme il le dit lui-mème dans sa dédicace, conserver tous les principes scientifiques, pour ne pas dégrader l‘excellent ouvrage du Chevalier Davy, et les présenter cependant de:manière à ètre entendu du plus grand nombre des lecteurs. : Ces difficultés, il les a surmontées, suivant nous, du moins suffisamment pour satisfaire les lecteurs raisonnables; car si quelques parties de l’ouvrage leur paraissent un peu abstraites, le reste les dédommagera amplement de leurs peines, comme. il le dit dans une des notes dont il a enrichi sa traduction libre et abrégée...
\28 Lepons de Chimie,
Quant au style, il nous a paru clair et pré autant qu’il pot. vait l’être, bon, en un mot, à l'exception d’une tournure qui nons a semblé peu française, nous dirons même un peu choquante pour l'oreille et l'esprit, par sa fréquente répétition. Cetté tournure consiste à se servir du gérondil avec le verbe employé dans le sens passif ou neutre; comme $ exemple: “ Les eaux de vie de Co-
gnnc contiennent de l’acide prussique végétal, et leur flaveur peut t
re imitée, en mettant”, &c. pour, et on en peut imiter la flaveur &e, “ Toutes les eaux de vie peuvent perdre leur flaveur particulière, en les faisant digérer”, &c. pour, On peut faire perdre aux eaux de vie, &c. “ L’éther se retire de l'esprit de vin, en distillant ensemble”, &c. pour, On retire l’éther, &e. ‘“ L’acide carbonique se décompose aisément, en le faisant chauffer,” &c. pour, On décompose aisément, &c, “ Des sols qui contiennent trop de sable deviennent productifs, en employant l'argile et. la marne”, &c, comme si c’étaient les sols qui employaient, &c. ”
Quoiqu'il en soit de cette tournure, qui nous parait devoir être évitée, comme peu conforme aux règles de la grammaire, bien qu’on en puisse trouver, peut-être, des exemples dans des écri vains de mérite, nous croirions ne pas rendre suffisamment justice au Capitaine Douglas, et ne pas donner au public ‘une idée assez juste de son travail, si nous ne joignions pas quelques couf:ts extraits à cette notice. | |
4 L'application de la Chimie à l'Agriculture, a pour objet tous les changemens possibles gui peuvent se présenter dans l’accroissement et }a nouriture def plantes, la valeur comparative de là nouriture qu'elles fournissent, la constitution du sol, 1 manière
d'enrichir les terres par différents engrais, et de les rendre fcrtiles ,
par'les meilleurs procédés de culture. Ces questions sont toutes essentielles à la théorie et à la pratique de l'Agriculture; la pre: mière y trouvera ses principes fondamentaux, et la seconde pour: ra per des expériences raisonnées s'assurer de l'efficacité de ses méthodes. cs dpi |
“Toutes les questions d'Agriculture dépendent plus ou mouis de In Chimie: la cause de la stérilité, d'uné terre qu’on veut améliorer ne peut être connue que par l’analyse chimique dé son sol. Les sels ferrugineux peuvent se détruire avec de là chaux ; excès de sable sciliceux se corrigera par la craie et autres matières calcaires. (Cette terre manque-t-elle de matières végétales, on y suppléera par des engrais; enfin si là matière végétale est trop abondante, on employera le feu, &c. &c. &c.
L'effet de la chaux ne peut se connaître qu’avec le temps, sou: vent après plusieurs années; son emploi pourrait donc être dan gereux; mais la Chimie détermine à l'instant la nature de la pierre à chaux, et comment on doit s'en servir pour ‘engrais et pour ciment * dé ds
dé Que s'ils con Ja Chim:
“On ou quan uestion décomp plus util tiers ou
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«Te nir plu tationi, Le Eù certain dans lé rend d'eau:
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s ou mouis TTre qu’on himique dé avec de là raie et aue matières hatière vé- . BC.
émps, SOU être dans de la pieris et pour
Leçons de Chimie. 189 & Quelques terrains tourbeux produisent un bon mg mt mais s'ils contiennent du fer, ils deviennent un poison pour les plantes; la Chimie vient encore ici à notre secours.
‘ On n’est pas d'accord si on doit employer le fumier nouvean, ou quand il a fini de fermenter: la Chimie résoud aussi cette uestion: elle prouve qu'aussitôt que le fumier commence à se décomposer, il perd ses parties les plus volatiles et qui étaient les plus utiles; réduiten masse molle et gluante il a déjà perdu un tiers ou la moitié de ces parties. Il est donc évident qu'il faut l'employer quand il commence à fermenter.
Les Romains, dit PLINE, employaient la chaux à demi-éteinte pour la culture des arbres fruitiers; les Gaulois ét les Bretons étendaient de la marne sur leurs terres, mais on ne connaît pas l’époque où on employa la chaux vive pour la première fois.’ ‘Les anciens écrivains sur l'Agriculture n'avaient pas une idée correcte de la chaux, de la pierre à chaux, ni de-la marne, et cela parce-
| qu'ils ne connaissaient pas la Chimie, ÆEvezvn, Harris, et
aprés ux Lisus, l’appèlent un engrais chaud propre aux terres
Æ froides. . -: 5
s Comme engrais, les craies, les marnes calcaires, ln pierre ‘à chaux pilée, sont utiles dans un sol qui manque de matières calcairess matières qui semblent nécessaires à 4 fertilité du sol, et à la formation des-organes des plantes, La chaux vive décompose d’abord les substances végétales et animales, et les dispose à devenir la nouriture des plantes. Elle est ensuite neutraliséepar l'acide carbonique, redevient à l’état de craie, et se mêle mieux que la craie avec les autres ingrédiens du sol qu’elle tient mieux. dividés.' x nf 10 A0 MEN À aurr707- UC
“Les génie n’enrichissent pas le sol: ils ne servent qu’à fournir plus de matières dé osées, qui, dans le dours de'la vêgétation, auraient été employées à mesure qu'élles'se formaients- Le guérèts ne servent guère qu’à détruire les mauvaises herbes.
“Jle: évident qu'en se servant du feu, on doit détruire une certaïne quantité de matière végétale: on poura donc l’employer dans les cas où ces matières seraient trop abondantes. | Le:fou rend Vargile moins cohérente, et l'empêche de recevoir autant d'eau: il ruinerait un sol composé de sable et de terre: siliceuse qui contiendrait peu de matières végétales et animales.
‘ Les arrosages étaient connus des anciens, ét il y a plus de deux cents ans que lord Bacon disait, que l’eau nesert pas seulement à donner de la fraicheur aux plantes, mais qu’elle : avec elle léur nourriture toute dissoute, et qu'elle défend leurs racines du froid, *
«Quand les arbres fruitiers deviennent vieu, il n’y a pas d'autre moyen d’en conserver l’espèce que d’en semer la graine ; ce qu’on oME IL.—No, 4, 11
130 Du Voyage de Lambert en Canada.
appelle faire des pépinières; et c'est le cns en Angleterre. On se les était procurés anciennement par des greffes, mais cette o. pération ne conserve pas long temps la vie ss arbres ; son avan.
consiste à procurer plus de neurriture à la jeune plante, qui reçoit alors toute la nourriture de l’ancienne ; elle pousse done plus vigoureusement et produit plus de fleurs et de fruits, mais elle est sujette aux infirmités et même à la décrépitude du vieil arbre... En vain a-t-on essayé de transférer des rejettons sains de bon vieux arbres sur,des jeunes arbres, ils ont fleuri pendant deux ou trois ans, mais ils sont bientôt devenus aussi infirmes que les ar. bres auxquels ils devaient leur origine.
‘6 Quand un terrain n'est pas employé à produire de la nourri. ture pour les animaux, il doit l‘ètre à procurer des engrais au sol, ce qu‘on.obtiendra par le moyen des prairies artificielles: ces
lantes en absorbant l‘acide carbonique de l'air proceureront de a nourriture au terrain. Enfin, un guéret d‘hiverest moins danereux qu'un guéret d'été, parce qu'il.a l'avantage de, soumettre e sol à l'action de la glace et de la neige, qui toutes tendent à le pulvériser, et ces parties essentielles ne se perdent point pur lé. vaporation”. : 2 tuto nt Mt
} ) | i n F me Celivré est à vendre à l’Imprimerie du Spectateur (Canadieu,ot
à la Librairie de Meësrs. E, Ki. Fabre & Co. , 5 01 6 ! | 4 ; Fe ' TE , I
fatls } } to TT t» J Givi i 131" allo ae nl ù :
} no nil | cn Du Voxace DE J. LamBerr EN Canana..(1810.),,.;,:
{te
“15103 15 1 SR il mil M elEf 51 tte 45 t 34 Là 1 {xs pins-sélèvént jusqu'à la hauteur de 120 pieds et davan-
age, ét ont de.9.à 10 pieds de ciréonférence, en plusieurs endroits du Bas-Canada, sur les frontières des Etats de Vermont et de la Nouvelle York. Ils donnént dfexceuvnts mâts et: bois de con-
-struction pour les vaisseaux; mais la quantité que fournit le Bas- :Canada,.est peu. de chose coinparéeà celle qu‘on:tire du Haut-
Canada et des Etats-Unis. En d’autres endroits, et particulière. ment au: nord et à l‘ouest de Québec, les arbres des, forèts sont presque tous d’une basse venue. Il y a plusieurs variétés. de pins ét de sapins; avec quelques uns desquels on fait une grande quan-
-tité de poix,:de goudron. et de térébenthine. Le défrichement
des terres :s‘est fait depuis anne années avec avantage pour ceux qui entendent la vraie méthode. . Car il y a à peine un arbre dans les forêts qu'on ne puisse tourner à profit, et employer utilement, surtout si L‘on fait de la potasse et de la perlasse, articles qui ont plus qu'aucun autre enrichi les caltivateurs américains. | rio
Let s’ètre louie et
souris n| campag éprouvé
lui-mêni nymphe y fut e
Cepent vera Un | porter qi ment il. 8 tre ou cit de terre un Euro] tout à un
ya obtenu 1 dens le ] haute id rer un si, qu'il aur nada, por
our Sa P enrichi bois de :
missaires raient d Ja prome l'ière de ustensile:
elle pens:
tre les ar barqua s chauffée, rou et d
Après d'un esp et fit v pays da aussi ouverts,
çue aves malgré
elle arr plusieu a une.#
Du Voyage de Lambert en Canada, 181
Cependant avant de défrichir des terres, il faut voir si ‘on trouvera un marché 'pour ses productions, et si l‘on aura pour les y
rter quelque bon chemin, ou quelque rivière navigable; autrement il serait de peu de conséquence de pouvoir se procurer quatre ou cinq cents acres de terres pour quatre ou cinq louis. "ant de terre pour si peu d‘argent est quelque chose d‘imposant pour un Européen; maisles apparences sont souvent trompeuses, surtout à une grande distance.
Il y a quelques années, une demoiselle d‘Angleterre qui avait obtenu un octroi de plusieurs centaines d‘acres de terre à bois dens le Bas-Canada, avait conçu, après bien des calculs, une si haute idée de leur valeur et des richesses que devaient lui procurer un si grand nombre d'arbres, chacun desquels elle évaluait à ce quil aurait couté en Angleterre, qu’elle se décida à passer en Canada, pour s'établir sur sa propriété. Le patriotisme entrait aussi pour sa part dans l'entreprise, car la demoiselle se faissait un mérite denrichir les chantiers de la marine d‘une si grande quantité de bois de valeur. Elle sfempressa donc de représenter aux .com-
tendent à le M missaires des chantiers de sa majesté, les avantages qui résultepoint, pur lé D raient d‘un tel établissement, et elle obtint, je pense, de leur part n1n0" Mots. Ja promesse d'acheter tout le bois qu'elle enverrait en Angleterre. ind, A lière de ce succès, elle se procura aussitôt à grands frais, tous les Canadienset D ustensiles d'agriculture, et tous les instrumens nouveaux auxquels ist al 6 elle pensa, avec une quantité de cordes et de machines pour abatdef tre les arbres ct arracher les racines, Ainsi équippée, elle s‘em- | barqua seule pour l‘heureuse terre qui dans son imagination é- « chauffée, contenait des richesses bien supérieures à celles du Pé- | ,weis M rou et du Potosi.
(1810.): 1,5 Après un voyage fatiguant qui aurait peut-être ralenti l‘ardeur des GT d'an esprit moins enthousiaste que le sien, elle arriva à Quebec, ds et davan- Met fit voir les lettres qu'elle avait reçues des grands dans son éurs endroits BR pays. , Mais elle apprit. bientôt qu'il y avait des GRANDS en Canamont et.de la M da aussi bien qu‘en, Angleterre; car au lieu d’être reçue à bras bois de con- M ouverts, comme.elle s’y attendait, après avoir fait tant de dépenses >urnit le. Bas- BA et s’ètre donné tant de peines, pour avancer les intérêts de la coire du Haut- M lonie et de la mère-patrie, autant que les siens propres, elle fut reparticulière. DE çue avec froideur, et même traitée de cerveau fêlé. Cependant ss, forêts sont M malgré la mortification que lui causaient le chuchotement et les riétés de pins Msouris moqueurs des bonnes gens de Québec, elle partit pour la grande quan. D campagne, afin de mettre, son projet à exécution. Après avoir défrichement sprauxe sur Ja route plusieurs difficuhés et plusieurs tracasseries, vantage pour DR € le arriva à une journée de marche de ses terres, qui étaient à peine un. are plusieurs milles derrière tout établissement. Elle-arriva Je soir , et employer à une. misérable cabane, au milieu d‘une sombre forêt, où Pan jerlasse, arti- lui-même n’aurait jamais voulu se hazarder pour courir après une teurs améri- Ft nymphe agreste; ‘elle s’y arrêta pour passer la nuit; mais à peine y fut elle entrée, qu'elle entendit un coup de fusil; et un moment
eterre, On ais cette o.
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à plante, qui e done plus mais elle est ieil arbre...
ins de bon ant deux ou s que les ar.
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igrais au sol, ificielles: ces ocureront de it moins dane, soumettre
Franklin,
après, deux ou trois hommes se précipitèrent dans la hutte, 1]| parurent d’abord vouloir enlever la demoiselle, mais après y avoir re réfléchi, ils suivirent leur seconde idée, qui quelquefois vaut mi. ee eux que la première, et la prièrent seulement de vouloir bien lew 7 [ donner son argent, ainsi que quelques autres articles qu’elle avai charte apportés avec elle; et se retirèrent aussitôt, ien ne pouvait égaler l’effroi et la consternation de la pauvre demoiselle; quoiqu‘elle fût plus courageuse et plus hardie que » le sont ordinairement les personnes de son sèxe, elle fut si éton. née de se voir voler, dans un endroit où elle stétuit attendue à ne rencontrer que l‘innocence sans tâche, et ln félicité pastorale de remiers tems, qu'elle repartit dès le lendemain matin pour Qué ec. Revenue dans cette ville, elle voulut vendre ses terres: mais dès qu’on sut où elles étaient, on les trouva si éloignées que personne n’en voulut rien donner, On ne pouvait mt rendre que var des sentiers étroïts: il n‘y avait ni chemin ni rivière, pour en transporter le bois par terre ou par eau, La pauvre dame fit contrainte de s‘en retourner en Angleterre, pe s avoir dépens beaucoup d'argent, et essuyé les moqueries d'étrangers insensi. bles à son infortune. On disait que quelques uns de ses cords
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emplaires cette époc En 174 l'électricit fit connai Jui qui en ducteurs « Le nor bientôt di Lorsqu de la met sition à la Franklin, Jl y parut Anglais c prédictior
pes et de ses nouveaux instrumens d'agriculture étaient encon Quand h 6 r } | + À
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France, L
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FRANKLIN, argaison
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Parmi les grands hommes qu'ont produits les Etats-Unis, an. cun ne mérite plus le titre de grand que FnankLiN; à la fois po. litique, philosophe, poëte et bon citoyen, il a tout réuni pour fixe n l'admiration. "Eauté
Il naquit à Boston en 1706, d’un fabriquant de savon, et s’oc déte cupa dans sa jeunesse de la profession de son père; imais elle lil” °°" déplut bientôt; il entra chez un coutelier; puis chez un impri Meur. La nuit, il lisdit les ouvrages qui s’imprimaient le jour, et satisfesait ainsi, aux dépens de son soumeil, la passion exces sive qu’il avait pour la lecture,
Il fit un voyage en Angleterre pour se perfectionner dans son art. Les entrevués fréquentes qu'il eut nvec Pemserron, Ham SLoANE et Cozz1INsoN étendirent ses lumières et les élevérent au.
lance.
prise de ut signé nis. I raités d‘ pns de cd ue dej pénie po À son
dessus du mécanisme de son art, De retour en Amérique, il sé tablit à Philadelphie, et devint auteur d‘une feuille périodique.—hs, l P
11 ne tarda pas à se faire connaître et à obtenir l'impression d«Bf°,* -° actes du gouvernement. Dès lors ses connaissances en physique, en morale, en politique, lui acquirent l'estime des savans, et le respect de ses compatriotes. Les Eta 1741, il fonda la première bibliothèque que l'Amérique stE,, R.1
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Ja hutte, Il après y avor efois vaut mi.
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l'Amérique ai
Franklin. 158
eue. C’est à lui qu’on est redevable des sciences qui aujourd‘hui fleurissent avec tant de succès aux Etats-Unis.
L'année suivante, il publia son'Almanach du bon homme Richard. Il eut un tel succès qu‘on en vendit jusqu'à dix mille exemplaires dans l’année, nombre prodigieux, si l’on considère qu’à : cette époque, l‘Amérique était très peu peuplée.
En 1747, il adressa à son ami Collinson ses découvertes sur l'électricité. Par elle il expliqua la cause des aurores boréales, fit connaître celle de la foudre, et sut lui donner des lois. (C’est Jui qui en a prévenu les effets, en l’assujétissant à suivre les conducteurs de ses paratonnerres.
Le nom de FRANKLIN, placé dans l’histoire des sciences, le fut bientôt dans celle des empires. ' Lorsque les colonies américaines commencèrent à se plaindre de la mère-patrie, le gouvernement anglais effrayé de leur oppo. sition à la promulgation de l‘impôt du timbre, voulut intimider Franklin, et le manda à la barre de la chambre des communes. Il y parut avec beaucoup de fermeté et de courage: il prédit aux Anglais que leur avarice allait rendre l‘Amérique indépendante,
prédiction qui s’est bien réalisée, |
uand Ja guerre fut déclarée entre les Etats-Unis et l‘Angleere, Franklin fut choisi pour aller suivre auprès du ministre de France, les négociations commencées par SyLas DEANE.
Franklin débarqua au port de Nantes en 1776, apportant une argaison de tabac pour payer ses dépenses, comme jadis au moment où la Hollande voulut être libre, ses députés vinrent à Bru-
elles avec un convoi de harengs.
Rendu à la capitale, il logea à Passy. Tout en lui annonçait a simplicité des mœurs anciennes. La foule du peuple se porait sur son passage pour admirer son air noble et modeste, L'intérêt qu'il sut inspirer pour ses concitoyens joint à ses taens, détermina le gouvernement français à soutenir leur indépendance. Elle fut reconnue par les Anglais eux-mêmes après la brise de Lord CorNwaLzis et de son armée. Le traité de paix ut signé le 3 Septembre 1783 par Franklin au nom des Etatsnis. Il ne quitta point Paris qu’il n’eût assuré par d’autres raités d'alliance, avec la Prusse et la Suède, de nouvelles relatipns de commerce à son pays. C’est une grande question politiue de juger si l'Amérique serait libre sans les efforts de son vaste génie pour la cause de l'adépandance.
À son retour dans sa patrie en 1785, il fut nommé gouverneur le la Pensylvanie: il vit cette province déchirée par les factions, rt le gouvernement des autres sans force et sans dignité, le crédit anéanti, le commerce sans vigueur et très borné. Il jugea que pour remédier à ces maux, il fallait une convocation générale.— Les Etats-Unis s’assemblèrent en congrès à Philadelphie en 1788, Franklin représentant de la province dont cette ville est la ca-
134 Singularités.
pitale, y parla avec autant de raison que de coura re. Il dévelop. a les maux, et indiqua et fit appliquer les remèdes. Il mourut le 17 Avril 1790. Le congrès ordonna dans lééten.
peuple.
déja cent trente Si:
due des quatorze provinces confédérées deux mois de deuil. oponE" L‘assemblée nationale le prit pour es jours. vent.sun Voici l’épitaphe que ce philosophe se fit: ‘ Le corps de Ben. ile jamin Franklin, Imprimeur, comme la couverture d‘un vieux li. tal ae | vre dont les feuillets sont arrachés et le titre effacé, gît ici, et de. sous à. vient la pâture des vers. Cependant l'ouvrage même ne sera point M 017 Le
perdu; il doit, comme il le croyait, reparaître encore mne fois dans deux P
une nouvelle et plus belle édition revue et corrigée par le souve. MR POUCES:
rain auteur”. nures
On mit au bas de son portrait ce vers latin attribué au ministre #78°.
TurcorT; portrait Eripuit cœlo fulmen, sceptrumque tyrannis; ue l‘on a traduit ainsi: L Par un double bienfait, de deux fléaux vainqueur. Le Cote IL éteignit la foudre et détrona l'erreur. ù
Le Avril 1792, la ville de Philadelphie fit élever la statue de Vo Franklin sur le fronton de la bibliothèque. Il est représenté de. NC 4 bout, revêtu de la toge romaine, un bras appuyé sur des livres ss tenant d’une main un rouleau, et de l‘autre, un sceptre renversé, 7 René \ D nn c'est-à-0 A mi SINGULARITES. aux-Tré
nous €
geurs C était u etsont lons, sa tendu s tre. C
Nous avons cru devoir faire précéder du présent article, qu nous trouvons dans le livre intitulé, Singularités Anglaises, Ecos saises et Irlanduises, le morceau curieux qui suit, communiqu
pour la Bibliothèque Canadienne.
‘ Enwaro BricTH, natif du comté d’Essex, (en Angleterre), é picier de profession, et mort à l’âge de 33 ans, fut un homm
d'un embonpoint extraordinaire. : Il descendait du côté pater. À nee nel et maternel d’une famille de grosse et forte stature. Plus: faible à eurs de ses ancêtres avaient été d’un embonpoint remarquable du 14 mais aucun n’a égalé le sien. Dès son enfance, quoique vigou suit à reux et actif, il était déja gras. Il avait cependant toujours fai du eol
beaucoup d’exercice jusqu'aux deux ou trois dernières années d sa vie, qu’étant devenu trop lourd, il ne put plus en prendre.- Comme il avait les muscles très-forts, il se promenait avec ass d’agilité, il montait à cheval, et galopait même assez bien. Il allait quelquefois à Londres à cheval, pour ses affaires, et faisait go aidant ce trajet qui est de treize lieues. Lorsqu'il passait
ans les rues de cette grande ville, il s’attirait les regards de tou le monde, et sa corpulence étoit un spectacle curieux pour lt
tait un veillai fut vr néanr satisfa et no notre
Singularites. 135
peuple. À l’âge de douze ans et demi, le sieur Bricr pesait déja cent quarante quatre livres; à vingt, il en pesait trois cent trente six; et sans doute, il a toujours augmenté dans cette pro-
ortion, car la dernière fois qu’il fut pesé, et c'était trois mo's avant sa mort, son poids était de cinq cent quatre-vingt-quatre livres, en sorte qu'après sa mort, il pesait six cent seize livres. Sa taille était de cinq pieds neuf pouces et demi; son corps. mesuré sous les bras, avait cinq pieds six pouces de circonférence, et autour du ventre, six pieds onze pouces; le gros du bras était de deux pieds deux pouces; et celui de la jambe de deux pieds huit pouces. Îlne mangeait et ne buvait pas plus qu‘un homme ordinaire. Lorsqu'on le saignait, on lui tirait au moins deux livres de sang. Il laissa cinq enfans, et sa femme grosse du sixième. Son portrait a été gravé à Londres chez HaNszerr.”
Il dévelop.
dans l‘éten.
de deuil.
rps de Ben.
‘un vieux |:
git ici, et de.
ne sera point mne fois dans par le souve.
é au ministre
ueùr, Le Colosse Canadien etl Hercule Français, ou Monstre MaizLo? et le Mayor DE BErsr.
er la stat PEN Voyageant de Montréal à Québec avec le colonel F—, en sur des livres 1823, nous quittâmes Ste. Anne à neuf heures et demie du soir, le ptre renversé, M 26 Mars, résolus de cheminer toute la nuit, par un superbe clair de lune,. informés que nous étions que les chemins. étaient béaux, c'est-à-dire sans cahots ni pentes.
À minuit, nous vinmes réveiller l’aubergiste BEAupRy, à la Pte, aux-Trembles de Québec, pour donner boire à nos chevaux, et nous entrâmes nous chaufler. La maison était pleine de voyageurs couchés tout uniment sur le plancher, parmi lesquels il en était un certainement extraordinaire par sa grosseur, sa hauteur et son poids. Il s’en retournait de Québec à St. Jean D’Eschaillons, sa paroisse, et se nommait Monesre MaizLoT. Il était étendu sur la dure comme les autres, en culottes d’étoffle blanchaut un hommt te Couché sur le côté, et conséquemment. une cuisse sur l’autre, lu côté pater il nous présentait, en entrant, (pour me servir d’un mot tout à la. ature. Plus is significatif et honnète,) son énorme postérieur, que, grâce à la remarquable faible clarté que jettait dans l'apartement la porte entre-ouverte uoique vigou du poële, nous primes pour une paillasse repliée sur elle-même: ; toujours fil Ceci est absolument à la lettre ;ce ne fut qu'en nous approchant res anriées di du colosse, la chandelle à la main, que nous reconnümes que c’én prendre @} tait un homme endormi. Craignant un revers de sa main, S il,se réait avec assul veillait mécontent de notre curiosité importune, (la réflexion en tes Hiën.” I fut vraiment faite,) nous nous retirâmes près du poële, désirant fort iires, et faisail néanmoins qu'il se réveillât et se levät surtout, À notre grande rsqu'il passa satisfaction, il le fit bientôt, Il vint alors s'asseoir près de nous, gards de tou et nous permit, de la meilleure grâce du monde, de lui marquer eux pour lé notre étonnement, de le questionner librement et de le tâter :et
ent article, qu inglaises, Ecos y Communiqui
Angleterre), &
186 Singularités.
mesurer à volruté. En voici la topographie exacte, d’après mes notes.
C’est un homme de 6 pieds un pouce français (ou plus de 6 pieds et 7 pouces anglais,) de hauteur. Il a de circonférence ou pourtour, 6 pieds 7 pouces, au ventre; 8 pieds 6 pouces, à la cuisse ; et 3 pieds 1 pouce au mollet ou gras-de-jambe: son pied a 18 pouces de long, et 22 pouces de tour: il pèse enfin 436 li. vres. Toutes ces mesures, prises à l'instant par moi, sont au pied et au poids français.
Ce modeste cultivateur est aussi charpentier. Sa tête est pro. portionnée à son corps, mais ses mains ne m’ont pas paru telles. — Se phisionomie est belle; elle respire la douceur, la bonté et la plus grande honnêteté.
Il nous a raconté ‘qu’étant à Québec, l’an dernier, il alla sas. seoir sur les marches de la Halle au Marché, et que son immensité attira bientôt autour de lui une telle cohue de soldats et autres curieux, que le garçon de la Halle à qui un tel rassemblement en fermait l’accès, vint lui dire un peu brusquement de se retirer du Marché. Papa Maillot, un peu fâché du compliment, n’en voulut rien faire, et menaça même notre imprudent garçon de lui donner sur le nez pour son impertinence. Il ajouta, en riant: 4 Mon homme, nullement curieux de tâter de la pesanteur de mon bras, non plus que de baiser ma main, se retira en murmurant et me laissa tranquille.” Nous le crûmes sur sa seule parole. Voici son histoire et celle de sa famille.
Son père, sa mère, deux de ses frères et une sœur, tous morts entre 60 et 70 ans de vie, étaient, si on l’en croit, tous d’à-peuprès la même ampleur que lui. Il a lui-même 56 ans, commence à être infirme et ne croit pas vivre bien vieux. Il a été marié deux fois, à deux petites femmes; et, @e trois enfants qu’il a eus (une fille et deux garçons.) la fille seule était de moyenne taille: elle est morte, ainsi qu’un de ses garçons. Ce garçon, mort à 13 ans, avait alors 5 pieds 9 pouces de hauteur. Le garçon qui lui reste a 16 ans, est aussi grand que son père, et promet d’être plus robuste,
‘Le Papa Maillot nous a cité un autre Canadien, de ses connaissances, dont malheureusement je n’ai pas pris le nom, qu’il nous a dit exister dans le district de Montréal, et qui a quatre pauces de plus haut que lui; ou près de 7 pieds anglais.
” La vue de cet homme si puissant, et que l’on devait croire proportionnément fort, nous fit tous raconter ce qu’on avait chacun vu de mervailes en ce genre; et, pour ma part, je parlai:de Mr. DE Bersv, Major durant la dernière guerre au régiment de Watteville. 7: n’eus pas plutôt prononcé ce nom, que le Papa Maillot, qui connaissait cet Hercule Français, en prit occasion de:nous raconter:aussitôt ce trait de force. FETE “Messieurs, nous dit-il, en 1813, le régiment de Watteville mon-
tit en b ma paro ciers vif de Bers pieds 2 et son ] notre G en mêm Eh bier moi; et me ren‘ nouvell Bersy 2 prendra moins, :
venu à J'ai terrom)] j'eusse sa statu
Da Voyag nous s voir cc comm
No ture d confis ageur épro
ge 4 e bi prit que ] coup freu pass avait bout n’es
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plus de 6 férence ou ouces, à la e: son pied fin 436 li.
oi, sont au
te est pro.
aru telles, — bonté et ln
il alla sas.
on immensité ats et autres blement en le se retirer iment, n’en rarçon de lui en riant:
teur de mon aurmurant et arole. Voici
tous morts ous d’i-peus, commence a été marié ts qu’il a eus yenne taille:
con, mort à > garçon qui romet d’être
de ses cone:nom, qu’il Quatre pou-
t croire prowait chacun laide Mr, ent de Wat- Papa Mail.
sion de: nous
teville mous
Mes Tablettes de 1513:
tait en bateaux à Montréal. Il s'arrêta à St. Jean d’Eschaillons, ma paroisse et le lieu de ma naissance, et quelques-uns des offciers vinrent chez moi boire du lait. Je me rappelle que le major de Bersy ‘était du nombre; sa taille extraordinaire (il avait 6 pieds 2 pouces français de hauteur) me le fit d’abord remarquer, et son nom m'est resté par cet incident: Mr. D’EsrIMAUVILLE, notre Grand-Voyer, faisant alors sa tournée du district s’'adonnait en même tems à ma maison, et ils se reconnurent pour parents. — Eh bien, je sortis à cheval, pendant que tout ce monde était chez moi; et à environ un arpent et demi de ma maison, mon cheval me renversa, et je tombai sans connaissance sur un caillou. La nouvelle en vint bientôt aux oreilles des officiers; le major de Bersy accourut où j'étais, me prit dans ses deux bras comme on prendrait, messieurs, ur enfant, et me rapporta à la maison! Aumoins, on me dit qu’il l’avait fait, ef avec aisance, lorsque je fus revenu à moi.”
J'ai d'autant plus cru au récit du Papa Maillot, qu’il m’a interrompu à la seule mention du nom du major, et avant que j'eusse parlé de sa force; je n’avais encore fait mention que de sa stature extraordinaire. JS. R.